Des Bruins plus offensifs... et permissifs

Le nouvel entraîneur des Bruins Bruce Cassidy donne... (Photo Elise Amendola, AP)

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Le nouvel entraîneur des Bruins Bruce Cassidy donne ses instructions lors du match contre les Sharks, le 9 février.

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(BRIGHTON, Massachusetts) Devant le filet dimanche soir, un gardien qui a accordé au moins trois buts à chacun de ses six derniers départs et qui a terminé l'un d'eux au banc des siens. Son vis-à-vis a cédé quatre buts ou plus dans cinq de ses 12 dernières sorties.

Décidément, ce n'est pas un typique duel entre Tuukka Rask et Carey Price qui attend les partisans ce soir à Boston. Même si les deux anciens gagnants du trophée Vézina font partie de l'élite à leur position, les chiffres ne les avantagent pas dernièrement.

« Le calendrier finit par rattraper les gardiens qui jouent beaucoup de minutes, a plaidé Rask, après l'entraînement matinal de son équipe. Quand l'équipe n'est pas bien reposée, il y aura des erreurs mentales et c'est au gardien de les masquer. Quand tu n'y parviens pas, tout le monde dira que c'est le gardien qui en arrache. »

En fait, c'est un peu l'inverse qui se produit à Boston dernièrement. L'attaque masque certains problèmes défensifs. Résultat : l'équipe présente un dossier de 5-2-0 à ses sept derniers matchs, même si elle a accordé 26 buts (3,71 par match) au cours de cette séquence !

C'est que les Bostoniens ont enfilé 30 buts au cours de cette même séquence. Ils ont donc signé quatre gains de 4-3 (dont celui de samedi contre les Canucks), un autre de 6-3, et ils ont perdu des duels de 5-3 et 6-5.

Un joueur « d'élite »

Qu'est-ce qui fonctionne si bien pour les Bruins offensivement ? On a une première réponse en consultant le classement des compteurs de l'équipe. Au sommet : Brad Marchand, auteur de 57 points en 57 matchs.

L'attaquant teigneux, dont les talents offensifs ont commencé à faire jaser l'an passé quand il a enfilé 37 buts, continue à remplir la feuille de pointage. Ses succès lui ont d'ailleurs permis de doubler son temps d'utilisation en avantage numérique cette saison.

« Je joue avec de très bons joueurs qui connaissent du succès. J'ai beaucoup plus de temps en avantage numérique, ce qui aide grandement. J'ai des bonds favorables et j'espère que ça continuera », explique-t-il, humblement.

« Il s'améliorait chaque année, mais il a fait des pas de géant dernièrement. La Coupe du monde lui a donné de la confiance. On peut maintenant parler de lui comme d'un joueur d'élite », a tranché Patrice Bergeron, son joueur de centre depuis plusieurs saisons.

Bergeron lui-même a profité des récents succès de Marchand. Limité à 10 points en 33 matchs avant Noël, le Québécois totalise 23 points en 21 matchs depuis.

Pastrnak explose

L'autre catalyseur offensif s'appelle David Pastrnak. Le Tchèque de 20 ans avait connu des hauts et des bas à ses deux premières saisons. Mais le voici avec 47 points en 50 matchs. Ses 25 buts le placent au 8e rang de la LNH, mais ses sept matchs ratés lui coûtent quelques positions.

Le nouvel entraîneur-chef des Bruins, Bruce Cassidy, a connu Pastrnak pendant une moitié de saison à Providence, dans la Ligue américaine. Il a noté deux différences entre le jeune homme qui avait alors 18 ans et celui d'aujourd'hui.

« Il s'est développé physiquement, donc il est plus fort sur ses patins, note Cassidy. Mais il a toujours été dynamique. Il voulait la rondelle. Il n'avait pas peur d'être le gars qui doit réussir les jeux dans les situations à haute pression, d'aller dans la circulation. Rien de ça ne me surprend. Le plus grand changement, c'est son tir. Il a vraiment un tir lourd maintenant. Il avait un bon tir, mais son tir sur réception aujourd'hui est très lourd. »

Changements ?

L'attaquant Matt Beleskey, laissé de côté samedi malgré son gros contrat de cinq ans et 19 millions de dollars, pourrait revenir dans la formation des Bruins. Cassidy a dit réfléchir à la possibilité d'un changement à l'avant, mais il n'a rien voulu confirmer de ce côté.

Il a toutefois assuré que Rask serait devant le filet, et que son groupe de défenseurs demeurerait tel quel. On verra donc Zdeno Chara, 39 ans, en action avec Brandon Carlo, 19 ans plus jeune ! À 6 pi 9 et 6 pi 5, Chara et Carlo forment un duo de géants.

Le Canadien avait congé ce matin. Michel Therrien s'adressera aux médias vers 17 h et pourra alors confirmer si Brendan Gallagher revient au jeu. En attendant, le CH a cédé Daniel Carr dans la Ligue américaine et a retiré le nom de Gallagher de la liste des blessés.




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