Le grand retour d'Alexander Radulov

À l'heure actuelle, il manque bien des choses... (Photo Bob DeChiara, USA Today Sports)

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À l'heure actuelle, il manque bien des choses au Canadien, mais il manque sans doute un peu d'Alexander Radulov, deuxième marqueur chez les Stars cette saison, avec une récolte de 60 points en 69 rencontres.

Photo Bob DeChiara, USA Today Sports

Il y aura probablement une ovation ce soir au Centre Bell, mais ce ne sera pas pour les joueurs du Canadien.

Alexander Radulov est en ville, et pour des fans montréalais qui ont bien peu de raisons de célébrer cette saison, cette seule présence pourrait à tout le moins s'avérer divertissante.

Et peut-être un peu réconfortante.

«Tout tourne autour du hockey ici, les gens sont vraiment passionnés, a commencé par dire le joueur russe ce matin au Centre Bell, après l'entraînement des Stars de Dallas. J'aime tous les fans, c'est pourquoi je joue au hockey. Alors tout ce que je veux pour ce soir, c'est de donner un bon spectacle, c'est ce que les fans veulent.»

À l'heure actuelle, il manque bien des choses au Canadien, mais il manque sans doute un peu de Radulov, deuxième marqueur chez les Stars cette saison, avec une récolte de 60 points en 69 rencontres. Son départ vers Dallas cet été, en pleine autonomie, aura été effectué de manière bruyante, avec un Canadien incapable de battre l'offre des Stars, établie à 31,2 millions de dollars sur 5 ans.

Cette décision du directeur général Marc Bergevin n'a pas fini de faire jaser, surtout que Radulov a déjà laissé entendre avoir ressenti un manque de respect lors des discussions cet été.

«On ne peut pas revenir en arrière et changer les choses, a ajouté Radulov ce matin. Mais je me tiens au courant de ce qui se passe avec le Canadien. On ne veut pas que personne ne se blesse, et je sais que l'équipe a eu des ennuis toute la saison avec des blessures. Je me tiens au courant, je suis un gars de hockey...»

Alexander Radulov (à gauche) a obtenu une passe... (Photo Bernard Brault, archives La Presse) - image 2.0

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Alexander Radulov (à gauche) a obtenu une passe sur 13 des 35 buts de Max Pacioretty (à droite) la saison dernière.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Radulov a manqué au Canadien cette saison, mais il a surtout manqué à Max Pacioretty; en fait, la saison dernière, le joueur russe avait obtenu une passe sur 13 buts signés Pacioretty. Sur un total de 35 buts, cela représente 37% des buts du capitaine en 2016-17!

Mais Radulov refuse de s'accorder une trop grande importance. «On se complémentait bien, nous avions une bonne cohésion, mais les succès obtenus, ce n'était pas juste grâce à moi», s'est-il contenté de dire à ce sujet.

Chez les Stars, évidemment, on pense avoir pris une très bonne décision dans ce dossier.

«Nous estimions qu'il avait un état d'esprit contagieux dont nous allions avoir besoin pour aider notre équipe, a expliqué l'entraîneur Ken Hitchcock. On avait besoin de ça pour nous permettre de progresser. Lui, c'est comme s'il était d'une autre époque; il est consommé par le hockey, il est au courant de tout ce qui se passe dans cette ligue. Il connaît tous les joueurs.

«Je sais qu'il aimait jouer ici à Montréal. Il aimait beaucoup jouer ici. Il aimait l'intensité générée par le hockey dans la ville. Mais c'est ce qui arrive quand tu deviens joueur autonome: tu peux faire des choix, mais oui, il aimait ça ici, il aimait l'ambiance. Il aimait que le hockey soit une priorité.»

C'est d'ailleurs Hitchcock lui-même qui a fini par convaincre Radulov de déménager cet été.

«J'avais un avantage; j'avais coaché contre lui en plus d'habiter juste à côté de lui lors des Jeux de Sotchi (en 2014), a ajouté l'entraîneur des Stars. Je le voyais à chaque jour, alors on avait beaucoup d'informations sur lui pendant quelques années, sur son impact. J'allais voir les Russes à l'entraînement juste pour lui. On est partis de Sotchi en sachant qu'il allait devenir un joueur d'impact dans la LNH si jamais il choisissait d'y revenir, entre autres à cause de sa manière de s'entraîner. Aussi, je suis un bon vendeur! Cet été, je savais où il était en Russie, en Italie, alors je l'ai pourchassé, et je ne l'ai pas lâché.»

Sage décision...




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