Les Jets feront face à l'élimination mercredi

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Pendant les trois premiers matchs, les Jets ont détenu l'avance pendant plus de 65 minutes, comparativement à 11 minutes pour les Ducks.

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
Winnipeg

Un cliché qui circule depuis des années au hockey soutient que la quatrième victoire est la plus difficile à obtenir en séries éliminatoires. Dans le cas des Jets, c'est la première qui leur cause le plus d'ennuis.

Alors qu'ils menaient en troisième période lors de chacun des trois premiers matchs de leur série contre les Ducks d'Anaheim, les Jets ont trouvé un moyen de perdre chacune de ces rencontres.

Mercredi soir, devant leurs bruyants partisans, ils feront face à l'élimination sachant qu'ils n'ont jamais été déclassés mais conscients aussi qu'ils ont aussi une pente très abrupte à gravir.

«Nous ne sommes pas stupides, a fait remarquer le défenseur Mark Stuart mardi. Nous savons que nous avons une longue pente à remonter, mais nous sommes confiants. Ce n'est pas comme si nous nous disions incapables de battre cette équipe. Nous savons que nous sommes capables de les battre.»

Pendant les trois premiers matchs, les Jets ont détenu l'avance pendant plus de 65 minutes, comparativement à 11 minutes pour les Ducks. Et plusieurs observateurs pourraient affirmer que les hommes de Paul Maurice ont mieux paru lors d'au moins deux de ces trois rencontres, incluant celle de lundi soir, au MTS Centre.

«N'oublions pas que nous n'avons pas mené pendant plus de 10 minutes, a dit l'entraîneur des Ducks, Bruce Boudreau. Ça pourrait facilement être 3-0 en leur faveur.»

Il s'agit d'un bien mince prix de consolation pour un club qui marche sur le bord du précipice.

La première étape pour les Jets, selon les joueurs et Maurice, est de ne plus penser à cette situation et de se concentrer sur les aspects de leur jeu qu'ils doivent améliorer lors du quatrième match.

Seulement quatre clubs dans l'histoire de la LNH ont effacé un déficit de 3-0 et remporté une série, mais les turbulences ne sont rien de nouveau pour les Jets.

«Nous avons fourni nos meilleurs efforts dans les situations délicates, a dit le capitaine Andrew Ladd. Nous sommes un groupe qui est tissé serré et la victoire nous tient à coeur. Je ne vois pas pourquoi ça changerait.»

Quant aux Ducks, ils se rappellent que les Kings de Los Angeles ont comblé un déficit semblable il y a un an, contre les Sharks de San Jose. Ils sont résolus à ne pas vivre un tel scénario.

«Nous faisons face à une équipe sur les talons. Nous les avons dans la position idéale et c'est à nous de les finir, a rappelé le gardien Frederik Andersen. Nous ne voulons pas leur donner le moindre espoir.»

Lundi, lors du premier match de séries à Winnipeg depuis 19 ans, le MTS Centre était si bruyant que Boudreau touchait constamment ses joueurs sur l'épaule pour leur signifier que c'était leur tour de jouer, de peur qu'ils ne l'entendent pas.

Les Ducks s'attendent à la même ambiance mercredi soir.

«Ils ne veulent pas que ça se termine et ils vont tous faire en conséquence, a dit l'ailier Corey Perry. Nous allons probablement devoir travailler encore plus fort. J'ai l'impression qu'ils vont commencer le match en lions, d'autant plus qu'ils auront la foule derrière eux.»

Dustin Byfuglien face aux journalistes

Dustin Byfuglien a fait un Marshawn Lynch de lui lorsqu'il s'est adressé aux journalistes au lendemain de la défaite en prolongation des Jets, qui tirent de l'arrière 3-0 dans leur série contre les Ducks d'Anaheim.

Byfuglien a répondu à plusieurs questions consécutives avec la phrase: «Si nous nous serrons les coudes en tant qu'équipe, tout va bien aller.»

Le défenseur vedette n'a pas parlé de son jeu depuis le début de la série ou de son coup à l'endroit de Corey Perry lors du troisième match.

Byfuglien n'est pas friand d'échanges avec les médias et il l'a démontré avec ses commentaires au lendemain du revers de son équipe en prolongation contre les Ducks. Ses réponses ont rappelé celles de Lynch, le porteur de ballon vedette des Seahawks de Seattle, qui avait maintes fois répondu, à quelques jours du Super Bowl, qu'il «était ici pour ne pas se faire mettre à l'amende».

Les Jets ne seront pas mis à l'amende puisque Byfuglien a rempli la tâche attendue de lui auprès des médias.

Quant à l'entraîneur Paul Maurice, il a dit n'avoir aucun problème avec l'attitude de son imposant défenseur.

«À titre de compétiteur, il a le droit de dire ce qu'il a dit, a déclaré Maurice. Je vous invite à apprécier pleinement les jurons qu'il a gardés pour lui, par civisme. Il est un homme gentil, poli et généreux, et le fait qu'il ne vous a pas dit comment il se sentait montre, selon moi, qu'il a de la maturité.

«J'adore cet homme, a ajouté Maurice. Je l'ai déplacé à l'avant, à la défense, il a marqué un but en prolongation contre Minnesota, il allège l'atmosphère dans le vestiaire et il n'est pas parfait.»

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