Pas d'excuses pour les jeunes à la Coupe du monde

Connor McDavid... (Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)

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Connor McDavid

Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne

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Les joueurs de l'équipe nord-américaine des moins de 24 ans ont élu domicile au Centre Bell pour le début du camp de la Coupe du monde. Et visiblement, ils ont déjà adhéré à la devise du Canadien ces dernières années : « Pas d'excuses. »

Quand une telle équipe compte 10 joueurs qui n'ont pas encore 100 matchs d'expérience dans la Ligue nationale, il serait en effet facile d'excuser toute mauvaise performance. Mais ses membres ne veulent rien entendre des différentes excuses - ou faiblesses - qui leur sont suggérées.

« On est ici pour gagner, c'est notre état d'esprit, a martelé le défenseur Seth Jones. C'est vrai qu'on est plus jeunes, mais nos jambes sont plus fraîches. On pourrait épuiser les équipes adverses avec notre vitesse. »

« Plusieurs gars ont joué en séries, j'ai participé à deux Championnats du monde et j'ai trois saisons d'expérience, a ajouté l'attaquant Nathan MacKinnon. Plusieurs gars ont déjà joué quatre ou cinq saisons. Si on perd, ce ne sera pas en raison du manque d'expérience. »

MacKinnon n'a pas entièrement tort. Le Néo-Écossais est un des huit joueurs de la formation à compter plus de 200 matchs dans la LNH. Deux d'entre eux, Sean Couturier et Ryan Nugent-Hopkins, ont même franchi la marque des 300. Brandon Saad dépasse également ce chiffre si on calcule ses 67 matchs d'expérience en séries éliminatoires. À cela s'ajoutent les différentes expériences de ces athlètes dans les tournois internationaux, juniors ou seniors.

« Que les gars jouent dans la ligue à un si jeune âge, ça prouve qu'ils ont une certaine maturité et un certain talent. Pour eux, ce n'est pas nouveau, être leader, explique Couturier, le joueur le plus expérimenté de l'équipe. Tout le monde a déjà été un leader. Saad a gagné deux fois la Coupe Stanley, [Matt] Murray vient de la gagner avec Pittsburgh. On a des gars qui ont beaucoup d'expérience. »

McLellan tempère

Le discours des joueurs était prévisible. Celui de Todd McLellan l'était moins.

L'entraîneur-chef de cette équipe apatride a en effet été d'une franchise étonnante en conférence de presse, quand il a été interrogé sur l'expérience de son groupe.

« Ils ont beaucoup d'expérience au sein de leur cohorte, a nuancé McLellan. La différence, c'est que cette fois, ils affronteront des joueurs au zénith de leur carrière, qui ont 26, 27 ans. Nos joueurs n'ont pas encore atteint leur apogée. Au Championnat du monde junior, ils jouent contre des joueurs de leur tranche d'âge. On n'a pas beaucoup parlé d'expérience dans nos rencontres, on a parlé de vitesse et de ténacité. On ne veut pas souligner nos propres faiblesses. »

On devine toutefois qu'à travers sa franchise, McLellan souhaite renforcer l'image de négligés de ses troupes et ainsi les soulager d'un peu de pression.

Des doutes

L'attaque des Nord-Américains n'a rien à envier à celle des autres formations.

Connor McDavid et Johnny Gaudreau ont fini la dernière saison parmi les 10 premiers de la LNH pour les points par match. Mark Scheifele a empilé 37 points en 33 rencontres après le match des Étoiles la saison dernière. Auston Matthews, premier choix au dernier repêchage, est déjà le favori pour remporter le trophée Calder la saison prochaine. C'est sans oublier MacKinnon, Jack Eichel et Jonathan Drouin, pour ne nommer qu'eux.

C'est un peu plus mince en défense, mais la brigade compte tout de même sur le gagnant du trophée Calder en 2015, Aaron Ekblad, de même que sur le bon deuxième la saison dernière, Shayne Gostisbehere, en plus des excellents Seth Jones et Morgan Rielly.

Devant le filet, les gardiens Matt Murray, John Gibson et Connor Hellebuyck sont bourrés de talent, mais totalisent à peine 100 matchs d'expérience à eux trois. Mais cette fois, McLellan a défendu l'expérience de ses hommes masqués.

« L'un vient de gagner la Coupe Stanley [Murray], un autre a connu beaucoup de succès à Anaheim [Gibson] et le troisième a très bien joué au Championnat du monde [2015, avec les États-Unis] », a rappelé l'entraîneur-chef.

Trios de l'équipe nord-américaine hier

Drouin - McDavid - Scheifele

Gaudreau - Eichel - Saad

Matthews - Nugent-Hopkins - MacKinnon

Larkin (Miller) - Couturier - Trocheck

Défenseurs

Rielly - Ekblad

Murray - Jones

Trouba - Parayko

Gostisbehere

MacKinnon et Roy «réunis»

Pour les premiers jours du camp de la Coupe du monde, les joueurs de l'équipe nord-américaine des 23 ans et moins sont basés au Centre Bell et utilisent le vestiaire du Canadien. Après l'entraînement d'hier, le collègue Louis Jean a fait remarquer à Nathan MacKinnon que son casier était situé directement sous la photo de Patrick Roy qui orne le vestiaire. « On dirait qu'il me surveille ! », a lancé le jeune attaquant, un protégé de Roy au Colorado au cours des trois dernières campagnes. Blague à part, MacKinnon a admis avoir été secoué par la démission de Roy, annoncée le mois dernier. « Je jouais au golf quand je l'ai appris. En fait, j'ai eu de la difficulté à frapper la balle lors des trous suivants ! C'était assez fou, c'était toute une surprise. » Roy était visiblement conquis par MacKinnon au repêchage de 2013, laissant même entendre publiquement, quelques jours avant le repêchage, qu'il serait l'heureux élu de l'Avalanche. « Il m'a repêché, on était proches. C'est dur de le voir partir », a avoué MacKinnon.

Une frousse pour Drouin

La Coupe du monde de Jonathan Drouin a bien failli prendre fin avant même de commencer. L'attaquant du Lightning de Tampa Bay a subi une mise en échec de Jacob Trouba pendant l'entraînement d'hier des 23 ans et moins, mais il a été plaqué le long de la rampe, là où la porte du banc des joueurs était ouverte. Il a semblé avoir très mal pendant de longs instants après l'impact, mais a finalement poursuivi l'exercice. L'entraîneur-chef de l'équipe, Todd McLellan, a tourné le tout à la blague, faisant référence au fait que trois de ses adjoints (Jon Cooper, Dave Tippett et Peter DeBoer) sont aussi entraîneurs-chefs dans la LNH. « C'est ce qui arrive quand tu as quatre entraîneurs-chefs derrière le banc. Personne ne pense à [fermer la porte] ! Mais Jonathan est correct. »

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