Séquence critique pour les Panthers

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«Je ne peux pas me plaindre de nos 20 derniers matchs, a commenté l'entraîneur-chef Gerard Gallant. Il n'y a qu'un seul soir où je n'ai pas aimé notre effort. Bref, on fait ce qu'on a à faire. Mais lorsqu'une équipe surfe sur une séquence de 17-2-2, on ne peut rien y faire. Alors on se soucie de notre propre jeu, de notre propre système, et on verra bien ce qui va arriver.»

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Lorsqu'une équipe lutte pour décrocher une place en séries, elle espère toujours obtenir un peu d'aide de l'extérieur et voir ses rivaux directs laisser échapper quelques matchs.

Mais même s'ils ont remporté huit de leurs 13 dernières rencontres (8-4-1), les Panthers de la Floride - qui rendent visite au Canadien ce soir - ont eu très peu d'aide ces dernières semaines. En fait, ils sont probablement l'équipe qui a le plus souffert de l'irrésistible poussée des Sénateurs d'Ottawa et du gardien Andrew «Hamburglar» Hammond.

Les Bruins de Boston, l'autre équipe dans la course, n'auront qu'eux à blâmer s'ils finissent par être exclus des séries. Après tout, ils ont perdu six matchs en prolongation lors de leurs 19 derniers affrontements (8-7-6). Mais les Panthers, eux, jouent du bon hockey et méritent d'être encore dans la course.

Or, la folle séquence des Sénateurs a quelque peu ébranlé leurs espoirs.

«C'est quoi, ça? s'est exclamé le défenseur Erik Gudbranson. Ça n'a pas de sens.»

L'arrière originaire d'Ottawa convient que les Sénateurs jouent bien devant Hammond, qu'ils semblent excités de l'avoir devant le filet et que, de toute façon, ils n'avaient d'autre choix que de se mettre en marche.

«Mais c'est ridicule. Il y a deux mois, ils étaient presque dix points derrière nous», ajoute Gudbranson.

Sept gains en huit parties... au moins!

Le défenseur Dmitri Kulikov, lui, admet avoir surveillé la remontée des Sénateurs, qui constitueraient aujourd'hui l'une des équipes repêchées en vue des séries.

«J'ai été impressionné par leur façon de jouer, a dit Kulikov. À un certain moment, c'est comme si rien n'était capable de les faire perdre. Peu importent leurs adversaires, ils allaient l'emporter. Ça nous a compliqué la tâche, car ça nous a mis de la pression pour récolter plus de points. Mais il y a un match qui s'en vient à Ottawa après celui contre le Canadien. On va être prêts...»

Les Panthers accusent un retard de trois points sur les Sénateurs et le dernier rang donnant accès aux séries. Ce qui ne facilite pas les choses, c'est qu'ils ont également joué un match de plus qu'eux.

C'est pourquoi la séquence de trois matchs qui s'amorce ce soir face au Tricolore, et qui mènera ensuite les Panthers à Ottawa puis à Boston, pourrait décider de leur avenir.

«Je ne peux pas me plaindre de nos 20 derniers matchs, a commenté l'entraîneur-chef Gerard Gallant. Il n'y a qu'un seul soir où je n'ai pas aimé notre effort. Bref, on fait ce qu'on a à faire. Mais lorsqu'une équipe surfe sur une séquence de 17-2-2, on ne peut rien y faire. Alors on se soucie de notre propre jeu, de notre propre système, et on verra bien ce qui va arriver.

«Il nous reste huit matchs à jouer et il va certainement falloir en gagner sept pour obtenir une place en séries.»

Bientôt 400 victoires pour Luongo

Face au Canadien, le gardien Roberto Luongo sera en position de décrocher sa 400e victoire en carrière, un plateau que seulement dix gardiens avant lui ont pu atteindre.

Le gardien québécois pourrait terminer la saison au huitième rang de tous les temps s'il enregistrait quelques victoires de plus, ce qui lui permettrait de dépasser Chris Osgood (401) et Grant Fuhr (403).

Est-ce que ce chiffre revêt une quelconque signification à ses yeux?

