Le tandem de Barberio-Emelin joue avec aplomb

Mark Barberio... (Archives, La Presse)

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Mark Barberio

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne

En P.K. Subban, Andrei Markov, Jeff Petry et Nathan Beaulieu, le Canadien possède un quatuor de défenseurs qui fait sans doute l'envie de bien des formations de la Ligue nationale, surtout par leur mobilité. Mais depuis quelques matchs, ce sont ceux qui forment le soi-disant troisième tandem de l'équipe qui s'attirent les plus beaux éloges.

L'absence de Tom Gilbert, au rancart depuis six matchs, a ouvert la porte à Mark Barberio, et le défenseur montréalais semble déterminé à saisir sa chance et compliquer la tâche de l'entraîneur-chef Michel Therrien. De plus, la présence de Barberio aux côtés d'Alexei Emelin a redonné vie à l'arrière-garde russe, qui connaît un intéressant début de 2016.

Le mois de décembre a été particulièrement pénible pour Emelin, lui qui a présenté un différentiel déficitaire de moins-11 en 12 rencontres. C'est d'ailleurs juché sur les galeries de presse à Tampa Bay et en Floride qu'il a regardé les deux derniers matchs de ses coéquipiers en 2015.

Mais en trois sorties en janvier, Emelin domine la LNH avec un ratio de plus-6 et mène le Canadien avec un total de 13 mises en échec. Au fil de ces trois matchs, il s'est même permis de récolter deux mentions d'aide, égalant sa production des trois premiers mois du calendrier régulier.

En guise de comparaison, Subban compte lui aussi deux points en janvier, un de plus que Beaulieu. De leur côté, Markov et Petry sont à la recherche d'un premier point en 2016, et affichent des différentiels de moins-3 et moins-2 respectivement.

Comme l'a mentionné Therrien lors de son point de presse à la suite de la victoire du Canadien mercredi, Emelin a bien entamé la saison. Une blessure subie en novembre, à cause de laquelle il a manqué cinq rencontres au milieu du mois, semble toutefois avoir été le point de départ d'une baisse de régime significative.

«Il n'y a pas beaucoup de joueurs qui auraient évolué avec ce genre de blessure, l'a excusé Therrien. Il a quand même joué pendant deux ou trois semaines avec une légère fracture à un pied. Après un certain temps, il n'était plus capable de continuer et ça ne guérissait pas. C'est la raison pour laquelle nous avons pris un recul avec lui. À son retour, ç'a été un peu difficile, mais dernièrement, il offre du jeu solide.»

Therrien n'était pas en mesure de dire, mercredi, si l'entrée en scène de Barberio a joué un rôle quelconque dans la relance d'Emelin, mais on sentait dans ses propos qu'il apprécie ce que Barberio apporte à l'équipe.

Le capitaine du Canadien Max Pacioretty doit avoir remarqué quelque chose lui aussi, car il considérait qu'il avait été le meilleur joueur du Tricolore lors du match en plein air à Foxborough.

«Il est très stable, a souligné Therrien au sujet de Barberio. Il ne faut pas oublier qu'il a une expérience d'une bonne centaine de matchs dans la Ligue américaine et qu'il a été déjà été nommé meilleur défenseur de la ligue, a rappelé Therrien, en faisant allusion au trophée Eddie-Shore que Barberio a reçu à l'issue de la saison 2012, avec les Admirals de Norfolk.

«Avec certains joueurs, ça prend parfois un peu plus de temps, a renchéri le pilote du Canadien. Mais il est solide défensivement, il patine bien et transporte bien la rondelle.»

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