Le Lightning ne se reconnaît plus

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Il existe un consensus dans le clan floridien: le Lightning que l'on a vu dans les deux matchs à Tampa, ce n'est pas le «vrai» Lightning.

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(TAMPA) On a l'impression de revivre la série Montréal-Ottawa, mais à l'envers.

Le Lightning a beau détenir une avance enviable de 3-1, on dirait parfois que ce sont les hommes de Jon Cooper qui ont le dos au mur dans cette série. On a pu le sentir, vendredi, lors de la rencontre avec les médias avant de prendre l'avion vers Montréal.

«On veut jouer de la bonne façon et je ne crois pas que nous le faisons, a estimé le défenseur Anton Stralman. On regarde le troisième match, on ne méritait pas de le gagner. Et [jeudi], on a reçu la raclée que l'on méritait. On doit comprendre ce qui se passe et régler les problèmes.»

Il existe un consensus dans le clan floridien: le Lightning que l'on a vu dans les deux matchs à Tampa, ce n'est pas le «vrai» Lightning. C'est même à se demander si on voit la vraie équipe depuis le début de cette série.

Le «vrai» Lightning, c'est une équipe dont le jeu est basé sur la vitesse et la possession de rondelle. D'ailleurs, en saison, l'équipe a terminé au 4e rang de la LNH pour la possession de rondelle (indice Corsi de 53 %).

Dans cette série, ce taux a chuté à 42,7 %, contre le Tricolore, qui a terminé au 23e rang de la LNH pour la possession de rondelle, cette saison (48,5 %).

Et pour ceux qui préfèrent les bons vieux tirs au but, sachez que le Canadien a eu l'avantage à ce chapitre dans chacun des quatre premiers matchs. En moyenne, le CH a tiré 36 fois par match sur le gardien adverse, contre 25,5 tirs par match pour le Lightning.

«Ça ne nous ressemble peut-être pas, mais je ne prête pas trop attention aux tirs, a répondu Stralman. [Jeudi], le problème, c'était que les tirs accordés étaient de trop grande qualité. On a accordé plusieurs surnombres, ce sont les jeux qui vont te faire mal. On doit jouer de façon plus intelligente.»

«On doit obtenir plus de tirs, plus d'occasions de marquer, a ajouté l'attaquant Ryan Callahan. Un des aspects de notre jeu dans lequel on excelle est la possession de la rondelle et le contrôle dans le territoire adverse. Je n'ai pas l'impression qu'on a passé assez de temps dans leur zone et on doit revenir à notre style.»

Stamkos doit trouver le moyen

Parlant de joueurs méconnaissables, Steven Stamkos entre dans cette catégorie. Le franc-tireur du Lightning a peut-être marqué son premier but du printemps dans le deuxième match, mais depuis, c'est le calme plat: aucun tir au but en deux matchs. Bref, pas de quoi faire taire les rumeurs de blessure dans son cas...

«On voit bien les défenseurs et les attaquants qui jouent contre lui et ils ont été bons pour le contenir. Le Canadien a été bon à cet égard, a reconnu Jon Cooper. [Avec la couverture dont il fait l'objet], c'est à lui de trouver différentes façons de se rendre au filet, que ce soit avec des tirs sur réception ou en repérant un trou. Mais tu ne marques pas tous ces buts qu'il a marqués en faisant toujours la même chose. Je suis sûr qu'il va trouver une solution.»

Cooper calme le jeu

«Tout est nouveau pour nous», disait Cooper après la défaite de jeudi. C'était sa façon de rappeler que pour plusieurs de ses protégés, la victoire contre les Red Wings au premier tour représentait leur premier succès en séries dans la LNH. Et cette victoire a été arrachée après que le Lightning eut accusé un retard de 2-3 dans la série.

Détenir une avance de 3-0 (maintenant de 3-1) représente donc aussi une nouveauté pour les Tyler Johnson, Ondrej Palat, Alex Killorn et Ben Bishop de son groupe. C'est même une nouveauté pour Cooper lui-même, qui vit avec cette pression d'achever un adversaire pour la première fois dans la grande ligue.

«J'ai eu la chance de diriger jusqu'en finale dans la Ligue américaine. J'ai vécu ce marathon, mais pas à ce niveau. On ne voyait pas toutes ces caméras quand on était au premier tour des séries de la Coupe Calder! Mais ce qui m'encourage, c'est qu'on a passé tous les tests jusqu'ici.»

C'est pourquoi Cooper refuse de céder à la panique.

«On est rendus à, quoi, notre 90e match? Je ne crois pas qu'aucun entraîneur ne te dira que son équipe a joué 90 bons matchs. J'ai parlé à des entraîneurs qui se sont rendus en finale. Ils ont gagné des matchs qu'ils devaient perdre, ils ont perdu des matchs qu'ils auraient dû gagner. C'est un cycle. Les séries, c'est un marathon.

«Est-on un peu fâchés, en tant qu'entraîneurs, de ne pas avoir joué nos meilleurs matchs, surtout à domicile? Oui, c'est troublant. Mais on mène encore 3-1. Et si on veut voir l'aspect positif, nos performances ne peuvent que s'améliorer.»

La réplique de Cooper à P.K.

P.K. Subban a fait sourciller bien des gens avec ses commentaires sur Ben Bishop après la victoire de jeudi, soulignant à maintes reprises que le gardien du Lightning avait été «chanceux» depuis le début de la série. «Il est assis sur un fer à cheval», a-t-il ajouté, en référence à l'objet porte-bonheur. 

Jon Cooper n'a pas voulu se lancer dans une guerre de mots avec le numéro 76. «P.K. est tout un personnage, c'est pourquoi c'est bon qu'il soit dans la ligue, a répondu l'entraîneur-chef du Lightning. Il a peut-être raison, ou peut-être aussi que Ben est un bon gardien.» 

Quand il était entraîneur dans la Ligue américaine, Cooper avait affiché dans le vestiaire de son équipe des articles qui prédisaient à son groupe une exclusion des séries. Si ses méthodes n'ont pas changé, on devine que cette déclaration de Subban se retrouvera quelque part dans le vestiaire du Lightning.

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