Les Oilers diront adieu au Rexall Place mercredi

Le Rexall Place accueillera son dernier match des... (Photo Jason Franson, PC)

Agrandir

Le Rexall Place accueillera son dernier match des Oilers d'Edmonton, mercredi.

Photo Jason Franson, PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Dean Bennett
La Presse Canadienne
Edmonton

Il n'était pas voulu. Il est arrivé en retard, il a nécessité des investissements majeurs et il a été utilisé plus longtemps que prévu.

Mais si le Rexall Place - autrefois le Skyreach Centre et le Northlands Coliseum - était un invité non-désiré, il s'est avéré être une hôte parfait pendant presque 42 ans parsemés de hauts et de bas.

L'amphithéâtre circulaire en béton situé dans le nord-est de la ville accueillera son dernier match des Oilers d'Edmonton, mercredi.

Les amateurs et les anciens joueurs diront au revoir à l'édifice que les habitants d'Edmonton ne croyaient pas nécessaire au début des années 1970. À l'époque, les citoyens avaient refusé à deux reprises que la ville ne s'implique dans la construction d'un nouvel aréna visant à remplacer le Edmonton Gardens de 7000 places.

Mais lorsque les Oilers et l'Association mondiale de hockey ont pris leur envol en 1971, et alors que les Jeux du Commonwealth allaient éventuellement être présentés dans la capitale de l'Alberta, les élus municipaux ont réalisé qu'un nouvel amphithéâtre était nécessaire.

L'Association d'exposition d'Edmonton a payé la facture avec l'aide du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral. Les différents parties ont choisi de l'établir sur un terrain de cinq hectares en 1973.

Les problèmes ont ensuite commencé.

Le sol était instable. Les travailleurs de la construction ont fait la grève. L'acier n'était pas au rendez-vous. Les coûts sont passés de 10 à 18 millions $.

Les ennuis ont fait l'objet de blagues. Les Oilers et leurs partisans se sont tout de même installés dans le nouvel édifice, grandissant avec l'équipe de l'Association mondiale jusqu'à ce que le propriétaire Peter Pocklington change tout en 1978 en faisant l'acquisition d'un adolescent du nom de Wayne Gretzky - celui qui allait populariser l'édifice.

Moins d'une décennie plus tard, Pocklington allait être diabolisé par les amateurs d'Edmonton pour avoir échangé Gretzy aux Kings de Los Angeles pour 15 millions $ US, deux joueurs et trois choix de première ronde.

Mais avant cette transaction, Gretzky et les autres vedettes de l'équipe comme Mark Messier, Jari Kurri, Paul Coffey, Kevin Lowe, Glenn Anderson et Grant Fuhr - sous les ordres de Glen Sather - avaient changé le hockey avec leur style de jeu européen et rythmé qui a permis aux gens d'Edmonton de savourer plusieurs triomphes.

Le Rexall Place était un endroit où pères et fils, mères et filles, allaient s'acheter un sac de maïs soufflé pour se perdre dans un monde d'une importance illusoire soutenu par des émotions à l'état brut pendant quelques heures.

Ce fut une route parsemée de hauts et de bas pour cet édifice ainsi qu'un important rappel que dans le sport, tout comme dans la vie, la joie se trouve dans l'aventure.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer