Guy Boucher retourne en Suisse

Guy Boucher avait discuté avec les Maple Leafs... (Photo fournie par le SC Berne)

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Guy Boucher avait discuté avec les Maple Leafs de Toronto et les Devils du New Jersey en vue de la prochaine saison, mais les négociations ont achoppé.

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Guy Boucher est rentré en Suisse les mains vides cette semaine.

Il peut néanmoins se consoler à l'idée d'avoir été sérieusement courtisé par deux clubs et, semble-t-il, un troisième.

Non seulement Boucher a-t-il vu ses espoirs de diriger les Maple Leafs de Toronto s'évanouir au dernier instant avec la volte-face de Mike Babcock, mais encore on raconte qu'il a été dans la course pour le poste d'entraîneur-chef des Devils du New Jersey jusqu'à la fin.

Boucher se trouvait à Toronto avec sa femme et la direction de l'équipe lorsque l'appel inattendu de Babcock est survenu, il y a deux semaines. Le processus était très avancé, Boucher était le seul candidat en lice.

On peut deviner le malaise de Brendan Shanahan et de son groupe lorsqu'ils ont laissé Boucher en plan pour entreprendre les négociations avec Babcock... embauché le jour même!

Guy Boucher est enfermé dans un mutisme complet depuis plusieurs semaines. Impossible de sonder ses états d'âme.

Mais plusieurs sources confirment qu'il n'est pas resté sur son appétit très longtemps après le revirement de situation à Toronto.

Il s'est dirigé vers le New Jersey pour de nouvelles rencontres avec la haute direction des Devils. Jusqu'à dimanche, Ray Shero aurait jonglé entre l'idée de suivre son plan d'origine, l'embauche de son ancien homme de confiance dans la Ligue américaine, John Hynes, ou se laisser séduire par ce candidat inattendu, Boucher.

Après plusieurs jours d'hésitation, Shero a finalement tranché en faveur de Hynes, qu'il avait embauché pour diriger le club-école des Penguins en 2010, après en avoir été l'adjoint pendant un an.

Ayant toujours un contrat avec l'équipe de Berne, en Suisse, Guy Boucher avait une fenêtre d'un mois pour négocier avec des clubs de la LNH. La clause prenait fin le 1er juin, date où Ray Shero a finalement tranché et où Boucher a annoncé son retour en Suisse.

Boucher ne détenait pas de clause de sortie l'an dernier. En conséquence, il avait dû refuser le poste d'adjoint et responsable des supériorités numériques sous Mike Babcock à Detroit. Un autre club de l'Ouest lui avait offert un poste semblable. On devine que Babcock lui aurait offert le poste d'adjoint à Toronto s'il n'était pas demeuré fidèle à son bras droit de l'an dernier à Detroit, Jim Hiller. Celui-ci a justement été nommé à titre d'adjoint à Detroit après qu'il eut été impossible pour Babcock d'embaucher Boucher. Hiller s'est joint à Babcock à Toronto le 22 mai.

Entraîneur défensif?

Il est d'ailleurs ironique de constater que Boucher porte aux yeux de certains l'étiquette de coach défensif alors que le meilleur entraîneur de la LNH a tenté de l'embaucher pour diriger les supériorités numériques.

Les images du match de 2011 contre les Flyers de Philadelphie, au cours duquel l'entraîneur Peter Laviolette a demandé à plusieurs reprises à ses défenseurs d'attendre la pression des attaquants de Tampa avant de tenter un jeu, laissant ainsi le jeu dans un état stationnaire, pour ridiculiser le système 1-3-1 de Boucher, ont marqué l'imaginaire.

Ironiquement, Laviolette a utilisé le système à 1-3-1 par la suite avec les Flyers, puis avec la formation américaine au Championnat du monde!

En 2009, sous la direction de Guy Boucher, l'attaque des Voltigeurs de Drummondville a terminé au premier rang de la LHJMQ, tout comme au chapitre des supériorités numériques. Deux joueurs des Voltigeurs, Yannick Massé et Dany Riendeau, ont terminé en tête des compteurs de la ligue. Aucun des deux n'a pu s'accrocher même à la Ligue américaine. Boucher a aussi aidé un certain Mike Hoffman à passer d'une saison de 5 buts (en 19 parties) à... 52 buts (en 62 parties).

L'année suivante, à Hamilton, dans la Ligue américaine, les Bulldogs ont terminé troisièmes au chapitre des buts marqués et premiers pour l'efficacité en supériorité numérique. David Desharnais a fini au quatrième rang des compteurs et Brock Trotter, au sixième rang.

Puis à Tampa, en 2011, malgré l'humiliation de Laviolette, on semble oublier que le Lightning a terminé au septième rang de la LNH pour les buts comptés (deuxième dans l'Association de l'Est) et cinquième dans la ligue en supériorité numérique. Le fameux système de Boucher n'a pas empêché Steven Stamkos de compter 60 buts, de loin son sommet en carrière.

Quand Boucher a été congédié en 2013, le Lightning occupait le premier rang de la ligue au chapitre offensif, sur un pied d'égalité avec les Penguins de Pittsburgh, et trônait aussi en tête de la ligue au chapitre de l'efficacité en supériorité numérique.

Voilà un entraîneur qu'on reverra probablement dans la LNH. Il reste à savoir quand.

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