Équipe Europe a tout un défi à relever contre le Canada

Le gardien d'Équipe Europe Jaroslav Halak devra offrir... (Photo Bruce Bennett, PC)

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Le gardien d'Équipe Europe Jaroslav Halak devra offrir deux performances exceptionnelles pour permettre à son équipe d'avoir une chance de vaincre le Canada en finale de la Coupe du monde de hockey.

Photo Bruce Bennett, PC

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Jonas Siegel
La Presse Canadienne
Toronto

Il faudra un énorme revirement de situation pour que Équipe Europe parvienne à vaincre le Canada deux fois dans la série au meilleur de trois matchs à la Coupe du monde de hockey. Voici cinq faits à considérer en vue de cette confrontation.

1. Quelqu'un peut-il contenir Sidney Crosby?

Jusqu'ici, la réponse a été un non catégorique.

Sidney Crosby a survolé la compétition à la Coupe du monde, toujours en avance sur la concurrence.

Il a marqué le premier but lors de trois des quatre victoires du Canada, obtenant au moins un point à chaque match sauf un. Le joueur de centre de 29 ans mène la Coupe du monde avec sept points, dont une performance de trois points contre la Russie en demi-finales.

Crosby, qui a gagné le trophée Conn Smythe en juin dernier après avoir guidé les Penguins de Pittsburgh à une autre conquête de la coupe Stanley, s'entend à la perfection avec Brad Marchand et Patrice Bergeron. Le trio s'est montré rapide, habile et avide de la rondelle. Crosby et Marchand ont réussi trois buts chacun, Bergeron en ajoutant deux autres.

L'entraîneur de l'équipe européenne, Ralph Krueger, devra recourir soit à Roman Josi et Dennis Seidenberg contre le trio de Crosby ou au duo vieillissant de Zdeno Chara et Andrej Sekera.

Peu importe la combinaison, le Canada a l'avantage.

2. Crosby n'est pas le seul à neutraliser

Même si l'Europe parvient à neutraliser Crosby, le Canada mise sur trois autres trios redoutables.

Ryan Getzlaf, John Tavares et Steven Stamkos se sont révélés une menace particulièrement efficace contre la Russie, parvenant finalement à tromper Sergei Bobrovsky grâce au premier but du tournoi de Tavares à la troisième période. Blanchi jusqu'ici, Stamkos semble sur le point de débloquer. Le capitaine du Lightning de Tampa Bay a obtenu une occasion en or contre Bobrovsky qui a refusé de céder.

«Il a eu une tonne d'occasions de marquer et une fois que les vannes vont s'ouvrir, elles vont le rester pour un moment», a promis le directeur général du Canada, Doug Armstrong.

Jonathan Toews, Corey Perry et Logan Couture auront probablement la mission de contrer le principal trio d'Équipe Europe, composé de Anze Kopitar, Marian Hossa et Tomas Tatar, mais ils peuvent aussi être menaçants en zone offensive. Toews et Couture ont amassé chacun quatre points et Perry a enfilé deux buts.

Matt Duchene totalise deux buts et quatre points comme pivot du quatrième trio canadien.

Museler l'un des quatre trios du Canada et il en reste trois autres à contenir. Dix joueurs ont au moins un but à leur fiche et tous les joueurs sauf deux réguliers (Claude Giroux et Jake Muzzin ont disputé un match chacun) compte au moins un point.

3. L'Europe aura besoin d'un miracle pour battre le Canada deux fois

Cela fait plus de six ans que le Canada n'a pas perdu un match dans un tournoi réunissant les meilleurs. Battre les Canadiens deux fois semble donc une mission presque impossible pour Équipe Europe.

«Ils se sont montrés expéditifs pour accéder à la finale et nous allons devoir tout donner», a reconnu Kopitar.

Le Canada a inscrit 19 buts contre 6 pour ses adversaires, a dominé en moyenne 44-29 dans la colonne des tirs au but et concédé une avance seulement deux fois en quatre matchs - la première fois pendant 89 secondes, la seconde pendant 1:12 contre la Russise.

Cette machine bien huilée n'a montré aucun signe de ralentissement.

Le Canada a vaincu l'Europe 4-1 en ronde préliminaire, dominant 46-20 dans les tirs. Le match est demeuré serré, du moins au tableau, pendant environ 10 minutes au deuxième engagement quand Hossa a réduit de moitié le déficit de 2-0. Le stress était toutefois limité et les Canadiens ont rapidement remis les pendules à l'heure grâce aux buts de Toews et Couture.

4. Halak doit éclipser Price - deux fois plutôt qu'une

Jaroslav Halak devra offrir deux performances exceptionnelles pour permettre à son équipe d'avoir une chance contre les Canadiens.

Il a effectué 42 arrêts dans une défaite en ronde préliminaire, une performance certes solide mais pas suffisante pour la victoire.

Sergei Bobrovsky a offert pendant 40 minutes le genre de performance que Halak aura besoin deux fois plutôt qu'une pour créer la surprise contre le Canada. Bobrovsky a repoussé 31 des 33 tirs au cours des deux premières périodes, résistant devant chaque menace avant que les Canadiens n'augmentent la pression en troisième.

«Il a été remarquable, a mentionné Krueger au sujet de Halak. Tout le monde dans cette chambre sait que nous ne serions pas ici sans la solide performance de Jaro Halak.»

Vaincre le Canada exigera d'obtenir au moins trois et peut-être même quatre buts aux dépens de Carey Price, qui a repoussé 92 des 97 tirs à la Coupe du monde jusqu'à présent. Peut-être pas tout à fait aussi dominante qu'aux Jeux olympiques de 2014 (trois buts alloués), cette équipe canadienne n'abandonne jamais. En règle générale, c'est parce qu'elle contrôle la rondelle bien plus souvent que ses adversaires.

Kopitar, Hossa et Tatar peuvent-ils forcer le jeu en zone du Canada? Au-delà de cela, Leon Draisaitl, Mats Zuccarello et Frans Nielsen devront faire leur part en attaque pour permettre à l'Europe d'avoir une chance.

5. L'équipe aux huit nations

Représentant huit pays différents, les membres d'Équipe Europe ne jouent pas pour leur fierté nationale.

«Nous avons dit dès le départ, «Jouer pour vos pays. Quand vous entendez l'hymne suédois, c'est le vôtre. Quand vous entendez l'hymne tchèque, c'est le vôtre. Quand vous entendez l'hymne canadien, il est aussi à vous, a expliqué Krueger. Et les joueurs ont adhéré à cette philosophie. La seule chose que nous avons exigé, c'est qu'ils jouent ensemble. Jouer ensemble avec la rondelle, jouer ensemble sans la rondelle, se battre l'un pour l'autre. Et cette approche nous a menés à la finale.»

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