Transactions: encore quelques heures...

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Le directeur général du Canadien Marc Bergevin tentera de consolider son équipe en vue de la saison prochaine.

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(San Jose) L'état-major du Canadien est en Californie depuis jeudi dernier afin de préparer la date limite des transactions. C'est à distance que Marc Bergevin a conclu les départs de Dale Weise et Tomas Fleischmann en attendant que les joueurs viennent le rejoindre à San Jose, hier après-midi. Ça se comprend aisément: on aurait mal vu le directeur général se couper du monde pendant une envolée de six heures, la veille de la date limite des transactions, pendant que toutes sortes de tractations ont lieu sur le plancher des vaches!

Mais au-delà de la transaction annoncée vendredi soir avec les Blackhawks de Chicago, le Tricolore trame-t-il quelque chose d'autre à quelques heures du coup de gong?

On l'a déjà évoqué, son principal défi est désormais de trouver preneur pour des joueurs sous contrat qui ne feront peut-être pas partie du noyau dur de l'équipe à partir de maintenant.

Le nom de Lars Eller continue d’alimenter les... (Photo Bernard Brault, archives La Presse) - image 2.0

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Le nom de Lars Eller continue d’alimenter les rumeurs.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Parmi eux, le nom de Lars Eller continue d'alimenter les rumeurs, et il apparaît comme le plus susceptible de quitter Montréal. Mais ça ne veut pas dire que ça doit se produire à la date limite des transactions.

Les deux équipes le plus souvent mentionnées à propos d'Eller sont les Blue Jackets de Columbus et les Oilers d'Edmonton. Le DG des Blue Jackets Jarmo Kekalainen avait lui-même recruté le Danois à l'époque où il travaillait pour les Blues de St. Louis et, selon ce qu'on raconte, il continue de penser que son ancien poulain n'est pas bien utilisé à Montréal.

Le nom d'Eller est également lié à celui des Oilers depuis environ un mois. Mais qu'ont en commun le Tricolore, les Blue Jackets et les Oilers? Ce sont trois formations qui, vraisemblablement, ne participeront pas aux séries éliminatoires.

Or, une étude des transactions concoctées depuis cinq ans dans les heures précédant la date limite des transactions nous démontre à quel point les échanges entre deux formations éliminées sont rarissimes.

Certes, il y a eu plusieurs transactions impliquant deux équipes qui, finalement, n'ont pas participé aux séries. Mais deux équipes déjà sorties du portrait au début du mois de mars et qui font des affaires ensemble, voilà qui est beaucoup plus rare.

En avril 2013, durant le calendrier écourté par le lock-out, les Hurricanes de la Caroline accusaient déjà cinq points de retard en vue d'une place en séries lorsqu'ils ont acquis Marc-André Bergeron du Lightning de Tampa Bay. Le défenseur québécois n'a pas fait pencher la balance dans la cause perdante des Canes, et ce furent ses derniers coups de patin dans la LNH.

Sinon, en février 2011, l'Avalanche du Colorado et les Oilers, tous deux loin de leur profit, s'étaient échangé des joueurs de ligues mineures.

Bien sûr, il y a eu la fameuse transaction, le 4 mars 2014, qui a envoyé Roberto Luongo aux Panthers de la Floride en retour de Jacob Markstrom et Shawn Matthias. Mais au moment de la transaction, les Canucks n'étaient qu'à deux points d'une participation aux séries.

De la même manière, on ne pouvait pas considérer les Sénateurs d'Ottawa comme des «vendeurs», en mars 2014, lorsqu'ils ont acquis Ales Hemsky des Oilers en retour de deux choix au repêchage. Ils espéraient que Hemsky les aide à combler un retard de quatre points, ce qui ne s'est jamais matérialisé.

Bref, si le Canadien décidait de transiger avec les Blue Jackets, les Oilers ou une autre formation plus près du sous-sol que du grenier, il agirait de façon innovatrice.

Mais toutes les avenues méritent d'être explorées.

Penser à l'avenir... rapproché

L'acquisition de Phillip Danault démontre que le Canadien a cherché à monnayer deux vétérans en les remplaçant par des effectifs plus jeunes et, dans le cas de Weise, plus abordables dans l'avenir. Mais surtout, en allant chercher un attaquant de 23 ans qui risque de demeurer pour de bon dans la formation, l'équipe s'améliore en fonction de la saison prochaine. Ce n'est pas la même stratégie que si le Canadien avait uniquement reluqué des choix au repêchage.

Ce ne serait pas surprenant de voir Bergevin agir encore de cette façon s'il procède à une autre transaction. En effet, peu importe la tournure qu'a prise la saison du Canadien, la réalité ne change pas: l'âge du noyau de l'équipe et les contrats de ses meilleurs joueurs suggèrent que les deux prochaines saisons seront les plus propices pour faire une poussée en séries. 

À n'en pas douter, ce que fera Bergevin aujourd'hui, en marge du repêchage, puis à l'ouverture du marché des joueurs autonomes sera destiné à consolider son équipe en vue de la saison prochaine.

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