Un deuxième creux de vague pour le CH

L'entraîneur Michel Therrien ne laisse pas paraître d'inquiétude... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'entraîneur Michel Therrien ne laisse pas paraître d'inquiétude malgré les cinq défaites en six matchs du Canadien, la pire séquence de l'équipe depuis celle de six défaites en sept matchs débutée le 23 novembre.

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«Ça fait 20 ans que je suis entraîneur. Je ne me souviens pas d'avoir fini une saison sans qu'il y ait eu de tempête. Ça n'arrive pas.»

Si Michel Therrien est inquiet du rendement de son équipe au cours des dernières semaines, il ne laisse rien paraître. L'entraîneur-chef parlait vendredi sur un ton beaucoup plus serein qu'après la défaite de jeudi contre les Sénateurs d'Ottawa, la cinquième du Canadien à ses six derniers matchs.

Cela dit, le ton était peut-être plus serein, mais le propos n'a pas changé, que ce soit de Therrien ou des joueurs.

«On doit retrouver le niveau de compétition de chaque joueur pour connaître du succès», a rappelé l'entraîneur-chef.

«Les joueurs tirent de la fierté de leur niveau de compétition, mais on ne l'a pas montré depuis environ cinq matchs, constate Max Pacioretty. C'est frustrant de savoir que les adversaires travaillent plus fort, car c'est la marque de notre équipe. C'est pourquoi on a connu du succès l'an passé et cette saison.»

En chiffres

Avec une seule victoire à ses six dernières sorties, le CH vit une de ses pires séquences de la saison. En fait, il a connu un seul épisode moins glorieux: une séquence de six revers en sept matchs du 23 novembre au 6 décembre.

Qu'est-ce qui dérange le plus l'entraîneur au cours de la présente séquence? «Un peu tout», répond Therrien, peu désireux d'entrer dans les détails.

Parmi les indicateurs dans le rouge, on note qu'à forces égales, l'équipe n'a inscrit que quatre buts à ses six dernières rencontres, en plus d'un cinquième dans un filet désert, marqué avec deux secondes à jouer samedi dernier. Pendant cette même période, les adversaires en ont inscrit dix. C'est donc dire qu'en moyenne, à chaque match, l'adversaire marque un but de plus à cinq contre cinq.

Et le Tricolore est incapable de combler ce retard avec son avantage numérique, puisqu'il l'a déployé seulement 13 fois en 6 matchs. D'ailleurs, depuis le début de la saison, seulement quatre équipes ont obtenu moins d'avantages numériques que le Canadien.

«Le manque d'attaque et le peu de punitions provoquées sont liés. Les équipes qui travaillent fort entraînent des punitions. Au dernier match, il y a eu quelques bâtons élevés, mais on n'a généralement pas été en mesure de provoquer beaucoup de punitions», a analysé Pacioretty.

Beaulieu passe dans la vague

Le Canadien en arrache collectivement, et les temps sont particulièrement durs pour certains jeunes.

À l'avant, Alex Galchenyuk connaît une autre léthargie: un point en huit matchs, sa deuxième séquence du genre cette saison. Dale Weise, lui, n'a pas marqué à ses 16 dernières rencontres. Le nouveau venu Devante Smith-Pelly est plutôt invisible. En fait, seuls les statisticiens qui compilent les mises en échec semblent le remarquer.

Malgré tout, les trios observés à l'entraînement de vendredi étaient les mêmes que dans la défaite de jeudi.

À la ligne bleue, le jeu de Nathan Beaulieu a semblé attirer l'attention de l'entraîneur-chef pour les mauvaises raisons. Le Canadien en a d'abord surpris plusieurs en rappelant le défenseur Greg Pateryn. Therrien a même confirmé que le numéro 64 jouerait samedi soir contre les Islanders.

«Ne sautez pas aux conclusions sur qui va sortir [de la formation]», a dit Therrien.

Mais à voir l'humeur massacrante de Beaulieu dans le vestiaire («J'ai été moyen», a-t-il répondu, quand il s'est autoévalué), il ne faudrait pas s'étonner qu'il soit sur la passerelle samedi soir. D'ailleurs, pendant les exercices, Beaulieu se retrouvait souvent au sein du quatrième duo de défenseurs, quand il n'était pas le neuvième homme.

Beaulieu a joué moins de 14 minutes à ses 3 derniers matchs. Pourtant, il y a à peine 3 semaines, il obtenait parfois 25 minutes de travail par soir!

À l'image de l'équipe, on sent un essoufflement. Reste à voir si un voyage de trois matchs en quatre jours, avec des duels contre les coriaces Islanders de New York et Lightning de Tampa Bay, sera l'électrochoc nécessaire.

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