Sven Andrighetto a passé un bon week-end

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Sven Andrighetto a signé un contrat d'une valeur de 650 000 $ pour une saison avec le Canadien.

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On peut dire sans se tromper que Sven Andrighetto vient de passer un bon week-end. Samedi, le Canadien a annoncé qu'il signait un contrat d'un an. Et dimanche, il a assisté à son tout premier Grand Prix de Formule 1.

Et comme si ça ne suffisait pas, c'est son pilote préféré, Lewis Hamilton, qui l'a emporté !

«C'est gros en Europe. Je regarde toujours les Grands Prix à la télévision quand mon horaire me le permet. À la télévision, c'est rapide, mais en vrai, ça va encore plus vite!», s'est exclamé Andrighetto, joint par La Presse quelques minutes avant son vol de Montréal vers la Suisse, où il s'entraînera jusqu'en août.

Revenons au hockey. Ce contrat d'un an, d'une valeur de 650 000 $, représente l'aboutissement d'une année productive pour le jeune Suisse. Pour la première fois de sa carrière, il a disputé plus de matchs dans la LNH (44) que dans la Ligue américaine (26). En fin de saison, avec les blessés qui s'accumulaient chez le Tricolore, il jouait régulièrement plus de 15 minutes par match. Il a conclu la saison avec 7 buts et 10 aides pour 17 points.

Blessures ou pas, Andrighetto croit qu'il a sa place à Montréal. Et Marc Bergevin en pense visiblement autant, puisqu'il lui a accordé une entente à un volet, ce qui signifie que s'il est renvoyé dans la Ligue américaine, il continuera à toucher son plein salaire de la LNH.

«Je crois que je le méritais, assure Andrighetto. Je sais que j'ai ma place dans la LNH et ils me voient comme ça, sinon ils ne m'auraient pas offert ce contrat.» 

«Je m'y attendais puisque je jouais beaucoup en fin de saison. Et au Championnat du monde, j'ai été le meilleur marqueur de mon équipe.»

Le retour en santé de tout le monde n'inquiète pas non plus Andrighetto quant à sa place dans la hiérarchie de l'équipe. En deuxième moitié de saison, le Canadien a longtemps été privé de Brendan Gallagher, Daniel Carr et Brian Flynn, tandis que Dale Weise et Tomas Fleischmann ont été échangés et remplacés par un seul attaquant en Phillip Danault. Il y avait donc essentiellement quatre trous dans la formation, ce qui a permis à des joueurs comme Michael McCarron, Jacob De La Rose et Lucas Lessio de voir un peu d'action dans la LNH.

«Je me vois comme un joueur des trois premiers trios, qui peut monter selon les blessés. Je crois que je peux grimper dans la hiérarchie et en prendre plus au besoin», estime l'ailier de 23 ans.

Et s'il obtient ces responsabilités supplémentaires, Andrighetto entend bien en profiter. C'était en effet son désir de signer une entente d'une seule saison, une sorte de pari pour l'avenir. «Je crois qu'en une saison, je peux montrer ce dont je suis capable et obtenir un meilleur contrat ensuite», plaide-t-il.

Expérience positive en Russie

Visiblement, Andrighetto n'a pas de déficit de confiance.

S'il croit autant en ses moyens, c'est notamment parce qu'il vient de vivre une expérience enrichissante au Championnat du monde. Il a amassé sept points en sept matchs, pour terminer au premier rang des compteurs de la Suisse.

«Je jouais au sein du deuxième trio, mais je jouais aussi une minute ou un peu plus par avantage numérique, explique-t-il. C'était une très bonne expérience. Pour la confiance aussi, c'était bon.» 

«C'est mon premier tournoi international depuis le Mondial junior de 2013. Cette fois, c'était contre des hommes. Je ne savais pas à quoi m'attendre et j'ai joué du bon hockey. Sur la scène internationale, je sais que je peux tenir mon bout.»

Bref, Andrighetto croit avoir fait des bonds de géant depuis que le Canadien l'a réclamé au troisième tour (86e au total) au repêchage de 2013. Son talent n'a jamais fait de doute, comme en font foi ses saisons productives dans la Ligue américaine. Mais sa constance au travail faisait parfois grincer des dents, au point où Sylvain Lefebvre (entraîneur-chef du club-école) l'a déjà laissé de côté à quelques reprises.

L'Helvète souhaite maintenant que ces épisodes soient derrière lui.

«Si je recule à mes débuts dans l'organisation du Canadien, je sens que j'ai progressé d'année en année. Je comprends l'importance de faire preuve de constance.»

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