Sven Andrighetto: l'homme en trop

Sven Andrighetto devra attendre son tour...... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Sven Andrighetto devra attendre son tour...

Photo Bernard Brault, La Presse

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Au moment de dire oui à une autre année de contrat avec le Canadien, en juin, Sven Andrighetto ne s'attendait sans doute pas à un tel scénario.

De retour d'une saison de 17 points en 44 matchs avec l'équipe, au moment en plus où ladite équipe se dirigeait vers un camp d'entraînement où il allait y avoir un besoin criant à l'aile gauche, Andrighetto avait déjà des allures de joueur régulier. Du moins, c'est ce que l'on pouvait croire.

Mais aujourd'hui, au moment où le Canadien se prépare à monter dans l'avion pour son premier match de la saison, demain soir à Buffalo, Andrighetto a tout l'air d'un joueur en trop.

«Je vais continuer à me préparer comme je le fais toujours, a-t-il fait savoir au terme de l'entraînement d'hier. S'il y a des blessures ou si quelqu'un ne fait pas le travail, j'aurai probablement ma chance, et je dois être prêt à ça. Je n'y vois rien de négatif.»

«Déjà tout vu»

Un scénario, ça change, et sous Michel Therrien, ça change très souvent. Mais en date d'aujourd'hui, il n'y a pas de place pour Andrighetto au sein de la formation montréalaise. Parti de la ligue d'élite de Suède, l'attaquant Artturi Lehkonen avait probablement déjà sa place assurée avant même de débarquer à Brossard. Ce qui laisse Andrighetto en plan, de même qu'un autre attaquant, Brian Flynn, qui est lui aussi dans le noir.

Peu importe, Andrighetto jure qu'il ne va pas se laisser abattre, principalement parce qu'il a rapidement pigé comment ça fonctionne dans le monde parfois tordu de la Ligue nationale de hockey.

«La LNH, c'est un peu comme dans le monde des affaires... Tout se passe très rapidement. Tu peux être au sommet une journée et te retrouver en bas de l'échelle le lendemain. Je n'ai été dans cette ligue que très brièvement, mais j'ai déjà tout vu.» 

«L'année dernière, je suis passé d'une place sur le premier trio à une place sur le quatrième trio en une seule journée. Alors, je comprends. Je sais que dans ce milieu, ça change de jour en jour.»

C'est donc là qu'Andrighetto se retrouve en ce début de saison: sur la voie d'évitement, à l'écart des autres, à attendre son tour. Heureusement, Andrighetto se décrit lui-même comme un type qui est d'humeur égale.

«J'ai joué un peu ici au cours des deux dernières années, et ça m'a fait prendre de la maturité en tant que joueur, mais aussi en tant que personne. Si je joue bien et que je marque un but, je ne m'emporte pas avec ça, de même que je ne me laisse pas aller à la déprime si jamais je joue moins bien ou qu'on me laisse dans les gradins.»

Danault s'est trouvé une place

Pendant qu'Andrighetto doit patienter, Phillip Danault, lui, s'est trouvé une place sur le quatrième trio du club, en compagnie de Paul Byron et de Torrey Mitchell.

Encore une fois, des trios, ça change, mais celui-ci a déjà fait l'objet de commentaires élogieux de la part de Michel Therrien tout récemment, et à moins de blessures, les trois hommes pourraient bien patiner ensemble assez souvent cette saison.

«La première chose que tu veux, en tant que joueur, c'est d'avoir la confiance de ton coach, a répondu Danault hier. J'ai toujours voulu avoir un rôle avec le Canadien, et voici qu'on va me donner ce rôle. Les trois ensemble, je pense qu'on va bien se compléter.»

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