Marc-André Fleury a été le pilier des Penguins

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Marc-André Fleury

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Will Graves
Associated Press
Pittsburgh

Marc-André Fleury a glissé une mèche de cheveux derrière son oreille droite et a passé les cinq minutes suivantes à rediriger les éloges qui lui étaient adressées. Un peu de la même façon avec laquelle, sans effort, le gardien des Penguins de Pittsburgh a repoussé 1685 tirs au fil d'une campagne incomparable depuis le début de sa carrière de 11 saisons dans la LNH.

Ses dix blanchissages, qui représentent un sommet dans la ligue et un record d'équipe? C'est le résultat du système de jeu de l'entraîneur-chef Mike Johnston, plus axé vers la défensive, explique-t-il.

Le calme qu'il a affiché avec tant de régularité pendant que la formation tout étoile devant lui a maintes fois été enlisée dans des séquences peu productives? C'est le produit de plus de dix ans dans ligue, répond le gardien sorelois.

Le sentiment de sécurité qui accompagne une prolongation de contrat de quatre ans? Cette fois, c'est uniquement grâce au directeur-général Jim Rutherford, note Fleury.

«J'essaie seulement d'aller sur la glace et d'accomplir mon boulot, ajoute Fleury. Je n'aime pas compliquer les choses.»

Contrairement aux saisons passées, Fleury n'a pas passé l'année à évoluer dans l'ombre pendant que ses coéquipiers Sidney Crosby et Evgeni Malkin, deux des plus grandes vedettes de la ligue, attiraient les projecteurs.

Pas lorsque Malkin et le défenseur Kris Letang ont passé autant de temps sur la liste des blessés. Pas lorsque Crosby cherche à créer une chimie quelconque avec des coéquipiers de trio qui changent constamment.

Les Penguins ont dû attendre le dernier jour du calendrier régulier, samedi, pour assurer une neuvième participation consécutive aux séries éliminatoires. Comme il fallait peut-être s'y attendre, Fleury a inscrit un blanchissage de 2-0 contre les Sabres de Buffalo et évité que son équipe ne subisse une catastrophique élimination.

Devenu un point d'interrogation il y a deux printemps à peine - perdant brièvement son poste de partant en séries aux mains de Tomas Vokoun - Fleury est devenu l'un des rares signes de régularité au sein d'une formation qui a passé les cinq derniers mois dans un état perpétuel de changements.

Il représente aussi l'atout le plus important des Penguins, qui tenteront de surprendre les Rangers de New York, vainqueurs du Trophée des Présidents, lors du premier tour des séries éliminatoires dans l'Association Est.

Fleury a affiché une moyenne de buts alloués de 2,32, la meilleure de sa carrière, tandis que son taux d'efficacité de ,920 l'a laissé à un millième de point du ratio affiché en 2007-2008, une saison lors de laquelle il n'avait disputé que 33 matchs en raison des blessures. Et ses coéquipiers l'ont nommé joueur le plus utile à l'équipe.

«Il nous a donné une chance de gagner dans chaque match auquel il a participé, a affirmé l'attaquant David Perron.

À compter de jeudi, Fleury devra surpasser Henrik Lundqvist, qui a fermé la porte aux Penguins il y a un an, en demi-finale de l'Association Est.

Les Rangers ont de la profondeur, ils sont confiants et connaissent une séquence heureuse. Pour que les Penguins deviennent la cinquième équipe à éliminer les lauréats du Trophée des Présidents au cours des dix dernières années, Fleury devra trouver un moyen de faire gagner son équipe.

Mais il est mieux nanti que jamais pour un tel défi.

«Beaucoup d'athlètes évoluent au fil des ans et apprennent à faire face à l'adversité, à certaines situations et aux défis, fait remarquer Johnston. Il y a trois ou quatre ans, ce n'était peut-être pas sa force, mais ça l'est maintenant. C'est ancré en lui», affirme l'entraîneur en chef des Penguins.

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