Jacques Martin, 30 ans plus tard

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Jacques Martin a gagné la Coupe Stanley après 30 ans dans la LNH.

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«J'ai gagné une Coupe Memorial en 1986, une médaille d'or aux Jeux olympiques de 2002, la Coupe du monde en 2004 et le Championnat du monde en 2007. La chose qui manque, c'est la Coupe Stanley.»

Ces propos, Jacques Martin les tenait le 18 juin 2015, en entrevue à La Presse. L'ancien entraîneur-chef du Canadien venait alors d'être promu adjoint spécial à l'entraîneur des Penguins à l'époque, Mike Johnston.

Un an plus tard, et contre toute attente, Martin a finalement ajouté ce qui manquait à son éloquent palmarès. Quand il a soulevé la Coupe Stanley, dimanche, c'était l'aboutissement d'un long parcours qui a commencé, dans la LNH, en 1986 avec les Blues de St. Louis. Et qui s'est poursuivi à Chicago, Québec, Denver, Ottawa, Sunrise et Montréal, avant l'arrivée à Pittsburgh...

«Tu réalises un peu les rêves que tu avais quand tu étais enfant, raconte Martin, joint au téléphone par La Presse. Je viens de la campagne, j'ai été élevé sur une ferme. Quand j'étais petit, on jouait avec les voisins sur des patinoires extérieures, sur les ronds gelés dans le champ. Tu rêves au but gagnant. Quand tu soulèves la Coupe, c'est à ça que tu penses. Tu as la réalité devant toi. Tu y as souvent rêvé, maintenant tu le vis, tu l'apprécies et tu réalises à quel point c'est difficile de l'obtenir. Après 30 ans de travail dans la ligue...»

Même s'il était visiblement ému par le triomphe des siens, Martin assure que ce n'est pas l'émotion qui l'a fait faiblir quand son tour est venu de soulever la Coupe Stanley. «Non, c'est plus la déficience dans l'épaule! À mon âge, le haut de mon corps n'est pas comme il devrait l'être», lance-t-il en riant.

Kristopher Letang et Sidney Crosby... (PHOTO CHARLES LECLAIRE, USA TODAY SPORTS) - image 2.0

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Kristopher Letang et Sidney Crosby

PHOTO CHARLES LECLAIRE, USA TODAY SPORTS

Un rôle clé

De cette conquête inattendue des Penguins, Jacques Martin fait certainement partie des acteurs clés. En tant qu'adjoint, son rôle consistait à s'occuper du désavantage numérique, mais surtout, des défenseurs. Et s'il y a un groupe d'arrières qui semblait suspect - sur papier - dans la LNH, c'était bien celui des Penguins.

Derrière le talentueux Kristopher Letang, on trouvait Trevor Daley, un vétéran qui semblait sur la pente descendante. Les Penguins l'ont d'ailleurs acquis en milieu de saison en retour de Rob Scuderi, un joueur en fin de carrière.

Olli Maatta est rempli de promesses, mais n'a que 21 ans. Idem pour Brian Dumoulin, 24 ans, qui n'avait que 14 matchs d'expérience dans la LNH avant le début de la saison. Justin Schultz a connu sa part de difficultés à Edmonton, tandis que Ian Cole et Ben Lovejoy sont essentiellement des défenseurs de troisième duo.

«On est choyés d'avoir un défenseur comme Kris, un joueur d'élite qui est responsable dans les deux sens de la patinoire, un leader, un compétiteur. C'est notre général. L'acquisition de Daley a joué pour beaucoup dans notre brigade. Son habileté à patiner, à passer la rondelle, à appuyer l'attaque. Malheureusement, il s'est blessé. Ensuite, Maatta et Dumoulin ont bien progressé. Lovejoy nous a donné de l'excellent travail, surtout avec la perte de Daley.

«Aussi, le travail des attaquants a beaucoup aidé. On préconisait un jeu agressif en zone adverse. Notre objectif était de passer le moins de temps possible dans notre zone. Les défenseurs ont bien joué, mais l'équipe aussi, en général.»

Le même but en tête

Les Ducks d'Anaheim ont annoncé hier l'embauche de Randy Carlyle. C'est donc dire qu'il ne reste plus qu'un seul poste d'entraîneur-chef dans la LNH, et c'est à Calgary. Selon une station de radio de Vancouver, les finalistes pour le poste seraient Glen Gulutzan et Todd Reirden.

Jacques Martin assure ne pas avoir soumis sa candidature pour un poste ce printemps. «Peut-être que la durée de nos séries m'a été défavorable, ils ont peut-être pris leur décision, a-t-il expliqué. Sinon, j'espère être considéré.»

«Chaque fois que j'ai été entraîneur-chef dans la Ligue nationale, je n'ai jamais postulé. Ce sont eux qui sont venus me chercher. On va voir. Ils connaissent mon nom.»

Pour l'heure, Martin continuera donc à dormir sur ses deux oreilles. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août, il tiendra, comme toujours, son école de hockey à Rigaud et à Hawkesbury. Ses protégés des Penguins Kristopher Letang, Pascal Dupuis et Marc-André Fleury devraient y être, tout comme Alexandre Burrows et Jean-Gabriel Pageau.

Entre-temps, il a de quoi se tenir amplement occupé. Lundi, c'était le vol de retour de San Jose vers la Pennsylvanie. Hier, il répondait à ses nombreux messages de félicitations. Aujourd'hui, c'est le défilé des champions à Pittsburgh et demain, ce sera l'heure des rencontres de fin de saison avec les joueurs. «Et la semaine prochaine, c'est déjà le repêchage!», ajoute-t-il.

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