«Oh, ça ne veut pas dire grand-chose, répond Luongo. Toute mon attention actuellement est portée vers les séries. On veut gagner tous les matchs, car chaque point au classement est important. On y pensera quand la saison sera finie...»

Qui sait si la présence de Luongo, mais aussi celle du vétéran Jaromir Jagr, ne sera pas de nature à guider les jeunes Panthers dans cette dernière ligne droite. Que la fin du calendrier leur sourie ou non, la direction qu'a prise cette équipe ne fait aucun doute.

«Il faut le dire au reste de la ligue, les Panthers s'en viennent, s'est exclamé Jagr. C'est une très bonne jeune équipe. Elle va se battre pour la Coupe dans deux ans.»

Dans le vestiaire

Quand Jagr et son entraîneur se tirent la pipe

Les Panthers de la Floride sont très heureux des services de Jaromir Jagr depuis qu'ils ont fait son acquisition, le 26 février. Son contrôle du jeu favorise Jonathan Huberdeau et Aleksander Barkov, avec qui il forme un trio redoutable. «Il n'a pas joué un seul mauvais match depuis qu'il s'est joint à nous, a soutenu l'entraîneur-chef Gerard Gallant à propos de l'ailier de 43 ans. Sa réalité est différente aujourd'hui, il joue avec deux jeunes qui, leurs deux âges combinés (19 + 21), restent plus jeunes que lui!» Jagr a tellement d'années de service qu'il a joué pendant quatre ans contre son entraîneur actuel. «Je me souviens avant tout de sa chevelure, a dit Gallant en riant. Et, bien sûr, du fait qu'il était l'un des meilleurs jeunes joueurs de la ligue.» Ce à quoi Jagr a répliqué: «Et moi je me souviens surtout qu'il finissait tout le temps nos matchs avec un différentiel négatif!»

Un plateau spécial... contre son ancienne équipe

Le colosse de 37 ans Shawn Thornton est devenu samedi dernier le premier joueur de l'histoire à avoir joué 600 matchs dans la Ligue américaine avant d'en jouer 600 autres dans la LNH. Il s'attendait à disputer ce 600e match lors de la récente visite du Tricolore à Sunrise, mais le hasard a voulu que ça se produise face à son ancienne équipe, les Bruins de Boston. «Je suis surtout content qu'on ait gagné, mais le fait que je sois le premier à faire cela est assez spécial», a-t-il confié. Son entraîneur-chef Gerard Gallant ne lui a jamais traduit qu'il pouvait s'agir là d'un hasard bien arrangé. «J'ai trop de respect pour lui pour être allé le voir, a dit Thornton. En tout cas, ç'a été une belle soirée. Ils ont souligné la chose sur l'écran géant, j'ai eu droit à une belle ovation, et les nombreux partisans des Bruins qui étaient là ne m'ont pas hué, alors c'est parfait...»

Saison terminée pour Bjugstad

Le meilleur buteur des Panthers de la Floride Nick Bjugstad a été opéré au bas du dos et en conséquence il ratera le reste de la saison, a révélé hier le vice-président exécutif et directeur général Dale Tallon. Bjugstad est passé sous le bistouri à la Clinique sportive Mayo de Minneapolis, au Minnesota. Selon les médecins, il devrait récupérer totalement de cette intervention chirurgicale. Le quotidien Florida Sun-Sentinel a rapporté plus tôt cette semaine que les Panthers accordaient depuis un mois environ des congés d'entraînement occasionnels à l'Américain âgé de 22 ans. Ses problèmes de dos l'ont visiblement ralenti au fur et à mesure que la saison progressait; après avoir inscrit 11 points en novembre, Bjugstad a été limité à deux buts et deux mentions d'aide en mars avant que les Panthers ne décident de l'écarter de la formation. Cette blessure vient mettre un terme à la saison fort prometteuse du joueur de centre originaire de Minneapolis. Bjugstad a complété la campagne avec 24 buts - un sommet d'équipe - et 43 points en 72 matchs. 

- La Presse Canadienne

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