Paul Byron se sent plus en sécurité que jamais

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Paul Byron a accepté mardi un pacte qui lui rapportera, globalement, la somme de 3 500 000 $ US.

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La Presse Canadienne
Michel Lamarche

Inquiet du sort qui l'attendait deux jours avant que ne s'amorce le calendrier 2015-2016, Paul Byron se sent maintenant plus en sécurité que jamais. Voilà ce que l'on peut ressentir lorsque l'on a en poche un contrat couvrant les trois prochaines saisons.

L'une des agréables surprises chez le Canadien au fil d'une saison remplie de bas, Byron a accepté mardi un pacte qui lui rapportera, globalement, la somme de 3 500 000 $ US.

«Je suis vraiment très heureux de la tournure des événements, a confié Byron, qui avait paraphé l'été dernier une entente d'une valeur de 900 000 $, alors qu'il évoluait toujours avec les Flames de Calgary.

«Ma famille et moi sommes soulagés. Je n'ai jamais ressenti ce genre de sécurité dans le passé. À chaque fois que la date limite des transactions approche et que vous n'avez pas de contrat en vue de la prochaine saison, il existe toujours la possibilité que vous soyez échangé. Nous avons déménagé déjà une fois cette saison, et j'ai l'impression qu'un poids énorme a été retiré de mes épaules. Je peux maintenant me concentrer sur mon travail afin d'aider cette équipe à gagner.»

Il y a moins de cinq mois, le 5 octobre dernier, le nom de Byron avait été soumis au ballottage par les Flames, visiblement peu convaincus qu'il pouvait contribuer aux succès de cette jeune et montante équipe à cause des blessures qu'il avait subies. Malgré l'incertitude qui entourait son avenir, l'ancien porte-couleurs des Olympiques de Gatineau était persuadé qu'il pouvait aider une formation de la LNH.

«Je savais que je me trouvais dans une situation difficile à Calgary avec mes deux blessures sérieuses - une hernie abdominale et une fracture à un poignet, qui ont nécessité des opérations - et une formation composée de jeunes joueurs affamés de compétition. Je pense qu'ils [les Flames] ont eu des doutes à mon sujet à cause de mes blessures.

«Mais dans le fin fond de moi, enchaîne-t-il, j'étais conscient de ce que je pouvais apporter à une équipe, ainsi que de mon ardeur au travail. À mes yeux, ça n'a jamais été une question de ce que je ne pouvais pas faire, mais bien de ce que je pouvais réaliser.»

Moins de 24 heures après avoir joué les héros en tirs de barrage face aux Flyers de Philadelphie, le 19 février, Byron a reçu une offre de Marc Bergevin par l'entremise de son agent J.P. Barry.

«Le processus a été assez rapide. Mon agent et ''Berg'' entretiennent de très bonnes relations, et je sais qu'ils ont discuté de ma force de caractère, de mon éthique de travail et de ce que j'apporte à une équipe. Le Canadien est arrivé avec une première proposition et après discussions, nous avons convenu d'une entente satisfaisante pour les deux parties», a raconté Byron.

Avant la rencontre de samedi face aux Maple Leafs de Toronto au Centre Bell, Byron avait obtenu huit buts et quatre passes en 41 matchs. Il a su se mettre en évidence grâce à sa rapidité et à sa faculté à produire en désavantage numérique. Il se classe d'ailleurs dans le top 5 dans la LNH au chapitre des buts (3) et des points (5) lorsque son équipe joue à court d'un homme.

À défaut de menacer les Patrick Kane et Tyler Seguin de ce monde dans la course au Art-Ross, Byron se voudra un sérieux candidat chez le Canadien au Trophée Jacques-Beauchamp, remis annuellement au joueur qui a apporté une contribution significative à l'équipe sans en retirer d'honneurs particuliers.

«Mon style de jeu et mes aptitudes cadrent très bien dans la culture qui existe ici. La direction du Canadien exige des joueurs qui travaillent avec acharnement, qui affichent du caractère, qui s'attardent aux détails et qui respectent le système de jeu», estime Byron lorsque vient le temps d'expliquer ses succès avec l'organisation montréalaise.

Maintenant qu'il sait où il jouera l'automne prochain, Byron se fixe des objectifs clairs, qui n'ont rien à voir avec le nombre de buts ou de points qu'il récoltera.

«Je veux disputer 82 matchs et prouver que je ne suis pas susceptible d'être blessé à cause de ma petite taille, a expliqué Byron, qui a raté huit rencontres cette saison à cause d'une blessure au bas du corps, entre le 23 janvier et le 9 février. Je sais que je peux jouer une saison complète dans cette ligue, et je veux aussi montrer que je mérite chaque dollar de ce contrat.»

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