Au tour du Canadien de s'ajuster

Après une cuisante défaite de 5-1, les Flyers... (Photo: Dave Sandford, Reuters)

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Après une cuisante défaite de 5-1, les Flyers ont su s'ajuster et décroché une belle victoire de 3-0, samedi, qui leur a procuré une avance de 3-1 en finale de l'Association Est. Maintenant, c'est au tour du Tricolore de s'ajuster en vue du match de lundi à Philadelphie, qui pourrait être le dernier de la saison, ou l'amorce d'un autre formidable retour.

Photo: Dave Sandford, Reuters

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Marc Tougas

(Brossard) Tant les Flyers que le Canadien ont montré une excellente capacité à s'ajuster au cours des séries. La preuve, c'est que les deux équipes ont réussi de formidables retours dans leurs séries précédentes.

Après s'être fait «botter le derrière» -dixit Mike Richards- au compte de 5-1, jeudi, les Flyers ont su s'ajuster et décroché une belle victoire de 3-0, samedi, qui leur a procuré une avance de 3-1 en finale de l'Association Est. Maintenant, c'est au tour du Tricolore de s'ajuster en vue du match de lundi à Philadelphie, qui pourrait être le dernier de la saison, ou l'amorce d'un autre formidable retour.

Et le principal ajustement consistera à trouver le moyen de se rendre jusqu'à Michael Leighton. Les joueurs montréalais l'ont fait lors du troisième match, ce qui s'est traduit par une production de cinq buts. Sauf que samedi, les Flyers ont trouvé à nouveau le moyen de leur barrer le chemin, si bien que les hommes de Jacques Martin ont peiné pendant tout le match, se rendant jusqu'au gardien adverse en de trop rares occasions, le plus souvent de peine et de misère.

«Ils font du bon travail pour bloquer les tirs de la pointe, a noté Dominic Moore, dimanche midi, après une courte réunion d'équipe au Complexe sportif Bell à Brossard. Si on a des joueurs devant le filet mais qu'il n'y a pas de rondelles qui se rendent jusque-là... C'est là le problème. Il faut trouver la façon d'acheminer des tirs et après, de récupérer les retours.»

«Ils jouent un bon système. La marge de manoeuvre n'est pas énorme, on n'a pas beaucoup de temps pour faire nos jeux», a quant à lui analysé Marc-André Bergeron, avant d'accompagner ses coéquipiers à bord d'un vol nolisé en direction de Philadelphie, dimanche. Pas plus que nos joueurs d'avant, alors ça prend vraiment une bonne exécution. Aussitôt qu'on n'est pas à notre meilleur, ça paraît et on a de la difficulté à mettre de la pression sur leur équipe.

«Ils sont bons à leur ligne bleue, on a de la difficulté à rentrer dans leur zone, a par ailleurs affirmé Bergeron. Ils bloquent beaucoup de tirs. Dans mon cas, souvent, j'ai l'impression que j'ai une ligne de tir, puis là, tout à coup, il y a un bâton qui apparaît. Ils trouvent le moyen de bloquer les tirs de toutes sortes de façons.. Ils sortent un pied, ils lèvent ou saisissent notre bâton... Des petites choses comme ça suffisent à te faire perdre ton rythme, à provoquer une nouvelle mise en jeu, ou un dégagement. Tandis que si le tir se rendait au filet, ça offrirait toutes sortes de possibilités.»

«Ça commence par la façon dont on joue dans notre propre zone en allant vers la zone neutre, a quant à lui commenté Josh Gorges. Quand nos joueurs se dispersent trop, rien ne fonctionne. On pense qu'on fait les bonnes choses et tout le monde essaie de faire les bonnes choses en prenant la responsabilité sur ses épaules d'essayer d'abattre le boulot, mais c'est difficile, parce qu'on affronte une équipe qui joue du hockey serré, qui fonce vite sur toi, qui te force vers l'extérieur. Et si tu te retrouves tout seul, sans soutien ni support, c'est difficile de créer des occasions et de décocher des tirs.

«Il faut regarder ce qui a fait notre succès dans le troisième match, a ajouté Gorges. On avançait ensemble, on ne faisait pas dans la dentelle, et s'il le fallait on lancait la rondelle derrière eux et on se mettait à travailler. On ne peut pas avoir les gars qui essaient des choses tout seuls, parce que ca ne fonctionne pas à ce stade-ci de la saison, on affronte une trop bonne équipe.»

«On avait mieux fait lors du deuxième match que lors du premier, puis encore mieux lors du troisième que lors du deuxième, a fait remarquer l'entraîneur Jacques Martin. On a eu un recul dans le quatrième match et maintrenant, c'est à nous de retrouver nos réflexes. Il faut retrouver le niveau d'exécution qu'on a affiché dans le troisième match.

«Il faut avoir la bonne mentalité, bien reconnaître les situations qui se présentent et faire preuve de patience. Il faut respecter le plan de match.»

«On sait que ça va être serré, on sait que ça va être une bataille de tous les instants, que ça va aller dans un sens puis dans l'autre, a ajouté Gorges. C'est une question de faire les choses simplement, de mettre la rondelle derrière eux dans leur zone, d'être patient. L'avantage ira à l'équipe qui respectera le plan de match plus longtemps que l'autre.»

Pyatt reviendra-t-il face aux Flyers?

La suite de la série pourrait se dérouler sans Tom Pyatt. Blessé au haut du corps pendant la deuxième période du match de samedi, le joueur de soutien du Canadien, qui semble s'affirmer de plus en plus au cours des présentes séries, pourrait rater le match de lundi. Martin a indiqué que son cas sera réévalué quotidiennement et qu'une décision concernant un retour de Pyatt devra probablement attendre lundi soir, avant la rencontre.

«On verra alors si son état s'est amélioré», a affirmé l'entraîneur du Tricolore.

Même si le Canadien se retrouve face à l'élimination lors d'une troisième série de suite, Bergeron a assuré qu'il n'était pas question que les joueurs se découragent.

«Il faut se rappeler que la prochaine étape, c'est la finale. Après, il va nous rester juste une autre fois à revenir d'un déficit de 3-1, si on se rend là», a lancé à la blague le défenseur québécois.

«C'est un peu malheureux qu'on se mette dans cette situation, a ajouté Bergeron, plus sérieusement.. On aimerait mieux que ce soit 3-1 pour nous. On n'est quand même pas si masochistes que ca. Au moins on sait que c'est possible de revenir, on l'a fait, à ce temps-ci de l'année personne ne baisse les bras. On est conscients que c'est une mission possible.»

«Personne ne veut que ça finisse maintenant, alors on va tout donner», a dit Gorges.

 

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