Pierre-Luc Dubois: «L'important, c'est d'apprendre»

Auteur de 99 points, dont 42 buts, l'an dernier... (Photo Nathan Denette, Archives La Presse Canadienne)

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Auteur de 99 points, dont 42 buts, l'an dernier au Cap-Breton, Pierre-Luc Dubois a suffisamment impressionné les Blue Jackets de Columbus pour qu'ils le sélectionnent au troisième rang du plus récent repêchage amateur de la Ligue nationale, en juin dernier, à Buffalo.

Photo Nathan Denette, Archives La Presse Canadienne

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Ses réponses sont étoffées, le propos respire la confiance, mais on perçoit néanmoins une belle humilité, signe de lucidité.

À l'écouter parler, on n'a pas l'impression d'avoir un gamin de 18 ans au bout du fil, mais un jeune vétéran en pleine possession de ses moyens.

Si Pierre-Luc Dubois a impressionné les Blue Jackets de Columbus par ses performances sur la glace, on devine également qu'il a laissé une impression très favorable lors de ses interviews avec les équipes précédant le repêchage.

Les Jackets l'ont repêché troisième au total en juin, devant Jesse Puljujarvi, entre autres, et hier, le Québécois était toujours en lice pour un poste dans la LNH même s'il n'a que 18 ans.

«Je pense pouvoir jouer ici dès cette année, lance-t-il. Je vais continuer à progresser si jamais je retourne chez les juniors, mais j'ai une seule idée en tête, c'est d'être avec l'équipe le 13 octobre lorsque la saison va commencer contre Boston.»

Dubois, 99 points, dont 42 buts en 62 matchs l'an dernier avec les Screaming Eagles du Cap-Breton, semble destiné à jouer au centre avec les Blue Jackets, une position avec laquelle il se familiarise encore.

Malgré de belles performances lors des matchs préparatoires, l'entraîneur adjoint Brad Larsen a remarqué qu'il avait tendance à trop réfléchir sur la glace. «Quand tu réfléchis, tu ralentis», a-t-il confié au Columbus Post Dispatch, en précisant cependant que la plupart des jeunes avaient ce réflexe.

«J'en ai beaucoup à apprendre. Juste de faire le saut du junior à la Ligue nationale est énorme.»

«En plus, il faut que je m'habitue au centre car je n'avais jamais joué à cette position avant Noël l'an dernier. C'est un ajustement important, admet Dubois. À l'aile, tu arrêtes aux cercles dans ta zone défensive et tu vas attaquer après. Le joueur de centre, surtout ici, doit aider ses défenseurs et ses ailiers en sorties de zone. Tu dois aussi neutraliser le porteur de la rondelle en zone neutre. J'essaie de ne pas trop réfléchir et d'avoir du plaisir, mais je suis un gars qui fait attention aux détails et je veux m'améliorer.»

Le jeune homme trouve son entraîneur John Tortorella tout à fait charmant. Il faut dire que Tortorella aime les travaillants et Dubois en est un. Un vrai.

«C'est un gars très sympathique. Il est vraiment gentil avec moi. Au début du camp, il m'a demandé si j'étais confortable au centre et si je me sentirais moins nerveux à l'aile. Je lui ai répondu que c'était le meilleur temps en ce moment pour apprendre à jouer au centre. Je vais faire des erreurs, mais l'important, c'est d'apprendre. Je suis assez intelligent pour jouer au centre. Il me parle beaucoup derrière le banc et m'aide à faire les ajustements nécessaires.»

Un autre Québécois, le défenseur David Savard, l'un des favoris de Tortorella, du moins si l'on se fie à son temps d'utilisation, aide aussi Pierre-Luc Dubois à s'acclimater à son nouvel environnement.

«On est allé manger ensemble une couple de fois et il m'aide à connaître les gars. Le plus drôle, c'est que mon père (Éric) l'a coaché à Baie-Comeau quand j'avais 8 ans. Je ne m'en souvenais pas vraiment et je ne sais pas s'il s'en rappelait lui aussi!»

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