Les IceCaps encore en danger

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Avec une fiche de 26 victoires et 32 revers, dont 9 en prolongation, Bobby Farnham, Nikita Scherbak et les IceCaps de St. John's occupent le 5e rang de la division Nord.

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Pendant une bonne partie de la saison, les IceCaps de St. John's occupaient le 3e rang de leur division et le club-école du Canadien était en voie de mettre fin à sa séquence de cinq saisons de suite sans participer aux séries.

Mais voilà, les Marlies de Toronto et les Comets d'Utica ont commencé à gagner, si bien qu'avec 16 matchs à jouer, les IceCaps ont glissé au 5e rang de la division Nord.

Le classement de la Ligue américaine étant calculé en pourcentage de points, la troupe de Sylvain Lefebvre a donc un point d'avance sur les Comets, mais comme ces derniers ont deux matchs en main, ils occupent la 4e place.

Une guigne à arrêter

À l'heure actuelle, une seule équipe de la Ligue nationale a vu sa filiale exclue des séries depuis plus longtemps que celle du Canadien. Il s'agit des Flyers de Philadelphie, depuis 2009. Sinon, le club-école de l'Avalanche a été exclu des séries depuis 2011, comme celui du Canadien. Dans les deux cas, on parle de franchises qui se cherchent. Les Flyers sont en danger de rater les séries pour la troisième fois en cinq ans, tandis que l'Avalanche est un véritable fouillis.

Les modèles de succès

À l'inverse, les filiales des Penguins et des Kings sont celles qui sont en séries de façon continue depuis le plus longtemps (dernière exclusion en 2002 et 2009, respectivement). Les succès de ces deux équipes dans la LNH ne se démentent pas, elles qui ont chacune gagné la Coupe Stanley à deux reprises dans l'intervalle. Lefebvre est-il irrité par la séquence de son équipe? «Ce sont des faits qui sont là, reconnaît Lefebvre, qui est à la barre de l'équipe pour une cinquième saison. Mais je ne vis pas dans le passé. J'apprends du passé, mais je vis dans le moment présent. Si on ne prend pas soin du moment présent, l'avenir est plus difficile à contrôler.»

Daniel Carr (43), Chris Terry (15) ou Michael... (Photo André Pichette, Archives La Presse) - image 2.0

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Daniel Carr (43), Chris Terry (15) ou Michael McCarron (34) n'ont pas été en mesure, malgré les occasions que leur ont offertes le Canadien cette saison, d'aider les trois premiers trios ni même de ravir un poste permanent au sein de la quatrième unité.

Photo André Pichette, Archives La Presse

Manque de relève

Sven Andrighetto, Daniel Carr, Michael McCarron, Jacob De La Rose... Plusieurs attaquants développés par le club-école ces dernières années ont eu droit à une audition digne de ce nom cette saison. Et aucun d'eux n'a été capable d'aider les trois premiers trios, ni même de ravir un poste permanent au sein de la quatrième unité. D'ailleurs, Marc Bergevin s'est tourné vers le marché des transactions pour combler ses besoins, en allant chercher Dwight King, Steve Ott et Andreas Martinsen (justement obtenu contre Andrighetto). D'aucuns y ont vu un désaveu des espoirs de l'organisation. «Quand tu regardes les transactions, ce sont des joueurs d'expérience qui sont arrivés, qui apportent de la robustesse et qui ont de la maturité physique, fait valoir Lefebvre. L'expérience a été le facteur majeur pour ces transactions. Certains de nos joueurs peuvent faire le travail, mais tu n'as jamais assez de profondeur. King a gagné deux Coupes Stanley, Ott a de l'expérience, et l'expérience, ça ne s'achète pas. Nous, on veut donner à nos jeunes l'expérience d'une course en séries.»

Sécheresse au centre

Là où le système de développement du Canadien en arrache le plus, c'est assurément à la position de centre. Depuis l'arrivée de Marc Bergevin, en 2012, le seul centre développé par l'organisation est Alex Galchenyuk. Et il aurait été plutôt gênant de se tromper avec un troisième choix au total! Du reste, les ajouts à la ligne de centre se sont faits par transaction (Phillip Danault, Torrey Mitchell) ou sur le marché des joueurs autonomes (Daniel Brière, Manny Malhotra). Le résultat, c'est qu'à l'heure actuelle, si le Canadien perd Tomas Plekanec au repêchage d'expansion, il n'existe aucune solution à l'interne pour piloter le troisième trio.

Les défis

Les seuls centres qui ont débarqué à Montréal après être passés par la filiale ont été McCarron, De La Rose et Gabriel Dumont. De La Rose tourne en rond et Dumont a quitté l'organisation l'été dernier. Reste McCarron, qui est toutefois seulement à sa deuxième saison chez les pros. Quel est donc le défi de développer des centres pour la LNH? «Premièrement, c'est plus difficile quand ce n'est pas un centre naturel, rappelle Lefebvre. De plus, quand les joueurs arrivent du junior, ils sont surtout axés sur l'attaque. L'idée est d'avoir une stabilité et une constance en défense. Tu ne veux pas transformer un joueur offensif en joueur défensif, mais le joueur offensif doit être conscient du travail à faire dans sa zone. Les mises au jeu ne sont pas faciles pour les jeunes. Et le positionnement en zone défensive et en zone neutre est un apprentissage.» Daniel Audette est un autre candidat actuellement en développement à St. John's, mais le Québécois en est à ses premiers pas chez les professionnels. Il compte 22 points en 59 matchs en étant principalement employé au sein du troisième trio.

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