Il faut améliorer l'exécution, dit Michel Therrien

Michel Therrien a refusé de pointer du doigt... (Photo François Roy, La Presse)

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Michel Therrien a refusé de pointer du doigt ses gros canons, tel que Max Pacioretty, pour expliquer les insuccès du Canadien en avantage numérique.

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

 Les ennuis du Canadien en attaque ne datent pas d'hier, et il aurait été utopique de croire qu'ils disparaîtraient en séries éliminatoires, lorsque le jeu devient encore plus serré.

Lors des deux premiers matchs de cette série, le Canadien a inscrit un total de sept buts. Mais lors des deux derniers, il a été limité à deux - gracieuseté de Dale Weise, de surcroît. Pour expliquer la situation, Michel Therrien a identifié un problème bien précis: l'exécution.

«Notre exécution n'est pas aussi bonne que nous le souhaiterions. Nous devons prendre les bonnes décisions avec la rondelle, créer de la circulation devant le filet adverse et décocher nos tirs aux bons moments», a énuméré Therrien.

«On a tenu une réunion ce matin, pas pour générer plus d'attaque, mais plus de rythme, a-t-il poursuivi. Les Sénateurs ont joué un excellent match, très serré. Dans notre cas, c'est une question de positionnement et d'exécution. À l'occasion, on aurait probablement pu mieux exécuter, faisant en sorte de générer plus d'offensive.»

Dans le vestiaire, les joueurs du CH ont tous admis qu'ils devaient en faire plus offensivement afin d'avoir le dessus sur les Sénateurs.

«C'est de plus en plus difficile d'obtenir des chances de marquer, a souligné Brendan Gallagher, qui évolue sur la deuxième vague du jeu de puissance. On prend un match à la fois, mais ç'aurait été bien qu'on marque un but en avantage numérique lors du dernier match. Nous n'avons tout simplement pas été suffisamment bons.»

Le Canadien n'a touché la cible qu'une seule fois en 16 occasions dans cette série contre les Sénateurs d'Ottawa pour un taux de réussite famélique de 6,25 pour cent. Cette disette offensive en affecte certains plus que d'autres.

C'est le cas d'Alex Galchenyuk, qui a semblé irrité de se faire encore rabattre les oreilles avec les problèmes offensifs du Canadien. «Combien de questions sur l'avantage numérique allez-vous encore nous poser?», a-t-il répondu sèchement à un collègue journaliste.

À l'instar de ses coéquipiers, l'attaquant américain a convenu que les unités spéciales sont essentielles, particulièrement dans une série aussi serrée que celle contre les Sénateurs, et a ajouté qu'il fallait à tout prix trouver des solutions.

«Les unités spéciales peuvent changer l'allure d'un match à elles seules, a mentionné Galchenyuk. On est conscient de la situation et on sait qu'on doit s'améliorer. Nous regarderons certaines séquences vidéo demain matin afin de trouver de nouvelles façons de faire les choses, pour qu'on puisse contribuer davantage.»

Il ne faut toutefois pas que les joueurs commencent individuellement à se mettre plus de pression sur les épaules afin de produire en avantage numérique. Therrien a d'ailleurs refusé de pointer du doigt ses gros canons, tel que Max Pacioretty, pour expliquer les insuccès du Canadien. Il considère plutôt que c'est à l'ensemble des joueurs de trouver des solutions.

«Sur le jeu de puissance, ce n'est jamais un joueur qui doit faire la différence, a-t-il dit. C'est une question d'être sur la même longueur d'onde et d'avoir la bonne exécution pour connaître du succès.»

Quoi qu'il en soit, Devante Smith-Pelly, qui a évolué en compagnie de Pacioretty et David Desharnais sur le premier trio mercredi avant de céder sa place à Dale Weise en cours de match, n'a pas paru trop inquiet pour les meilleurs éléments du Tricolore.

«Nos meilleurs joueurs affrontent la meilleure unité défensive (des Sens) à chaque présence sur la patinoire, donc ils sont surveillés étroitement, a-t-il rappelé. Mais ce sont les séries éliminatoires, et s'ils continuent de persévérer, éventuellement ils vont trouver le fond du filet.»

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