Carey Price est-il ciblé par l'adversaire ?

Patrick Kaleta, des Sabres, a été puni pour... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE)

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Patrick Kaleta, des Sabres, a été puni pour avoir bousculé Carey Price, mardi soir. C'était la troisième fois à ses quatre derniers départs que Price était victime de l'assaut d'un rival.

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Mardi soir au Centre Bell, Patrick Kaleta, des Sabres de Buffalo, a écopé d'une punition mineure pour obstruction envers le gardien. Il s'est présenté à pleine vitesse devant Carey Price et l'a envoyé au fond du filet.

C'était la troisième fois au cours des quatre derniers départs de Price qu'un adversaire entrait en contact avec lui. Et chaque fois, avec un risque de blessure.

Il y avait eu Troy Brouwer, des Capitals de Washington, quatre jours plus tôt, et Alex Goligoski, des Stars de Dallas, peu de temps avant.

Oh! Et c'est sans parler du contact avec Matt Calvert, deux départs plus tôt à Columbus, qui avait blessé Price légèrement au dos...

«Les arbitres et la ligue doivent lancer un message, croit le robuste Brandon Prust. On ne peut pas tout faire. Ils décernent une punition, mais c'est dur parce que tu ne veux pas non plus venger ton gardien, être puni et annuler l'avantage numérique de ton équipe.»

Même si la question est d'actualité, certains coéquipiers de Price n'avaient pas remarqué que les incidents du genre s'étaient multipliés dernièrement.

Son adjoint Dustin Tokarski, entre autres, disait n'avoir rien remarqué d'anormal.

«Au dernier match, le contact avec Kaleta était purement accidentel», soutient le gardien de 25 ans pour qui il y a une part d'aléatoire en ce qui concerne les contacts auxquels sont confrontés les gardiens.

«Ça peut arriver trois matchs de suite et il ensuite trois mois peuvent passer, sans que ça se produise, fait valoir Tokarski. Mais on voudrait voir du jeu propre et juste. Et compte tenu du calibre de Carey et de son importance au sein de l'équipe, on préférerait ne pas voir ça.»

Pendant quelques années, le gardien Ryan Miller, des Canucks de Vancouver, a été membre du comité de compétition de la LNH et a maintes fois plaidé en faveur d'un durcissement des règles à l'égard des contacts avec le gardien.

Son appel n'a pas été entendu.

Cory Schneider, des Devils du New Jersey, l'a remplacé au sein du comité mais il n'a pas la même verve que Miller.

Tokarski serait curieux de voir une tentative de changement au règlement afin de mieux protéger les gardiens. Un projet-pilote qui serait testé en matchs préparatoires.

«Cela dit, en faisant cela, il y a un risque d'éliminer une composante du jeu, reconnaît l'adjoint de Price. Plusieurs joueurs gagnent leur vie à travailler devant le filet adverse, à ramasser des retours ou à tenter des déviations. J'y vois autant d'avantages que d'inconvénients.»

Les mauvaises intentions

Jusqu'à nouvel ordre, les joueurs et les gardiens doivent s'en remettre aux officiels pour éviter que la situation dégénère.

«Si c'est une punition de deux minutes, c'est deux minutes. Et si ça mérite cinq minutes et une inconduite de partie, ainsi soit-il, résume le défenseur Mike Weaver. C'est au jugement de l'arbitre. Il doit regarder la sévérité du contact et déterminer si le joueur a tout fait pour l'éviter.

«Mais c'est clair qu'il y a une zone grise quand vient le temps d'interpréter les intentions...»

Aux yeux de Brendan Gallagher, c'est simple: il ne croit pas aux mauvaises intentions.

«Ils savent que Carey est l'un des meilleurs gardiens de la ligue et les équipes doivent se répéter avant les matchs qu'elles doivent foncer au filet, foncer au filet», concède Gallagher, qui est justement l'un de ces joueurs qui passent leur vie à tournoyer autour du gardien adverse.

«Pour notre part, on doit s'assurer de faire de notre mieux pour les déloger du devant du filet. Mais au-delà de cela, je ne pense pas qu'il y ait de quelconque intention de cibler notre gardien.»

Prust n'est pas aussi clément que son jeune coéquipier. «Carey est notre meilleur joueur et les équipes le visent, soutient Prust. Mais tu ne peux pas te battre avec tout le monde dans un match. C'est la stratégie de toutes les équipes. C'est la nôtre contre de bons gardiens... pas de lui foncer dessus, mais de l'empêcher de voir et le rendre inconfortable dans son demi-cercle.»

Dans le vestiaire

Une nouvelle chance à Bournival

Après avoir été laissé de côté lors des deux derniers matchs, Michaël Bournival s'est entraîné avec Lars Eller et Jiri Sekac, hier. Le jeune ailier, qui revendique deux buts et trois points en 18 matchs, reconnaît que c'est à lui de reprendre pied et de s'illustrer en mettant à profit sa vitesse et ses atouts en échec avant. Bournival a récemment vu des joueurs comme Christian Thomas, Gabriel Dumont et Jacob De La Rose lui être préférés. Il sait qu'il doit maintenir sa place dans la hiérarchie de l'équipe. « C'est sûr qu'il y a de bons joueurs de la Ligue américaine qui poussent, dit-il. C'est à moi de faire ma place et de la garder. » Notons qu'il n'a pas joué avec Eller depuis l'an dernier et que ses seules apparitions sur le troisième trio ont eu lieu au mois de décembre, au sein d'une unité toute québécoise avec

David Desharnais et Pierre-Alexandre Parenteau.

Prust à la défense de Subban

« Radin comme il est, Subie ne sortira pas au restaurant pendant au moins un mois ! » C'est par cette boutade que Brandon Prust a commenté l'amende de 2000 $ infligée à P.K. Subban pour sa seconde réaction exagérée cette saison. L'amende n'est pas énorme, mais « on essaie surtout de faire mal paraître les gars, croit Prust. Et ça fonctionne, car il y a moins de pénalités pour plongeon ou réaction exagérée, cette année ». À Boston, on dit depuis longtemps que le Canadien est une équipe de plongeurs et de comédiens. Prust, lui, parle plutôt de réactions normales. « Si les officiels ont des oeillères ce soir-là, ce sont eux qui vont nous forcer à exagérer, a expliqué sans détour Prust. Ce n'est rien de grave, je suis sûr que tous les joueurs se sont rendus coupables de cela un jour ou l'autre. Si l'on m'accroche pour vrai et que l'arbitre ne le voit pas, je vais "vendre" l'infraction de façon à ce qu'il puisse la voir. C'est une réaction naturelle. »

Papa Gilbert

Il y avait un seul absent à l'entraînement d'hier, et il avait une bonne raison de manquer à l'appel. Tom Gilbert est en effet devenu papa pour la première fois. Sa conjointe, Larissa, a donné naissance au petit Henley Thomas Gilbert. En l'absence du nouveau papa, Mike Weaver a patiné au sein du troisième duo de défenseurs, à la droite d'Alexei Emelin. De son côté, Pierre-Alexandre Parenteau (commotion cérébrale) s'est de nouveau exercé en solitaire, avant l'entraînement du reste du groupe.

De La Rose revient

Le Canadien a procédé au rappel de l'attaquant Jacob De La Rose des Bulldogs de Hamilton, hier. Il avait été rétrogradé au club-école, mercredi, après avoir disputé son premier match dans la Ligue nationale. Sa première soirée de travail contre les Sabres de Buffalo s'est résumée à un différentiel -2 en 12:34.

- Marc Antoine Godin, Guillaume Lefrançois et La Presse Canadienne

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