Bob Hartley à la rescousse des Lettons

Bob Hartley sera l'entraîneur-chef de la Lettonie au... (Photo Jerome Miron, archives USA Today Sports)

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Bob Hartley sera l'entraîneur-chef de la Lettonie au prochain Championnat du monde de hockey.

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N'allez pas dire à Bob Hartley qu'il s'en va à l'abattoir avec l'équipe nationale de la Lettonie, en prévision du Championnat du monde, en mai à Paris et à Cologne.

«Si je ne visais pas les qualifications avec cette équipe, je serais resté ici. Peu importent les défis que j'ai pu accepter, je n'ai jamais voulu me satisfaire de peu. Perdre n'a jamais fait partie de mon vocabulaire.»

L'ancien entraîneur de l'Avalanche du Colorado, des Thrashers d'Atlanta et des Flames de Calgary part sous peu pour Riga, après avoir accepté l'offre des nouveaux dirigeants de la Fédération de hockey sur glace de la Lettonie. «Ils m'ont donné un coup de téléphone il y a un mois. J'avais eu des offres à Fribourg et dans la KHL, mais je n'ai jamais participé à un Championnat du monde. C'est quelque chose de complètement nouveau. C'est excitant. Il y a ce Championnat du monde, mais ils veulent aussi que je sois une référence pour les entraîneurs au niveau mineur en Lettonie. Ils sont exclus des prochains Jeux olympiques, et les nouveaux dirigeants ont une ferme volonté de mieux se classer.»

Bob Hartley n'aurait jamais accepté cette offre, toutefois, s'il n'avait pas fait inscrire une échappatoire dans son contrat qui lui permettra de se dégager de son poste en tout temps s'il obtient un poste d'entraîneur-chef dans la LNH.

«Le défi m'intéresse beaucoup, mais la Ligue nationale demeure la meilleure ligue au monde, ça n'est un secret pour personne. Je crois avoir beaucoup de belles années devant moi et la LNH demeure une priorité.»

La Lettonie a déjà compté sur quelques joueurs célèbres, parmi lesquels Sandis Ozolinsh, Sergei Zholtok, Arturs Irbe, Karlis Skrastins et le dur à cuire Raitis Ivanans.

Mais la source est plutôt tarie en 2016. Hormis Zemgus Girgensons, désormais joueur de quatrième trio chez les Sabres, seuls les gardiens Kristers Gudlevskis et Ronalds Kenins comptent un minimum d'expérience dans la LNH. «J'ai dirigé Kenins, à Zurich, et c'est un jeune que j'ai beaucoup aimé. Il a joué deux ans pour les Canucks de Vancouver avant de retourner à Zurich cette année. Sandis Ozolinsh, que j'ai dirigé au Colorado, sera dans l'entourage de l'équipe. J'étais très proche d'"Ozo", il a toujours éprouvé une grande fierté pour son équipe nationale.»

La Lettonie se retrouve dans le groupe A avec les États-Unis, la Suède, la Russie, l'Allemagne, le Danemark, l'Italie et la Slovaquie. Seules les quatre premières formations de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale.

«C'est un peu David contre Goliath, parce qu'il y a des puissances mondiales comme les États-Unis, la Suède et la Russie, mais il reste que ça va être un beau défi. Peu importe l'équipe qu'on va affronter, on va viser la victoire. Si tu n'y crois pas, c'est impossible de créer la surprise.»

Deux ou trois victoires pourraient permettre à Bob Hartley et à la Fédération de la Lettonie de réaliser son principal objectif.

«On veut créer une culture pour rendre les joueurs lettons fiers. C'est un petit pays, il y a environ 4000 jeunes qui jouent au hockey, ce n'est pas un très gros bassin. Toutefois, quand c'est ton sport national, il faut susciter un sentiment de fierté. Je m'en vais là avec mon habit de vendeur. Je n'ai pas encore mon dictionnaire letton-français, mais je vais apprendre à connaître les joueurs et ils vont apprendre à me connaître. Je veux soutirer le maximum d'eux, les préparer du mieux qu'on peut pour être fier de notre prestation.»

Prochaine étape? «Je serai avec l'équipe junior entre Noël et le Nouvel An parce qu'on veut essayer de faire graduer les meilleurs juniors dans notre programme senior. Du même coup, je vais rencontrer les gens de la Fédération de hockey de la Lettonie qui seront tous à Toronto. Puis, en février, il y aura un camp d'entraînement de deux semaines à Riga. Finalement, en mars, je pars pour Riga jusqu'au Championnat du monde. Notre portion du calendrier sera présentée à Cologne, en Allemagne.»

Bob Hartley a hérité d'une équipe en reconstruction totale et dépourvue d'espoirs de premier plan à son arrivée à Calgary en 2012. Deux ans plus tard, les Flames et leur bande de jeunes franchissaient la première ronde en séries.

Voyons s'il ne peut pas redresser la barre avec autant d'efficacité au pays des Lettons.




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