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Le président des Hurricanes réfute les rumeurs de déménagement

Malgé la pire moyenne de spectateurs (10 759)... (Photo James Guillory, USA Today)

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Malgé la pire moyenne de spectateurs (10 759) lors de leurs matchs présentés à domicile depuis le début de la saison, les Hurricanes sont en Caroline pour y rester, assure le président de l'équipe Don Waddell.

Photo James Guillory, USA Today

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(Raleigh) Ça fait plus d'un an que Don Waddell entend les rumeurs, et ça fait plus d'un an qu'il les réfute patiemment.

«Jamais un déménagement n'a été évoqué dans nos discussions», insiste le président des Hurricanes de la Caroline, qui a été embauché par le propriétaire Peter Karmanos Jr. pour augmenter les revenus de l'équipe et rendre le PNC Arena le plus occupé possible.

«Nous croyons encore que Raleigh est un bon marché. Nous sommes de ces équipes qui ont besoin d'augmenter leurs revenus au guichet, c'est vrai. Mais c'est un marché qui a démontré par le passé qu'il pouvait être solide. Depuis la Coupe Stanley de 2006, la population a augmenté de 25%. Il arrive tous les jours 68 personnes qui s'établissent ici pour au moins un an.

«Il n'y a aucune raison que ça ne puisse pas fonctionner.»

Du même souffle, l'homme de 57 ans nie, avec une pointe d'humour, qu'il y ait eu du va-et-vient entre Raleigh et Québec au cours des derniers mois.

«On a entendu tout ça aussi, dit-il. Un jour, j'ai entendu dire que j'étais à bord d'un avion privé en direction de Québec. Je suis allé voir tout le monde dans le bureau pour leur dire: "Hé, ç'a l'air que je suis à Québec!"

«Je peux vous assurer que ni Peter ni moi-même ne sommes allés à Québec.»

Des partisans mécontents

Un ensemble de facteurs a contribué à toute cette spéculation entourant les Hurricanes. Parmi eux, il y a les assistances, qui sont en chute libre. L'équipe a terminé au 29e rang de la LNH à ce chapitre l'an dernier et pourrait bien fermer la marche cette année avec une foule moyenne inférieure à 11 000 spectateurs.

Il y a aussi le fait que Karmanos a mis l'équipe en vente l'an dernier après avoir, au cours des cinq dernières années, sollicité les fonds d'un consortium formé d'une vingtaine d'individus ou entreprises.

Malgré ce que ça peut représenter en matière d'image, Don Waddell n'en perd pas le sommeil.

«Quand j'ai été nommé, j'avais loué une maison, mais j'en ai acheté une il y a trois mois, raconte-t-il. Ou bien je ne suis pas très futé, ou bien je pense que l'équipe est ici pour rester.»

Il n'y a pas si longtemps, non seulement les partisans des Hurricanes remplissaient-ils l'amphithéâtre, mais ils arrivaient plusieurs heures avant les matchs pour faire un «tailgate» dans le stationnement. Mais alors que l'équipe est en voie de rater les séries pour la septième année de suite, c'est moins festif que ça l'a déjà été.

«La victoire aide, c'est clair, convient Waddell. Mais chaque année, il y a 14 équipes qui ne font pas les séries. Si l'on compte seulement sur une participation en séries pour faire nos frais, plusieurs équipes auront des problèmes.»

Waddell vend l'espoir d'un avenir meilleur. C'est une ritournelle qui met la patience des détenteurs d'abonnements de saison à rude épreuve. Déjà, ceux-ci s'étaient montrés irrités de voir l'équipe distribuer autant de billets gratuits ou au rabais alors qu'eux payaient le plein prix.

Les Hurricanes ont mis fin à cette pratique.

«Ç'a un certain sens de faire cela quand on est propriétaire de l'aréna parce qu'on retire quand même des revenus des concessions, du stationnement, etc., explique Waddell. Ça nous a coûté des milliers de personnes dans les estrades... mais au moins, on ne se ment pas à nous-mêmes.»

L'équipe perd de l'argent

Peter Karmanos Jr. a 72 ans. Il a sept enfants, dont quatre ont moins de 6 ans. Mettre l'équipe en vente serait parti de l'idée d'éviter les complications pour sa famille si quelque chose lui arrivait. Il a d'abord cherché à vendre juste assez de parts pour demeurer en contrôle de l'équipe, mais personne n'a mordu. Il semble désormais ouvert à carrément passer le flambeau.

«Des groupes se sont montrés intéressés, mais tout le processus de vente peut prendre plusieurs mois», plaide Waddell.

Il faut rappeler que Karmanos a récemment été intronisé au Temple de la renommée du hockey dans la catégorie des bâtisseurs, car il s'est toujours consacré à l'essor du hockey aux États-Unis, auprès des jeunes du Michigan, dans le hockey junior et ensuite dans la LNH. À vue de nez, ce n'est pas le type à laisser sa propriété partir pour Québec.

Il ne faut pas oublier que le bail liant les Hurricanes au PNC Arena est en vigueur jusqu'en 2024 et qu'il comprend une clause protégeant l'édifice d'un déménagement de l'équipe.

«Notre bail est un document public accessible à tous, insiste Waddell. Essayez donc de trouver une façon de vous sortir de ce bail-là et appelez Pete pour le lui dire...»

Fort bien, mais combien de temps le statu quo peut-il durer?

«On perd de l'argent, je ne dirai pas le contraire, admet le président de l'équipe. Mais étant donné que nous possédons à la fois l'équipe et l'aréna, et que l'aréna est rentable, ce n'est pas aussi grave que ce que la revue Forbes peut prétendre. De toute façon, je ne lui accorde pas beaucoup de crédibilité...»

Karmanos et l'expansion

Les gouverneurs de la LNH se réunissent dès cet après-midi en Californie. Il sera entre autres question des candidatures déposées dans le cadre du processus d'expansion.

Peter Karmanos Jr. fait partie du groupe de 10 propriétaires siégeant au comité exécutif, et l'idée d'une expansion devra d'abord être entérinée par le comité avant d'être soumise aux autres propriétaires.

Or, le propriétaire des Hurricanes n'est pas chaud à l'idée, et Don Waddell se range derrière lui.

«Je ne suis pas sûr d'être en faveur, dit Waddell en hésitant. Je vais soutenir l'opinion de mon propriétaire voulant qu'il nous faut avant tout 30 équipes en santé et dans de bons endroits. Si c'est le cas, là, il faudra vraiment parler d'expansion.»

Mais le magot généré par les droits d'entrée dans la ligue - une somme qui irait à 100% dans les poches des propriétaires - n'est-il pas alléchant?

«C'est de l'argent bien mérité pour les équipes qui ont beaucoup investi dans leur franchise», convient-il.

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