Cory Schneider, la lueur d'espoir chez les Devils

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Le Tricolore est la seule des 30 équipes que Cory Schneider n'a pas vaincue à ce jour.

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(NEWARK) Cory Schneider est peut-être très bon, mais pour les observateurs de Montréal, il faut se résoudre à consulter ses statistiques pour s'en convaincre.

Lou Lamoriello a annoncé jeudi que Keith Kinkaid serait le gardien désigné, ce soir face au Canadien.

Kinkaid aura donc été le gardien partant des Devils lors de leurs trois matchs contre le Tricolore cette saison. Il a perdu les deux premiers 4-2 et 6-2.

Les circonstances semblent constamment faire en sorte que les routes du CH et de Schneider ne se croisent pas. Le Centre Bell est le seul amphithéâtre de la LNH où le gardien de 29 ans n'a pas joué, et le Tricolore est la seule des 30 équipes qu'il n'a pas vaincue à ce jour. À son seul duel contre les Montréalais, le 4 décembre 2013, Schneider s'était incliné 4-3 en tirs de barrage.

«À Vancouver, j'étais l'auxiliaire de Roberto Luongo, et ici, j'étais avec Martin Brodeur [jusqu'à cette saison]. Ça n'a pas aidé!», lance Schneider, après l'entraînement de son équipe, jeudi.

La mauvaise année pour briller

Les Devils occupent l'avant-dernier rang de la Division métropolitaine. Avec 75 points cette saison, ils sont déjà assurés de ne pas participer aux séries.

Dans ces circonstances, et en l'absence de tout joueur d'impact en développement dans le réseau de filiales des Devils, Schneider représente l'une des rares sources d'espoir en vue de la prochaine saison. Avant les matchs de jeudi, sa moyenne de 2,20 le plaçait au 4e rang de la LNH. Son efficacité de ,927 lui valait aussi le 4e échelon. C'est en outre lui qui a affronté le plus de tirs cette saison, soit 1910.

Bref, le genre de rendement qu'espérait Lamoriello quand il a sacrifié un 1er choix en 2013 (9e au total, devenu Bo Horvat) pour l'obtenir des Canucks de Vancouver.

Mais la statistique à laquelle Schneider accorde le plus d'importance, c'est sa fiche un peu moins enviable de 26-28-9.

«Je juge mes succès personnels à la lumière des succès de l'équipe. On perd et on gagne en équipe, explique le rouquin. Peu importe combien j'ai fait d'arrêts, si on ne gagne pas, ce n'est pas un succès. On a espoir pour l'an prochain, on a une bonne fondation. J'espère jouer encore comme cette saison, et si on fait quelques changements, on sera meilleurs.

«Certaines équipes que personne n'attendait, comme Calgary cette saison et Colorado l'an passé, ont connu du succès. Je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas nous, l'an prochain.»

Avec sa fiche, Schneider obtiendra certainement quelques votes de 3e place quand les 30 DG de la LNH soumettront leurs votes pour choisir le gardien par excellence. Mais le trophée Vézina semble déjà destiné à Carey Price ou à Pekka Rinne.

Et même si ces deux gardiens n'avaient pas connu autant de succès cette saison, traditionnellement, le Vézina est remis à des portiers qui amènent leur équipe en séries. Depuis 1981-1982, soit depuis que le trophée n'est plus octroyé automatiquement au gardien qui accorde le moins de buts, un seul gardien l'a gagné sans participer aux séries: Sergei Bobrovsky, en 2013, avec les Blue Jackets.

Dans le vestiaire

Un oeil sur Condon

Ils viennent de la grande région de Boston. Ils ont joué au niveau universitaire américain. Ils ont lentement grimpé les échelons. Ils sont roux. Les similitudes sont nombreuses entre Cory Schneider et l'espoir du Canadien Mike Condon. Ce dernier connaît des succès inattendus dans la Ligue américaine, cette saison, au point que le Tricolore lui a accordé une prolongation de contrat de deux ans cette année, la deuxième année étant à un volet. Schneider et Condon s'entraînent ensemble l'été au Merrimac College, sous la supervision de Brian Daccord, ancien entraîneur des gardiens des Bruins. «Ça fait deux étés que je m'entraîne avec lui. C'est bon de voir son évolution, raconte Schneider. Ça va bien pour lui. Je ne le connais pas extrêmement bien, mais on se côtoie en été. Je connais bien aussi Scott Darling (des Blackhawks), et c'est une révélation devant le filet, cette saison. Peut-être que Mike sera la prochaine.»

Revoici Matteau

Le match de ce soir pourrait être l'occasion de voir Stefan Matteau à l'oeuvre. L'attaquant de 21 ans a formé un trio avec Travis Zajac et Michael Cammalleri à l'entraînement jeudi. Il n'a pas voulu confirmer sa présence, mais Matteau faisait partie des 12 attaquants des Devils lors de leur dernier match, mardi. Et lors de cette rencontre, un autre avant, Stephen Gionta, s'est blessé et ne jouera pas ce soir. Lamoriello souhaite visiblement voir ce que son jeune a dans le corps. Pendant ce temps, les vétérans Martin Havlat et Michael Ryder, qui n'ont disputé respectivement que huit et cinq matchs depuis le 1er février, même s'ils sont en santé, n'ont pas participé aux exercices de trios, jeudi. Comme deux écoliers en punition, ils étaient à l'écart du groupe, à l'autre extrémité de la patinoire, et s'amusaient à tirer des rondelles dans un filet désert.

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