Le Canadien assure que le doute ne s'est pas installé

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Michel Therrien ne semblait pas ravi de la performance de son équipe lors du match de vendredi.

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Brossard

Les joueurs du Canadien ont assuré samedi que le gardien des Sénateurs d'Ottawa Craig Anderson n'avait pas semé le doute dans leur esprit, en dépit de ses excellentes performances lors des deux derniers matchs.

Anderson a effectué 120 arrêts sur les 123 tirs du Tricolore dirigés vers lui dans cette série. Le gardien des Sénateurs a de toute évidence le numéro des Montréalais, lui qui présente un dossier de 6-2 et un taux d'efficacité de 96 pour cent en huit départs en séries éliminatoires contre eux.

Pas si vite, dit Dale Weise, qui a marqué deux des trois buts contre Anderson dans la présente série.

«Les gardiens ne nous dérangent pas tellement, a-t-il confié. Tous les gardiens dans cette ligue ont eu notre numéro à un moment où un autre cette saison. Si on effectue encore 46 tirs demain, qu'on se rend au filet pour lui cacher la vue et s'emparer des retours de lancer, alors on va marquer des buts.»

Plus facile à dire qu'à faire. Vendredi, le gardien des Sénateurs est devenu le quatrième cerbère en 30 ans à effectuer 45 arrêts ou plus en temps réglementaire pour l'emporter alors que son équipe faisait face à l'élimination, après Nikolai Khabibulin, Jaroslav Halak et Jonathan Quick, selon l'Elias Sports Bureau. La pression ne semble donc pas l'affecter.

«Il faut rendre crédit à Anderson. Il connaît d'excellentes séries», a dit l'entraîneur-chef Michel Therrien en point de presse à Brossard.

Les joueurs du Canadien, qui ont obtenu congé samedi, ont déclaré qu'ils ont tourné la page sur la rencontre de vendredi et qu'ils continuent de croire qu'en criblant Anderson de rondelles comme ils l'ont fait lors du match no 5, ils finiront par en venir à bout.

«Nous ne sommes pas inquiets, a confié Weise. On a décoché quasiment 50 tirs, et la plupart du temps, lorsque tu atteins ce plateau, tu vas récolter la victoire. De plus, c'est très rare qu'une équipe va marquer cinq buts contre Carey Price. Il faut tourner la page sur le dernier match, parce que ça ne se reproduira pas.»

Un point de vue partagé par David Desharnais, qui a été limité à deux mentions d'aide en cinq matchs jusqu'ici.

«Il n'est pas entré dans notre tête. On l'a déjà affronté, on a déjà marqué des buts contre lui, a-t-il souligné à propos d'Anderson. On a décoché 46 lancers hier (samedi), donc il faut juste lui rendre la vie un peu plus difficile.»

«À notre tour de racheter Price»

À l'autre bout de la patinoire, Price a connu un match ordinaire vendredi, cédant à cinq reprises sur 25 tirs. Visiblement frustré, Price a même lâché un juron après avoir pris congé des journalistes dans le vestiaire du Centre Bell.

«On est tous fâchés après une défaite, c'est normal», s'est limité à dire Therrien.

En véritable meneur, Max Pacioretty ne s'est toutefois pas servi de la performance de Price pour justifier le résultat désastreux de 5-1 dans le match no 5, rappelant qu'il avait sauvé l'équipe à maintes reprises cette saison.

«C'est à notre tour de le racheter», a-t-il simplement dit.

Alors, qui peut se fier davantage sur son gardien, les Sénateurs ou le Canadien? Desharnais a sa petite idée.

«C'est sûr qu'ils ont une bonne équipe qui travaille fort, a-t-il confié. Mais on les a déjà battus trois fois, donc on sait qu'on est encore capables des battre. Sans rien enlever à leur gardien, on a beaucoup plus confiance en Carey qu'eux l'ont en Anderson.»

«Anderson a choisi le mauvais gars à darder», dit Therrien

Si certains observateurs considèrent que les coups de bâton que se sont échangés Brandon Prust et le gardien des Sénateurs d'Ottawa Craig Anderson en troisième période du match no 5 témoignaient de la frustration des joueurs du CH, les principaux intéressés ont juré qu'il n'en était rien.

«Nous ne sommes pas frustrés, même si on aurait préféré gagner, a déclaré David Desharnais samedi. On est tous dans un bon état d'esprit, nous sommes encore dans le siège du conducteur à 3-2.»

Dale Weise, qui est reconnu pour ses talents d'agitateur, a même tourné cet incident à la dérision, estimant que «c'est une bonne histoire à raconter pour vous, les journalistes».

«Il faut oublier cet incident, a-t-il dit. C'est ça qui est bien avec les séries éliminatoires. Nous sommes confiants, encore plus lorsque nous sommes à l'extérieur. Nous n'avons aucune raison d'être frustrés.

«Prusty» est assez bon avec son bâton, a-t-il poursuivi, sourire aux lèvres. «Gally» et lui ont un genre de rituel avant chaque match où ils échangent des coups de bâton. «Prusty» est un assez bon épéiste, il a beaucoup de talent.»

Samedi matin, le défenseur des Sénateurs Eric Gryba a même tenté d'ajouter de l'huile sur le feu en déclarant «que de toute évidence nous les avons frustrés».

L'entraîneur-chef Michel Therrien n'a pas mordu à l'hameçon, préférant dire que Prust a fait exactement ce qu'on lui avait demandé en dérangeant Anderson devant son filet.

«Il faut payer le prix devant le filet d'Anderson, a-t-il martelé. «Prusty» a payé le prix hier - il a été dardé dans les côtes -, mais le problème c'est qu'Anderson a choisi le mauvais gars à qui le faire.»

Prust n'a pu donner sa version des faits puisqu'il n'a pas rencontré les médias samedi après-midi. Il a toutefois rejoint ses coéquipiers à temps pour le voyage en train jusque dans la capitale fédérale.

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