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Marie-Philip Poulin met fin à sa carrière universitaire

Marie-Philip Poulin a aidé les Terriers l'Université de Boston... (PHOTO FOURNIE PAR ERIC CANHA, BOSTON UNIVERSITY)

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Marie-Philip Poulin a aidé les Terriers l'Université de Boston à remporter le titre d'association.

PHOTO FOURNIE PAR ERIC CANHA, BOSTON UNIVERSITY

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Donna Spencer
La Presse Canadienne
CALGARY

Discrète et réservée, Marie-Philip Poulin a laissé son jeu sur la patinoire parler à sa place. Celle dont les buts ont procuré deux médailles d'or olympiques au Canada est devenue plus extrovertie à sa dernière saison à l'Université de Boston, par nécessité.

Capitaine des Terriers, elle a dû prendre la parole plus souvent, autant dans le vestiaire qu'à l'extérieur.

«En raison de son statut cette saison, elle a dû être une meneuse davantage que par son jeu, a noté l'entraîneur-chef des Terriers, Brian Durocher. Elle a dû prendre la parole plus souvent, se trouver à l'avant-scène et organiser des trucs qui sont importants dans chaque équipe, mais peut-être davantage au hockey féminin. Elle a assurément relevé le défi.»

La patineuse de 23 ans originaire de Beauceville est la seule Canadienne parmi les trois finalistes au trophée Patty-Kazmaier, remis annuellement à la meilleure joueuse de la division 1 de la NCAA. La gagnante sera dévoilée samedi, à Minneapolis, pendant le Frozen Four du hockey universitaire féminin. Les attaquantes américaines Alex Carpenter (Boston College) et Hannah Brandt (Minnesota) sont les deux autres finalistes.

Les Canadiens se rappellent de Poulin pour son but égalisateur avec moins d'une minute à faire en troisième et son but vainqueur en prolongation contre les États-Unis, en finale du tournoi féminin des Jeux de Sotchi, l'an dernier. En 2010, à Vancouver, Poulin, alors âgée de 18 ans, avait marqué les deux buts du Canada dans un gain de 2-0 contre ces mêmes Américaines en finale.

Si elle a été en mesure de laisser les responsabilités médias aux vétérans de l'équipe canadienne, elle n'a pas pu le faire à titre de capitaine des Terriers.

«Je suis gênée et discrète de nature, mais j'ai tenté de trouver ma voix, a déclaré Poulin à La Presse Canadienne. Je ne parle pas trop, mais j'ai tenté de trouver les bons moments pour m'exprimer. Je pense que j'ai aussi été capable de m'adapter en fin de saison, tentant de me faire entendre davantage à la veille de gros matchs.»

Même si elle a raté cinq matchs en début de campagne en raison d'une blessure ligamentaire au genou, elle a terminé dans le top 10 de la NCAA pour les points (47), les buts (22), les aides (25) et la moyenne de point par match (1,62), en plus de remporter 63 % des mises en jeu qu'elle a prises. Ces statistiques lui ont permis d'être nommée meilleure attaquante défensive de l'Association hockey East.

«Je pourrais la comparer à [Wayne] Gretzky ou [Mario] Lemieux, mais je la compare plutôt à un gars comme Ron Francis, qui avait notamment pour mission de couvrir Gretzky, Lemieux ou Peter Stastny et qui a malgré cela amassé plus de 1000 points dans la LNH, a raconté Durocher. Ça démontre à quel point il était bon dans les deux sens de la patinoire et je vois ce talent en elle.»

Poulin, qui a été nommée joueuse du mois de Hockey East en janvier et février, a réussi son plus grand fait d'armes dans un gain de 4-1 contre Boston College. Sa récolte de deux buts et une aide a permis aux Terriers de remporter le titre d'association. Le parcours des Terriers, classés cinquième au pays, au Frozen Four s'est toutefois arrêté le week-end dernier, quand ils se sont inclinés 5-1 devant le Wisconsin en quarts.

«Je sais que ce n'est pas de cette façon que nous voulions que ça se termine, mais je crois que l'équipe sait à quel point nous formions un groupe de joueuses spécial», a dit Poulin.

Poulin a maintenant rejoint l'équipe canadienne pour un camp d'entraînement à Toronto. La formation nationale se rendra à Malmö, en Suède, pour le Mondial féminin la semaine prochaine. Elle devra toutefois faire un détour par Minneapolis vendredi afin d'assister au dévoilement du trophée Kazmaier. En attendant, elle doit aussi compléter ses travaux afin d'obtenir le mois prochain son diplôme en psychologie.

«J'ai été plutôt occupée, mais c'était agréable», admet-elle.

Cinq Canadiennes ont remporté le trophée Patty-Kazmaier depuis 2001: Jennifer Botteril (2201 et 2003), Sara Bauer (2006), Sarah Vaillancourt (2008), Vicki Bendus (2010) et Jamie Lee Rattray (2014).

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