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Charles Hudon aura sa chance de frapper à la porte du Canadien

Charles Hudon... (André Pichette, La Presse)

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Charles Hudon

André Pichette, La Presse

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
BROSSARD

À première vue, et avec les acquisitions du Canadien au cours de l'été, les chances que les plus jeunes joueurs de l'équipe brouillent les cartes et se taillent un poste à Montréal sont minces. Mais Michel Therrien leur a lancé une invitation vendredi à se manifester sans gêne, incluant à l'Almatois Charles Hudon.

«Je dis souvent aux jeunes qu'on ne veut pas qu'ils cognent à la porte, mais qu'ils frappent à la porte, a illustré l'entraîneur-chef lors de son premier point de presse de la saison, vendredi au Complexe Bell.

«Quand tu es chez vous et que quelqu'un frappe à la porte, ça ouvre la porte!, a-t-il renchéri, dans le même registre. C'est le même principe pour un jeune qui veut jouer dans la Ligue nationale. Il y a beaucoup de nos jeunes qui commencent à frapper de plus en en plus fort, ce qui est sain pour une organisation. C'est sain d'avoir des jeunes qui commencent à être proches. On commence à sentir qu'ils frappent pas mal fort.»

Avec pas moins de 61 joueurs au camp d'entraînement et à cause d'un calendrier achalandé qui verra le Canadien disputer cinq matchs en sept jours à compter de lundi, des jeunes comme Hudon, Michael McCarron, Nikita Scherbak et Artturi Lehkonen auront de belles opportunités de peut-être même défoncer l'une de ces portes.

Moins d'un an après avoir goûté à la LNH pour la première fois de sa carrière, bien que pour seulement trois matchs, Hudon ne demande pas mieux.

«Quand tu es un joueur de hockey, tu veux évoluer au niveau le plus élevé, et c'est la Ligue nationale, a fait remarquer l'ailier gauche de 22 ans, qui a complété un trio avec McCarron et Stefan Matteau vendredi matin.

«C'est sûr que j'en voulais plus, et j'en veux encore plus. Comme Marc Bergevin le dit depuis qu'il est arrivé ici, quand un jeune a sa chance de faire l'équipe, il faut qu'il fasse sa place. Si je dois battre un vétéran, battre une autre recrue, c'est ce que je dois faire. J'ai connu une bonne journée hier (jeudi), une autre bonne aujourd'hui et je vais continuer d'ici la fin du camp. Je ne veux pas savoir qui se trouve sur l'alignement; tout ce qui m'intéresse, c'est de savoir que je suis encore ici à la fin de chaque journée.»

Portes tournantes

Lors de son très bref séjour dans la LNH en décembre, Hudon a trouvé le moyen de se mettre en évidence en obtenant une mention d'aide lors de chacune de ses deux sorties, à Detroit et contre Ottawa. Mais le reste de la saison, il a souvent dû chercher ses repères à St. John's, dans un vestiaire où les joueurs partaient et revenaient au rythme des éclopés à Montréal.

«Nous avons connu un fort début de saison quand il n'y avait pas de blessés à Montréal. Ensuite, nous avons eu une cinquantaine de joueurs différents, et ç'a été plus difficile de créer une chimie à l'intérieur de l'équipe. Des vétérans comme Gabriel Dumont et Bud Holloway ont travaillé fort pour rassembler les joueurs. Même les gars de deuxième année, comme moi, ont dû assumer du leadership parce qu'il manquait beaucoup de joueurs», a relaté Hudon.

Dans le contexte qui régnait chez les Ice Caps, Hudon a trouvé le moyen de mener la formation terre-neuvienne avec une récolte de 28 buts en 67 matchs, et de terminer deuxième derrière Holloway avec 53 points. Il a été particulièrement prolifique lors des 18 dernières rencontres du calendrier régulier, avec 12 buts et 17 points. Mais ses efforts n'ont pas permis à son équipe de vivre les séries éliminatoires.

«À cette période de la saison, il nous manquait des points au classement et des buts en avantage numérique pour espérer participer aux séries. C'est ce que j'ai essayé de faire. Sylvain (Lefebvre, l'entraîneur-chef des IceCaps) m'a dit que j'avais bien terminé la saison, et de mon côté, j'étais très satisfait.

«Je n'ai pas 27 ou 28 ans, je suis encore jeune et j'ai encore des choses sur lesquelles travailler. Tout au long de l'été, j'ai travaillé sur tous les aspects qui me manquaient. Il me reste à les mettre en pratique sur la patinoire.»

«On veut qu'il soit rapide, explosif, responsable avec la rondelle, a précisé Therrien. Quand un joueur remplit ces facettes de son jeu, on le sent de plus en plus près de la Ligue nationale.»

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