David Schlemko a trouvé le temps long

La blessure à une main subie par David... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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La blessure à une main subie par David Schlemko lui aura fait manquer 25 matchs.

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Il y a une cicatrice sur la main droite de David Schlemko. Une cicatrice un peu bleue, bien visible, juste à la hauteur du poignet, qui ne rappelle pas de bons souvenirs à celui qui la porte.

Schlemko a disputé son premier match de la saison la semaine dernière, et il y a cette cicatrice, un peu embêtante, qui lui rappelle que ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Après tout, c'est lui que le directeur général Marc Bergevin, en septembre, avait vu comme le deuxième défenseur du Canadien, à la gauche de Shea Weber.

Mais au moment où le Canadien se prépare à accueillir les Blues de St. Louis, ce soir au Centre Bell, David Schlemko est juste heureux d'être ici. Juste heureux de prendre part à un quatrième match cette saison.

Il se met d'ailleurs à rire quand on lui fait remarquer qu'il a mis du temps avant de finalement enfiler un chandail tricolore.

«Moi aussi, j'ai trouvé que ça a pris du temps! répond-il d'emblée. Ce fut très frustrant, tout ça. Il n'y a jamais personne qui m'a parlé d'une opération, et puis soudainement, c'était devenu nécessaire, parce que l'état de ma main ne s'améliorait pas. Alors je suis allé voir un médecin spécialiste qui m'a dit: "Oui, ça te prend une opération." Ce fut assez frustrant ça aussi, parce que ça voulait dire de retourner à la case départ, après cinq semaines où je tentais de revenir au jeu. Mais je n'y pouvais rien.»

«Un jeu anodin»

Il faut ici rappeler que tout ça a commencé à l'ouverture du camp d'entraînement, à la mi-septembre. Schlemko s'en souvient très bien. Il bataillait pour la rondelle avec Torrey Mitchell quand son bâton est resté coincé.

«Un jeu anodin, le genre de jeu que j'ai dû faire des milliers de fois dans ma vie, enchaîne-t-il. Mais cette fois-là, il y a un os qui s'est brisé dans ma main. Ça m'a fait mal tout de suite. Je suis allé au banc et les soigneurs m'ont dit de retourner sur la glace pour voir si ça allait disparaître, mais ça devenait encore pire, je n'étais plus capable de tenir le bâton.» 

«J'ai essayé de revenir au jeu plus tard [à Laval] en enveloppant ma main de toutes les façons possibles, mais ça faisait encore mal. C'est là que j'ai dû passer au plan B... et aller à New York pour voir un spécialiste. J'ai subi l'opération le lendemain.»

Ce n'est jamais facile de devoir attendre à l'écart des autres, mais c'est encore pire quand il faut le faire dans un nouveau groupe. Acquis l'été dernier par le Canadien, Schlemko commençait à peine à se familiariser avec ses nouveaux coéquipiers quand il est tombé au combat.

Une mésaventure qui lui a fait rater 25 matchs, en tout.

«Des jours sombres, résume-t-il d'un trait. C'est affreux de devoir rester loin des gars, de devoir patiner tout seul. En plus, je suis nouveau ici, je veux m'intégrer au reste du groupe... mais c'est maintenant terminé, tout ça. Je crois qu'il y a des jours ensoleillés qui se profilent devant moi.»

En trois matchs jusqu'ici, le défenseur de 30 ans n'a pas récolté de point, mais il a tout de même pu ajouter un +7 à sa fiche (un peu grâce à ce 10-1 contre Detroit samedi soir, évidemment). Il est encore trop tôt pour avancer qu'il finira par être le partenaire de Weber, comme le voulait le plan de départ, mais la bonne nouvelle, en tout cas, c'est qu'il est maintenant en santé.

C'est aussi une bonne nouvelle qu'il soit là tout court.

«Je ne suis pas satisfait, on peut toujours faire mieux, ajoute-t-il. Mais pour l'instant, ça va. Le plus important, c'est de retrouver le rythme, de retrouver la confiance. Le reste, ça va aller, je pense. »

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Jordie Benn (à gauche) célèbre avec ses coéquipiers.... (Photo Jean-Yves Ahern, archives USA Today Sports) - image 2.0

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Jordie Benn (à gauche) célèbre avec ses coéquipiers.

Photo Jean-Yves Ahern, archives USA Today Sports

Benn ne veut pas parler de lui

On ne surprendra plus jamais Jordie Benn à discuter de son jeu ou de ses performances sur la glace. Superstitieux, le vétéran défenseur refuse carrément de parler de lui. «Je ne veux pas parler de moi, parce que je juge que ça me porte malchance, a-t-il expliqué. C'est une règle depuis que je suis dans la LNH; ça m'est arrivé quelques fois de parler de moi après quelques bons matchs, et ensuite, je jouais comme de la merde. Alors je ne parle plus de moi. Mais je dirai simplement que je joue avec plus de confiance ces jours-ci, comme le reste de l'équipe.»

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Confusion autour de Carr

Il y a eu amplement de confusion concernant le statut de Daniel Carr, cédé dimanche au Rocket de Laval, puis de retour avec le Canadien hier matin à Brossard. Il se trouve que le Canadien a choisi de se prévaloir de cette option pour des raisons administratives, le renvoi temporaire de Carr lui permettant d'économiser une journée de contrat. «J'étais déjà au courant de cette décision samedi soir, je ne suis jamais allé à Laval ensuite, a tenu à préciser Carr hier à Brossard. Ce n'était qu'un détail technique, pas de quoi faire tout un plat avec ça.»

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Bientôt pour Drouin et Lehkonen

Jonathan Drouin s'est de nouveau contenté de patiner en solitaire hier, et pendant ce temps, Artturi Lehkonen n'est toujours pas capable de remettre les patins. Peu importe, Claude Julien estime que les deux joueurs seront de retour sous peu. «Jonathan, on me dit qu'il progresse et qu'il se rapproche d'un retour au jeu, a expliqué l'entraîneur hier. Artturi est ici avec nous et il continue de bien aller. On devrait bientôt voir du progrès dans son cas.»




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