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Il faudra oublier le match en plein air, selon Geoff Molson

Geoff Molson convient de l'importance, pour la LNH, de... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Geoff Molson convient de l'importance, pour la LNH, de souligner la place historique de Montréal dans son centenaire.

Photo Robert Skinner, La Presse

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La LNH entend conclure les célébrations de son centenaire par un événement à Montréal en novembre 2017, mais il ne prendra pas la forme d'un match à l'extérieur.

En entrevue avec La Presse, le propriétaire et président du Canadien Geoff Molson a indiqué que son équipe n'avait toujours pas réglé les problèmes d'infrastructures inhérents à un match en plein air à Montréal. Il a déjà été question du parc Jean-Drapeau, et avant cela de l'ancien site de Blue Bonnets (rebaptisé Hippodrome de Montréal), mais les chances que cela fonctionne semblent minces.

«L'événement qu'on va avoir n'est pas confirmé - quoique je sais quelle idée la Ligue a en tête -, mais je serais très surpris que ça inclue un match à l'extérieur», indique M. Molson, qui a convenu de l'importance pour la LNH de souligner la place historique de Montréal dans son centenaire.

«La Ligue a commencé ici, le premier match contre Ottawa a été joué ici, rappelle M. Molson. C'est sûr qu'il va y avoir une grande célébration, mais on n'est pas prêts à en dévoiler les détails encore.»

Kevin Gilmore, ancien chef de l'exploitation du Canadien... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Kevin Gilmore, ancien chef de l'exploitation du Canadien

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Un match en plein air est certainement le genre de dossier sur lequel aurait planché Kevin Gilmore, l'ancien vice-président exécutif et chef de l'exploitation chez le Canadien. Selon Geoff Molson, la démission de son bras droit à la mi-juin était liée aux impossibilités d'avancement dans sa carrière.

«Ce n'est pas facile pour quelqu'un d'aussi talentueux que lui de voir qu'il n'y a pas de possibilité de progresser et de voir clairement la prochaine étape devant lui, a-t-il indiqué. Je suis jeune, il l'est aussi... et moi, je ne m'en vais pas!

«Quand il est arrivé, j'avais beaucoup moins d'expérience et j'avais besoin de quelqu'un qui en avait beaucoup. Durant cinq ans, c'est ce que Kevin nous a apporté.»

Gilmore continuera pour encore quelque temps à agir comme consultant pour le CH. Geoff Molson ne nommera peut-être pas de nouveau chef de l'exploitation pour le remplacer et pourrait plutôt trouver quelqu'un pour gérer l'équipe de marketing du Canadien.

Une institution forte et prudente

La personne qui se verra confier le dossier marketing héritera d'une marque forte qui, depuis au moins 10 ans, fait l'envie de tous dans le monde des affaires.

«S'il y a une marque avec laquelle tu veux être associé quand tu es publicitaire, c'est le Canadien, confirme Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de l'agence Havas. Tu veux faire des promos avec le Canadien, tu veux avoir accès aux joueurs et mettre le logo dans tes publicités.»

Mais en tant qu'institution «blue chip», convient M. Mailhiot, le Canadien a une plus faible tolérance au risque et à la mauvaise presse.

«Une institution forte qui a beaucoup à perdre est toujours plus prudente dans sa gestion des messages, rappelle-t-il. Et il faut être d'autant plus prudent quand on gère une marque émotive.»

Mais aux yeux de Geoff Molson, si le Tricolore a l'image d'une organisation où pas un cheveu ne dépasse, c'est qu'il est motivé par l'objectif de toujours faire la bonne chose.

«On cherche toujours à bien faire, et ce sont les attentes de nos partisans. Est-ce que ça veut dire qu'on est conservateurs? Je ne pense pas. Que ce soit en termes de marketing ou de communications, je pense qu'on est innovateurs.»

Il n'empêche que le vernis de l'équipe s'égratigne plus facilement lorsqu'elle connaît des ennuis sur la patinoire. Geoff Molson prône la transparence, mais les relations publiques sont plus difficiles quand l'équipe aligne les contre-performances comme l'an passé.

«Quand ça va mal, personne ne veut parler, convient-il. Ce n'est pas le fun de sortir en public et de lancer des messages lorsque ça va mal. On veut s'occuper de nos enjeux et essayer à l'interne de nous en sortir. C'est là qu'elle est, la friction.

«Mais c'est presque impossible de garder des choses à l'interne. La plupart du temps quelqu'un va savoir quelque chose et va en parler...»

En personne et sur Twitter

La base partisane du Canadien, on le sent beaucoup à l'ère des médias sociaux, est bicéphale. Les prises de position des francophones et des anglophones - que ce soit à l'égard de P.K. Subban, de Michel Therrien, de David Desharnais ou d'un sujet chaud - sont souvent aux antipodes.

Pour une équipe qui se targue d'être à l'écoute de ses fans, n'est-ce pas difficile de capter un message parfois contradictoire ?

«Je croise beaucoup de monde, que ce soit dans les arénas avec mes enfants ou bien quand je suis dans la rue, et ce sont tous des fans du Canadien, répond Geoff Molson. Que ce soit des anglophones et des francophones, ce sont tous des supporters. Donc, je ne le perçois pas comme ça.»

«C'est sur Twitter qu'on ne voit pas le même genre de commentaires. Les gens peuvent se cacher derrière leur compte et lorsque l'équipe connaît des difficultés, ils sont beaucoup plus méchants qu'ils ne le sont en personne.»

Geoff Molson, qui dit bien comprendre cette dynamique, est lui-même actif sur les médias sociaux. Il y a quelques semaines, il a été piqué au vif par un commentaire du journaliste Stu Cowan, du Montreal Gazette, qui déplorait sur Twitter les nombreux sièges vides au début d'un match préparatoire.

«Pourquoi écris-tu ces choses? lui a demandé Molson. As-tu vu la foule une fois que le match était commencé? C'est très décevant et c'est trompeur.»

Geoff Molson explique avoir pris connaissance de l'assistance à son retour à la maison et avoir senti le besoin de répondre.

«La saison n'était même pas commencée, et ce n'était même pas vrai», soupire-t-il.

Selon lui, entre 18 000 et 19 000 spectateurs ont fréquenté le Centre Bell durant les matchs préparatoires, ce qui est somme toute une bonne année.

Résister à la panique

À compter de la mi-décembre 2015, Geoff Molson a connu avec le CH ses moments les plus houleux depuis l'épisode Randy Cunneyworth. Mais quand il voit poindre la tempête, il s'efforce désormais de garder le cap sur le long terme.

«J'essaie avec tout mon groupe de ne jamais paniquer. On a une bonne équipe qui est tout à fait capable. On a connu des difficultés l'an passé, entre autres à cause de blessures à des joueurs importants. Mais si on avait cédé à la panique à l'époque, on ne serait pas dans une meilleure position aujourd'hui.

«Ça, c'est la stabilité.»

Molson avait exprimé le voeu, au moment de la nomination de Marc Bergevin, de cesser le réflexe des portes tournantes au sein de la direction. Et la stabilité continue d'être importante pour lui.

«L'an dernier, entre la mi-décembre et la fin de la saison, il n'y a jamais eu un moment où cette stabilité-là a été testée avec notre DG. Je le connais très bien maintenant, c'est un expert dans son métier et changer pour changer, ce n'est pas dans ma mentalité.

«Je reconnais que j'ai l'un des meilleurs DG.»

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