Canadien: comment neutraliser Erik Karlsson?

L'entraîneur-chef Guy Boucher et les joueurs des Sénateurs... (Photo Adrian Wyld, PC)

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L'entraîneur-chef Guy Boucher et les joueurs des Sénateurs d'Ottawa ne tarissent pas d'éloges à l'endroit du capitaine Erik Karlsson.

Photo Adrian Wyld, PC

(Ottawa) La vidéo a fait le tour de la LNH. Mardi dernier, avant le début de la prolongation entre les Kings de Los Angeles et les Sénateurs d'Ottawa, les caméras ont capté Anze Kopitar et Drew Doughty en train de débattre de qui devrait couvrir Erik Karlsson.

Les deux coéquipiers, sourire aux lèvres, ont plutôt décidé, après conciliabule, de confier la tâche à Dustin Brown. Mais ce dernier, stupéfait, a carrément refusé l'assignation, préférant se concentrer sur Johnny Oduya.

Pendant tout ce temps, Karlsson regardait la scène en riant.



Un peu de légèreté sur la glace, mais qui illustre une réalité: comment neutraliser l'un des meilleurs défenseurs de sa génération?

Un défenseur pourtant ralenti par une blessure à un pied qui n'est pas complètement guérie, mais qui a trouvé le moyen d'inscrire neuf points en six matchs depuis son retour. Et il a un «tour du chapeau d'aides» dans deux de ces six matchs.

«Erik à 85% est au-dessus de tout le monde, a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher après l'entraînement, hier. Je les comprends, je ne voudrais pas le surveiller moi non plus. Tu le surveilles, mais il est déjà parti. C'était un moment inestimable de télé. Comment tu peux dire comme joueur que tu t'occupes d'un Crosby ou d'un McDavid? C'est la même chose avec eux. S'ils partent, il est déjà trop tard.»

Boucher n'a jamais été timide dans son appréciation de son capitaine. C'est la même chose pour ses coéquipiers. On reconnaît d'abord la vitesse du Suédois. Derick Brassard était sur la glace avec Karlsson au début de la prolongation.

«Si tu es pris à devoir rattraper Karlsson, tu ne réussiras pas. C'était drôle d'être sur la patinoire avec Doughty, Kopitar et Brown. Ils prennent ça au sérieux, mais comme on le voit dans d'autres sports comme le basketball, sans dire qu'on est amicaux, on peut avoir du plaisir. J'ai aimé voir ça.»

L'autre joueur sur la glace, Oduya, est d'avis qu'il est carrément impossible de tricher en couverture contre Karlsson. Sauf si tu es un phénomène du patin comme Connor McDavid. Mike Hoffman, lui, est encore plus précis.

«Quand tu le surveilles, tu dois patiner aussi bien que lui, et c'est rare. Il doit y avoir cinq joueurs dans toute la ligue qui peuvent rivaliser avec lui sur cet aspect.»

Il sera d'autant plus intéressant de voir qui Claude Julien essaiera d'opposer à Karlsson ce soir.

Tirs de barrage sous la loupe

La fiche des Sénateurs a de quoi surprendre: 5-1-5. C'est donc dire que l'équipe s'est déjà inclinée cinq fois quand les 60 minutes ne suffisent pas, de très loin un sommet dans la ligue.

C'est aussi dire, si le verre est à moitié plein, que les Sénateurs ont inscrit au moins un point dans 10 de leurs 11 premiers matchs.

Un exploit, si on considère que Bobby Ryan, Karlsson, Kyle Turris et Zack Smith, pour ne nommer qu'eux, ont tous été blessés.

«On est premiers pour les tirs bloqués, deuxièmes sur les mises au jeu, cinquièmes en attaque, huitièmes en défense, troisièmes en désavantage numérique, on grimpe au classement en avantage numérique», a dit Boucher. 

«Je ne suis jamais satisfait, mais je suis impressionné de ce que les joueurs ont réalisé malgré les blessures. On a un point dans 10 des 11 premiers matchs. Je n'ai jamais vu ça en 20 ans.»

Reste que les quatre défaites en tirs de barrage font mal. Boucher a donc pris soin d'inclure une compétition amicale d'échappées à la fin de l'entraînement. On ne sait jamais si un nouveau talent ne pourrait pas émerger du lot.

«C'est un talent spécifique, ça ne tombe pas des arbres, a expliqué Boucher. Tu ne regardes pas des vidéos pour devenir un expert. C'est le travail d'une vie. On n'a pas assez de joueurs dans les échelons supérieurs en tirs de barrage.»

Au moins, les joueurs ont pu avoir du plaisir à travailler sur leurs lacunes.

«J'étais dans l'équipe perdante, a dit Jean-Gabriel Pageau. On avait le choix de faire trois tours de patinoire ou de se mettre à genoux devant l'autre équipe. On a tous choisi les tours, sauf Fredrik Claesson. Des exercices comme ça, c'est bon pour l'esprit d'équipe.»

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Formation des Sénateurs à l'entraînement

Attaquants

Smith - Brassard - Stone

Hoffman - Pageau - DiDomenico

Dzingel - Turris - Burrows

Pyatt - Thompson - Rodewald

Défenseurs

Oduya - Karlsson

Phaneuf - Ceci

Borowiecki - Wideman

Gardien

Anderson




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