Carey Price devant le filet, Ryan O'Reilly dans la formation

Carey Price à l'entraînement d'Équipe Canada, vendredi.... (Photo Chris Young, PC)

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Carey Price à l'entraînement d'Équipe Canada, vendredi.

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(Toronto) C'est sans surprise que Carey Price a été désigné gardien partant du Canada en ouverture officielle de la Coupe du monde. Il affrontera la République tchèque samedi soir avec un Shea Weber en uniforme même s'il est un brin éclopé, et l'attaquant Ryan O'Reilly qui conforte sa place au sein d'un trio régulier.

Le centre des Sabres de Buffalo, dépêché afin de pallier la perte de Tyler Seguin, vient à peine d'arriver dans le giron d'Équipe Canada qu'il a déjà gagné la faveur de l'entraîneur-chef Mike Babcock. C'est lui qui pivotera le quatrième trio alors que Claude Giroux, légèrement blessé lors du premier match préparatoire, lui cèdera sa place.

Le Franco-Ontarien a été mis en échec par Joe Pavelski, vendredi soir dernier à Columbus, et ne semble pas au sommet de sa forme. Mais selon Babcock, Giroux n'est pas retranché pour des raisons médicales.

« C'est la décision de l'entraîneur », a-t-il précisé.

Ryan O'Reilly... (Photo Gary Wiepert, archives PC) - image 2.0

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Ryan O'Reilly

Photo Gary Wiepert, archives PC

Ce sont les aptitudes défensives de O'Reilly qui lui ont valu sa place dans la formation.

« C'est notre désavantage numérique qui explique sa présence plus que tout. On a besoin de lui parce que ça nous apporte un meilleur équilibre. Au début, Jonathan Toews et Patrice Bergeron n'évoluaient pas en supériorité numérique et nous n'avions pas besoin d'autant d'attaquants en infériorité, a expliqué Babcock. Maintenant qu'ils ne sont, nous avons besoin d'autres joueurs à court d'un homme.

« On a dû écouler 14 minutes d'infériorité lors du dernier match préparatoire et on a eu besoin de six attaquants. »

Opter pour O'Reilly est une décision qui va de pair avec la philosophie prônée jusqu'ici par Équipe Canada, à savoir qu'autant que possible la formation fera confiance à des joueurs qui troqueront un brin d'habiletés contre plus de polyvalence. N'est-ce pas cette philosophie qui, à la ligne bleue, explique l'absence d'arrières explosifs comme Kristopher Letang ou P.K. Subban?

Matt Duchene a retrouvé son ancien coéquipier de l'Avalanche avec un petit sourire.

« C'est drôle parce qu'on a joué ensemble au Colorado et au départ, c'était moi le joueur de centre et lui l'ailier. Et on se retrouve dans la situation inverse aujourd'hui, avec Jumbo Joe (Thornton) qui complète le trio. Ça va fonctionner tout aussi bien. »

Shea Weber n'a pas participé à l'entraînement, vendredi.... (Photo Marc DesRosiers, USA Today Sports) - image 3.0

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Shea Weber n'a pas participé à l'entraînement, vendredi.

Photo Marc DesRosiers, USA Today Sports

Petit congé pour Weber

En défense, le nouveau venu du Canadien Shea Weber a profité d'un congé d'entraînement afin de subir des traitements. Légère surprise compte tenu du congé dont toute l'équipe avait bénéficié jeudi, mais Babcock a confirmé sa présence pour le premier match.

L'entraîneur-chef a également confirmé qu'il n'entendait pas utiliser Weber en avantage numérique et qu'il s'en remettrait à une unité formée de quatre attaquants.

Mais compte tenu de la puissance du lancer de Weber, si le Canada a besoin d'un but dans des circonstances particulières, il pourra toujours avoir recours à lui.

« Si Webs est en uniforme, qu'on est en fin de match et que le tournoi est sur la ligne, à ce moment-là il sera notre deuxième défenseur », a dit Babcock.

Il fallait s'en douter : le retour au travail a été brusque pour intense, et ce n'est pas une surprise si des joueurs négocient avec des bobos.

Le temps est venu, croit Kane

Pour son premier match du tournoi à la ronde, le Canada affrontera la République tchèque, une équipe décimée par les blessures. Déjà que cette formation ne regorgeait pas de profondeur, elle doit négocier avec l'absence des attaquants David Krejci et Tomas Hertl, de même que du défenseur Radko Gudas.

« Ça a été difficile d'absorber la nouvelle de leur absence au début et on en a beaucoup parlé, a expliqué Tomas Plekanec, capitaine de l'équipe tchèque. Mais à partir du lendemain, on a tourné la page. Il fallait se concentrer sur les joueurs qui allaient être là. » 

À ces blessés s'ajoute le forfait convenu du vétéran Jaromir Jagr, qui aurait encore été l'un des meilleurs de son pays s'il avait accepté de participer au tournoi.

« Je suis sûr que nos joueurs n'aiment pas l'étiquette de négligés, mais c'est là où nous en sommes. Nous allons tout donner et essayer de confondre les sceptiques », a expliqué l'entraîneur-adjoint Vaclav Prospal, qui n'a pas voulu dévoiler qui de Michal Neuvirth ou Petr Mrazek sera devant le filet des Tchèques.

Dans l'autre match, l'équipe d'Europe affrontera les États-Unis.  

« Après les revers olympiques de 2010 et de 2014, le moment est venu de faire le travail, a indiqué la vedette américaine Patrick Kane à l'aube du tournoi. On ne sait pas combien d'opportunités il reste à certains d'entre nous de pouvoir représenter les Etats-Unis. Or, notre groupe est sensiblement le même depuis six ans, il est à maturité. C'est le temps d'y arriver. » 

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