Entre le Canada et la finale, Sergei Bobrovsky

Sergei Bobrovsky a été étincelant contre le Canada... (Photo Charles LeClaire, USA TODAY Sports)

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Sergei Bobrovsky a été étincelant contre le Canada en match préparatoire.

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(TORONTO) À l'amorce de cette Coupe du monde, le Canada avait les yeux tournés vers Carey Price et son genou. Mais si les derniers jours sont annonciateurs d'une tendance, les Canadiens devraient peut-être aussi avoir à l'oeil un autre gardien.

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Carey Price

Photo Chris Young, la presse canadienne

Le Canada affrontera la Russie en demi-finale du tournoi samedi soir. Les hommes de Mike Babcock renoueront alors avec un gardien qui leur en avait mis plein la vue lors du dernier duel entre les deux équipes.

C'était le 14 septembre dernier, à Pittsburgh, dans le dernier match préparatoire des deux équipes. Ce soir-là, le Canada avait mitraillé Sergei Bobrovsky de 48 tirs, pendant que Price n'en recevait que 26.

Et il avait fallu une échappée de Ryan Getzlaf, en prolongation, pour donner une courte victoire de 3-2 à l'unifolié.

« Ce sera un match complètement différent. Les attentes et la pression seront différentes. Je n'aime pas comparer avec ces matchs. Je me sens bien en ce moment. Ce sera tout un match. »

- Sergei Bobrovsky, après l'entraînement optionnel de son équipe

Le gardien surnommé « Bob » n'aime peut-être pas comparer les matchs, mais depuis le retour au travail, il est dominant devant son filet. Après cette performance contre le Canada, il s'est dignement incliné 2-1 devant la Suède. Sur un des deux buts, il avait la vue complètement voilée. Bobrovsky a ensuite eu à repousser 43 tirs pour aider son équipe à battre l'Amérique du Nord 4-3. Puis, le portier a eu droit à une journée plus tranquille contre la Finlande, mais n'a rien laissé passer. Un jeu blanc de 21 arrêts.

« On sait quel genre de gardien il est, ce qu'il peut faire. Il peut voler un match, a analysé l'attaquant Corey Perry. Tu dois être prêt à te battre contre lui, l'empêcher de voir la rondelle et le repousser dans son filet. C'est tout un gardien, il n'a pas gagné le Vézina par hasard. »

Et dans un match à élimination directe, un gardien qui se met à tout bloquer peut aisément causer des surprises. Le Canada en avait d'ailleurs eu une bonne idée en quarts de finale à Sotchi, quand il lui avait fallu 57 tirs contre Kristers Gudlevskis pour arracher un gain de 2-1 à la Lettonie.

PRICE ET SA DÉFENSE

L'échantillon est mince, mais depuis le début du tournoi, Bobrovsky affiche une efficacité de ,948. Il le fait toutefois en jouant derrière une défense qui peut être qualifiée de suspecte.

Les deux Dmitry, Orlov et Kulikov, sont bien bons, mais ne font pas partie de l'élite des défenseurs de la LNH. Andrei Markov et Alexei Emelin n'ont pas la vitesse pour bien se défendre contre les nombreux patineurs rapides de ce tournoi et sont les défenseurs les moins utilisés de la Russie.

On dit beaucoup de bien de Nikita Zaitsev, mais le futur membre des Maple Leafs n'a toujours pas joué un seul match dans la LNH. Et Alexey Marchenko a passé sept matchs sur la passerelle de presse à Detroit à la fin de la dernière saison.

À l'opposé, Price joue derrière la crème de la crème. Il y a Drew Doughty et son trophée Norris, de même qu'un finaliste à ce trophée la saison dernière, Brent Burns. On retrouve aussi le sous-estimé Marc-Édouard Vlasic, en plus de Shea Weber et Alex Pietrangelo. Ajoutez à cela Jay Bouwmeester, qui n'est pas un pied de céleri, même si son inclusion au sein d'Équipe Canada n'a pas fait l'unanimité.

En plus de tout ce talent devant lui, Price a la chance de jouer pour un entraîneur - Mike Babcock - qui prône le jeu en unités de cinq, avec des joueurs qui appliquent son système à la lettre, et ce, depuis les Jeux de Vancouver en 2010.

« Nos défenseurs sont incroyables, le personnel est excellent, a rappelé l'attaquant Ryan Getzlaf. Et en tant que groupe, on joue bien. Chaque joueur qui franchit la porte de ce vestiaire accepte de se replier, de bloquer des tirs, de jouer rapproché en zone défensive. On a adopté ce système. »

À l'évidence, si les deux premiers trios de ces équipes sont bourrés de talent, on ne se battra pas à armes égales aux autres positions. Sidney Crosby n'entend toutefois pas sous-estimer la Russie.

« On comprend qu'on affrontera un très bon gardien, une équipe qui a atteint la demi-finale en jouant du très bon hockey, donc je crois qu'ils ont amplement confiance en leur défense, a dit le numéro 87. On ne tient rien pour acquis. Ils ont de l'expérience et ils sont durs, donc on devra batailler pour se rendre au filet et quand on s'y rendra, on sait qu'il y a un gardien qui joue bien. »

Quoi qu'en dise Crosby, Bobrovsky pourrait très bien avoir les clés de ce duel entre les mains. S'il répète sa performance d'il y a 10 jours, la Russie pourrait très bien jeter un froid sur ce tournoi.

« Tout ce que Bobrovksy doit faire, c'est être aussi bon que ce soir-là et que lors du match contre la Finlande », a estimé l'entraîneur adjoint des Russes, Harijs Vitolinsh, un type en apparence sympathique, mais dont les propos sont traduits par une interprète peu loquace.

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Russie c. Canada, samedi, 19 h

Europe c. Suède, dimanche, 13 h

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