Équipe Canada: d'abord en anglais

L'entraîneur-chef d'Équipe Canada junior, Benoît Groulx... (Photo Yan Doublet, Le Soleil)

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L'entraîneur-chef d'Équipe Canada junior, Benoît Groulx

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L'entraîneur-chef d'Équipe Canada junior ne va plus s'adresser aux médias en français au début des conférences de presse d'après-match, comme il avait coutume de le faire jusqu'à maintenant au Championnat mondial junior. Benoît Groulx parlera plutôt anglais pour se plier aux règlements de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF).

Groulx a été pris à partie par un journaliste finlandais, lundi soir, après la victoire du Canada sur la Finlande (4-1). Après chaque match, les deux entraîneurs doivent faire une brève déclaration devant les journalistes. Selon les règlements de l'IIHF, la déclaration doit être en anglais, ou à tout le moins traduite pour les médias internationaux.

Sauf que depuis le début du tournoi, Groulx fait sa déclaration initiale en français, sans traduction. Il répond ensuite aux questions des journalistes en anglais ou en français, selon que la question soit posée dans une langue ou l'autre.

«Seul un entraîneur canadien peut être assez arrogant pour s'adresser à des médias internationaux en français», a tweeté lundi soir le journaliste finlandais Juha Hiitelä. Puis, dans un message subséquent, il a soutenu que l'entraîneur finlandais, qui ne comprend pas le français, avait aussi trouvé le geste «arrogant». «J'aurais dû parler finnois», a dit Hannu Jortikka, qui avait plutôt fait sa déclaration en anglais.

Traduction offerte

Hier, l'IIHF a envoyé une note aux organisateurs du tournoi pour leur rappeler qu'une traduction doit être fournie. «Il peut parler en français, mais ça doit être traduit», a expliqué un porte-parole de la fédération, Adam Steiss.

Mais plutôt que de recourir à des services de traduction, Benoît Groulx va simplement parler anglais à partir d'aujourd'hui, après le match Canada-États-Unis à Montréal.

«Je l'ai fait de façon anodine. Dans notre premier match, le coach slovaque ne parlait ni anglais ni français. Ensuite, le coach allemand vient de Montréal et parle français, explique Groulx. Je ne pensais pas que c'était un problème. Je me suis rendu compte hier que l'entraîneur finlandais ne parlait pas français. Je vais faire attention et parler en anglais la prochaine fois.»

Après la déclaration initiale, l'entraîneur répond aux questions des journalistes. Selon le règlement de l'IIHF, ces réponses doivent aussi être traduites lorsqu'elles ne sont pas en anglais. «Mais on est flexible là-dessus», explique Adam Steiss. Groulx devrait donc pouvoir répondre aux questions des médias québécois en français.

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