Conor Sheary vit son rêve de jouer avec Sidney Crosby

Conor Sheary a inscrit le deuxième but des... (Photo Gene J. Puskar, AP)

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Conor Sheary a inscrit le deuxième but des Penguins lors du premier match de la série finale, lundi soir, après avoir accepté une brillante passe de Sidney Crosby.

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Jonas Siegel
La Presse Canadienne
Pittsburgh

Conor Sheary était encore à l'école secondaire lorsque Sidney Crosby a disputé la finale de la Coupe Stanley en 2009.

Il se souvient d'avoir regardé chaque match de cette finale, ne pensant jamais qu'il allait se retrouver sept ans plus tard en finale avec le capitaine des Penguins de Pittsburgh.

«Tu rêves de te rendre là, mais tu ne peux te l'imaginer, particulièrement lorsque tu es un joueur non-repêché comme ç'a été mon cas», a expliqué l'ailier de 23 ans.

Sheary, qui n'a jamais figuré sur le radar des équipes de la LNH, produit à l'aile gauche au sein du trio de Crosby. Il a inscrit le deuxième but des Penguins lors du premier match de la série finale lundi soir après avoir accepté une brillante passe du joueur étoile canadien.

«C'est tellement facile de jouer avec lui, parce qu'il peut te repérer partout sur la patinoire», a évoqué Sheary.

C'était assez enivrant comme sensation, surtout pour un joueur qui a été ignoré au repêchage par les 30 équipes du circuit Bettman.

«Cette année est assez invraisemblable, c'est un véritable tourbillon, a dit Sheary. Et (lundi) soir fut un moment très spécial dans ma carrière.»

Il s'agissait de son troisième but et de son huitième point des séries éliminatoires. Le joueur le moins bien rémunéré de l'équipe est, pour le moment, sur le même trio que le joueur le plus talentueux de la planète sur la plus grande scène possible.

Sheary, un hockeyeur de cinq pieds huit pouces et 175 livres, est un produit de l'Université du Massachusetts-Amherst, où il a disputé quatre saisons complètes. Le joueur originaire de Winchester, au Massachusetts, a dominé la colonne des marqueurs du club-école des Penguins avant de conclure un pacte de deux ans avec le club de la LNH l'été dernier.

La plupart des autres équipes lui ont présenté des contrats d'essai à titre d'amateur. Les Penguins, a dit Sheary, furent l'une des rares formations à être réellement intéressées à ses services.

«Je crois que le fait qu'on ait levé le nez sur moi à quelques reprises m'a rendu les choses beaucoup plus faciles», a-t-il confié.

Sheary a entamé la campagne avec le club-école de Wilkes-Barre, qui était alors dirigé par Mike Sullivan. Ce dernier a éventuellement été nommé l'entraîneur-chef des Penguins, à la suite du congédiement de Mike Johnston.

Questionné à savoir pourquoi il existe une telle chimie entre Crosby et Sheary, Sullivan a répondu en évoquant la rapidité du jeune homme, sa capacité à se créer de l'espace en zone restreinte, son intelligence et son instinct autour du filet adverse.

«Ce sont toutes des habiletés qui constituent les forces du jeu de Sid, a mentionné Sullivan. Ainsi, puisque Conor joue avec lui, ça permet à Sid d'échanger la rondelle avec un joueur qui est sur la même longueur d'onde, et ça lui permet de se créer de l'espace puisque les défenseurs adverses doivent avoir Conor à l'oeil. Je crois que leurs habiletés sont complémentaires.»

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