P.K. Subban superstar

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P.K. Subban s'est amusé ferme, hier, lors de la journée des médias organisée en marge de la finale de la Coupe Stanley.

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(Pittsburgh) C'était la journée des médias, hier, une tradition que la Ligue nationale établit peu à peu la veille du premier match de la finale. Le principe: tous les joueurs des deux équipes défilent aux différents podiums, si bien que les journalistes ont constamment une dizaine de joueurs à qui parler dans la salle.

Peu à peu, les micros s'agglutinent donc autour du podium numéro 7, réservé aux plus grandes vedettes, car il y a des haut-parleurs pour ceux qui sont trop loin pour capter les réponses. Une heure plus tôt, Sidney Crosby parlait à ce même podium.

P.K. Subban fait son arrivée, et après un point de presse d'une quinzaine de minutes, il interrompt son interlocuteur qui tente une dernière question. «Désolé, tout le monde, j'ai des entrevues à faire.» Le caméraman du NHL Network le suit, de même qu'une bonne partie de la meute de journalistes.

Il se dirige vers le podium à sa droite, où Mike Fisher s'entretient avec trois ou quatre collègues.

«C'est comment d'être le plus beau joueur à Nashville et peut-être dans la LNH?

- Selon qui? Toi ou ma femme?

- Ta femme dit ça, mais je le pense aussi. Je sais que je suis beau, mais assurément pas autant que toi.»

«Il est toujours prêt à faire des choses du genre, des entrevues. Il a plein d'énergie. C'est lui, ça, explique Fisher en regardant Subban se diriger vers le podium d'un autre coéquipier. Et il apporte ça sur la glace aussi, il montre beaucoup de passion et d'énergie. J'aimerais avoir la moitié de son énergie.

«Lui et [Shea Weber] sont aux antipodes. Shea ne veut pas attirer l'attention, donc ils sont vraiment opposés, poursuit Fisher, sans même que la transaction ne soit évoquée dans la question. C'est correct, il y a de la place pour tous les types de personnes. On essaie de créer une culture où chacun est important et peut rester soi-même. Il s'est très bien intégré. J'aime mieux le voir recevoir cette attention plutôt que ce soit moi!»

La communication, la clé

Onze mois plus tard, la fameuse transaction du 29 juin dernier flotte tel un nuage au-dessus de cette finale. Ceux qui pensent qu'il s'agit là d'une obsession purement montréalaise seront surpris d'apprendre que bien des questions sur la transaction provenaient de journalistes du reste du Canada.

Aux yeux de certains, la cause est déjà entendue : David Poile a eu le dessus sur Marc Bergevin dans la transaction. Comme Subban et Weber ont des contrats valides respectivement jusqu'en 2022 et en 2026, il est encore tôt pour se prononcer. Et Weber a confondu bien des sceptiques cette saison.

Mais un fait demeure: les Predators ont visiblement réussi là où le Canadien a échoué dans les derniers mois du séjour de Subban à Montréal. Ils ont réussi à gérer un joueur à la personnalité et aux initiatives personnelles atypiques dans le milieu plutôt beige du hockey.

À Montréal, on chuchotait à l'époque que l'engagement de don de 10 millions de dollars de la fondation de Subban à l'Hôpital de Montréal pour enfants avait pris le Canadien de court. Poile ne souhaitait pas vivre la même situation et a mis cartes sur table avec Subban dès la première rencontre l'été dernier.

«Je lui ai demandé quels étaient ses objectifs, a raconté Poile, le directeur général des Predators. Il a répondu que c'était de gagner la Coupe Stanley. C'est notre but aussi. Si nous travaillons tous pour gagner la Coupe, nous couvrons l'essentiel.» 

«Pour les autres aspects de ta vie, nous aimerions te soutenir. L'important, c'est que la main droite sache ce que la main gauche fait, afin qu'il n'y ait pas de surprise.»

«Je ne veux pas dire que c'était aussi simple que ça, mais d'une certaine façon, ce l'était, a ajouté Poile. Dès le premier jour, nous étions sur la même longueur d'onde quant à ses activités hors glace. Il n'y a eu aucun malentendu.»

Subban a tenu des propos similaires.

«La première chose que David Poile a faite, c'est de me faire venir pour nous voir, moi et ma fondation, et on s'entendait en partant. À Montréal, c'était différent, c'est une équipe qui existe depuis plus de 100 ans et qui a ses façons de faire les choses. À Nashville, c'était différent. David Poile et le groupe de propriétaires ont montré du leadership, ils ont compris le genre de joueur que je suis, ont saisi mon intérêt dans ma fondation. Ils ont agi comme catalyseur pour tout, par rapport à ce que l'équipe fait dans la communauté ou en matière de philanthropie.»

Les Predators débarquent donc en finale en présentant un front uni, malgré la présence d'un joueur souvent qualifié de polarisant. Ce côté de Subban est d'ailleurs ressorti cette semaine. Mercredi dernier, son ancien coéquipier du Canadien Ben Scrivens parlait de lui sur Twitter comme d'une personne «formidable».

Hier, on apprenait que le jeune retraité John Scott, que l'on a vu brièvement à Montréal en fin de saison 2015-2016, traitait le numéro 76 de «déchet» dans un documentaire d'ESPN.

Peut-être que les avis sont tout aussi partagés chez les Predators. Ce ne sont d'ailleurs pas les bruits de corridor qui manquent à ce sujet. Mais au final, les résultats sur la patinoire font foi de tout.

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La Coupe à Montréal?

Ce soir, les Predators tenteront de remporter la première des quatre victoires qui les séparent de la Coupe Stanley. La question que tous se posent, évidemment, est de savoir si, en cas de triomphe, Subban profitera de sa journée avec le trophée pour l'apporter à Montréal. Assez facile d'imaginer la scène dans l'atrium qui porte son nom, à l'Hôpital de Montréal pour enfants...

«Je connais peut-être 1000 personnes qui aimeraient célébrer ça et savourer le moment. Mais la clé du succès, c'est de rester dans le moment présent. C'est un privilège de soulever ce trophée. Je ne l'ai pas fait encore. L'autre équipe l'a déjà fait à plusieurs reprises. Nous devrons donner le meilleur de nous-mêmes. C'est la seule chose à laquelle je pense présentement.»




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