Le jour de la marmotte pour Pacioretty

Max Pacioretty a été incapable de relever son... (PHOTO Marc DesRosiers, USA Today Sports)

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Max Pacioretty a été incapable de relever son niveau de jeu, samedi soir.

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(OTTAWA) Depuis que sa nomination au sein de l'équipe américaine de la Coupe du monde a été confirmée, Max Pacioretty a souvent déclaré qu'il souhaitait faire oublier de mauvais souvenirs. Visiblement, c'est mal parti pour le capitaine du Canadien.

Rétrogradé au sein du quatrième trio pour le match retour Canada-États-Unis, Pacioretty a été incapable de relever son niveau de jeu, hier soir, au Centre Canadian Tire. Et il a été le premier à l'admettre, hier, après la victoire de 5-2 du Canada.

John Tortorella avait envoyé un premier message au numéro 67 avant le match en le reléguant au quatrième trio. La veille, à Columbus, Pacioretty avait amorcé la rencontre aux côtés de Patrick Kane et de Joe Pavelski. Cette fois, il avait Brandon Dubinsky et Kyle Palmieri comme partenaires de trio. Disons qu'il est tombé de haut.

Et il a remis une copie finale bien brouillonne : 10 min 5 s sur la patinoire, un différentiel de - 2, un petit tir au but.

« Je n'ai pas fait une bonne première impression, et c'est sûrement la raison pour laquelle j'ai été rétrogradé, a avoué l'Américain. C'est un sport d'équipe, et dans ce genre de compétition, tu dois laisser ton ego de côté et donner la priorité aux intérêts de l'équipe. »

«J'ai peut-être perdu une chance, mais il me reste encore du temps pour me reprendre et faire bonne impression.»

Max Pacioretty

Évidemment, quand on perd par trois buts, la faute ne repose pas sur un malheureux ailier de quatrième trio. Mais Tortorella, l'entraîneur-chef de l'équipe, a admis que le numéro 67 devait en faire davantage.

« J'ai besoin qu'il m'en donne plus, a martelé Tortorella. Je sais comment il peut jouer. Mais c'est ce qui arrive dans ce genre de tournoi. Tu n'auras pas tes 20 minutes par match. Si d'autres joueurs se mettent en marche, ils prennent du temps de glace. Tous les meilleurs joueurs jouent un peu moins. Mais Max doit me donner des raisons de lui donner plus de minutes. On sait que c'est un très bon joueur.

« Je ne peux pas attendre. Max est un joueur important pour nous et on a besoin qu'il se mette en marche. »

À sa dernière affectation avec son équipe nationale, à Sotchi, Pacioretty avait dû se contenter d'une aide en cinq matchs.

Parlant de joueurs du Canadien, Shea Weber a quant à lui été le patineur le plus utilisé de Mike Babcock, avec 23 min 41 s. Son jeu avec la rondelle était parfois brouillon, particulièrement en première moitié de match, quand quelques remises molles ont bien failli mal tourner. On n'a toujours pas vu son tir puissant, mais les formations à quatre attaquants employées par Babcock en avantage numérique, avec Drew Doughty et Brent Burns comme premières options à la pointe, l'ont privé d'occasions.

Et avec les trois buts marqués par le Canada en avantage numérique hier, on voit mal Babcock changer sa formule gagnante !

RISQUES DE BLESSURES ?

Si on souhaitait créer le scénario parfait pour augmenter le risque de blessures, cette série aller-retour de deux matchs en 24 heures entre les deux vieux rivaux était tout indiquée.

D'une part, les joueurs reprenaient l'action après une pause variant de trois à cinq mois. D'autre part, la vitesse du jeu et la robustesse déployée étaient décuplées par rapport au retour au travail habituel que sont les matchs préparatoires de la LNH.

On ne peut qu'avoir de la sympathie pour les directeurs généraux qui ont vu leurs meilleurs éléments s'entretuer ces derniers jours. Hier, c'est Alex Pietrangelo qui a semblé ébranlé, mais qui a tout de même fini la rencontre. 

Doug Armstrong, qui est à la fois le DG de Pietrangelo à St. Louis et avec Équipe Canada, a dû avoir des sueurs froides !

« C'est notre corps, a rappelé l'attaquant Brad Marchand. Et on sait ce que l'on fait. »

« Ce que l'on fait ici, c'est bon pour le hockey, pour notre sport », a ajouté John Tavares.

Le DG des Flyers, Ron Hextall, a dû lui aussi se sentir nerveux quand il a vu son joueur vedette Claude Giroux souffrant visiblement vendredi soir. D'ailleurs, avant le match d'hier, Giroux a admis qu'il ne se sentait pas très bien le lendemain matin. « Il faut simplement jouer malgré les bobos », a-t-il répondu, suscitant la curiosité des journalistes autour de lui. Le commentaire avait en effet de quoi étonner, dans le cadre d'un match préparatoire.

Néanmoins, personne ne semble s'être blessé sérieusement après ces deux matchs. Mais quand le Canada et les États-Unis se retrouveront, le 20 septembre prochain, et que le match aura une signification au classement, les soigneurs seront assurément sollicités. Une belle échauffourée au son du sifflet final l'a de nouveau rappelé hier.

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