Le Tricolore prend l'air

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En février 2011, le Canadien a pris part au deuxième match extérieur de son histoire, à Calgary.

Photo Jeff McIntosh, archives PC

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Geoff Molson n'est pas du genre à vendre la mèche quand quelque chose doit être annoncé par la Ligue nationale. Aussi a-t-il été des plus prudents pour ne pas confirmer la nouvelle ébruitée par la station WEEI de Boston. Mais il semble désormais acquis que le Canadien affrontera les Bruins de Boston à la prochaine Classique hivernale, le 1er janvier 2016.

Le tout devrait être confirmé par Gary Bettman en marge du match des Étoiles, le week-end prochain à Columbus.

«On aime toujours participer à des matchs extérieurs», a commenté Molson, lundi, lors du lancement de la sixième patinoire communautaire Bleu Blanc Bouge.

«Il n'y a encore rien de confirmé, mais on va voir au cours des prochains jours. Il y a des discussions et nous sommes excités par cette possibilité.»

Selon ce qu'avance la station WEEI, c'est le stade Gillette, situé à Foxborough, qui sera le théâtre de cet affrontement.

«D'avoir fait partie de la Classique Héritage auparavant avait été formidable, mais de faire partie de la Winter Classic serait encore plus extraordinaire, a laissé tomber P.K. Subban. J'aimerais beaucoup ça.»

Le chef des opérations du Canadien, Kevin Gilmore, a fait valoir que les liens historiques entre le Tricolore et les Bruins favorisaient un tel affrontement.

«Ce qui est important pour la Classique Hivernale, c'est d'offrir un match qui représente quelque chose pour la ligue, a expliqué Gilmore. Un affrontement Boston-Montréal, c'est un naturel. Toronto contre Detroit, c'était naturel. Ça prend une rivalité ou des raisons spécifiques pour que deux équipes s'affrontent dans un match spécial.»

Le stade Gillette peut accueillir près de 69... (Photo Charles Krupa, AP) - image 2.0

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Le stade Gillette peut accueillir près de 69 000 partisans lors des matchs des Patriots.

Photo Charles Krupa, AP

Chez les Pats plutôt que chez les Red Sox

En configuration football, le stade Gillette peut contenir 68 756 spectateurs. On est très loin de la foule de 105 491 personnes annoncée au stade du Michigan lors de la Classique Hivernale de 2014, mais c'est quand même nettement supérieur aux 38 112 spectateurs qui s'étaient entassés au Fenway Park en 2010, la première fois que les Bruins ont été les hôtes d'un match en plein air. 

Les Red Sox souhaitaient rouvrir les portes du Fenway Park pour du hockey, mais se sont inclinés devant la candidature du stade Gillette, le domicile des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

Geoff Molson, lui-même un grand fan des Patriots, rappelle toutefois que plus de spectateurs n'égalera pas plus de revenus dans les poches de son équipe.

«Pour les équipes à l'étranger, c'est un match comme les autres, dit le président et propriétaire. L'équipe-hôte, elle, reçoit la moyenne des revenus qu'elle récolte lors de ses matchs à domicile. Les autres profits vont à la LNH et sont ensuite partagés avec les 30 équipes.»

Bref, l'équipe visiteuse n'en ressort pas plus riche mais, comme le signale Kevin Gilmore, «c'est bon pour sa marque».

Lors de la première participation du Canadien à... (Photo Tom Hanson, archives PC) - image 3.0

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Lors de la première participation du Canadien à un match extérieur, en novembre 2003 à Edmonton, José Théodore avait fait fureur devant son filet, notamment en raison de la tuque qu'il avait fixée à son masque.

Photo Tom Hanson, archives PC

Troisième fois visiteurs

Il s'agira d'un troisième match en plein air pour le Canadien, qui, en 2011, avait participé à la Classique Héritage (qui met aux prises des équipes canadiennes) au stade McMahon de Calgary, et qui avait contribué à lancer la mode en 2003, lors d'un match à Edmonton.

«À l'époque, ce sont les Oilers qui avaient convaincu la ligue de leur octroyer un match à l'extérieur et qui nous avaient invités à être leurs adversaires, se souvient Pierre Boivin, l'ancien président du Tricolore. Leur idée était innovatrice et au fil du temps, c'est devenu une initiative de la ligue.»

Michaël Bournival, qui avait 11 ans à l'époque, se souvient très bien du jour où le Tricolore s'est mesuré aux Oilers.

«J'étais dans un chalet avec ma famille et je me rappelle exactement ce match-là, avec José Théodore et sa tuque», a souri l'attaquant québécois.

Si, comme ç'avait été le cas à Edmonton, ces confrontations ont parfois été jouées dans un froid sibérien, d'autres matchs en plein air ont été disputés dans des conditions si douces que la qualité de la patinoire était menacée.

«C'est toujours cool de voir ce que les joueurs vont porter, a souligné le défenseur Nathan Beaulieu. Il y a des bris de resurfaceuse, il y a trop de neige, Dame Nature ne coopère jamais... tout ça fait partie de l'événement! C'est intéressant de voir comment on réagit.

«Et ça permet à 100 000 partisans d'y assister. C'est pour ça qu'on le fait.»

Visiblement, la LNH reconnaît le pouvoir d'attraction du CH dans de tels événements. Mais alors que la région de Boston en sera à sa deuxième présentation d'un match en plein air, la ville de Montréal, elle, n'a pas encore attiré l'événement chez elle.

«Nous n'avons pas les infrastructures, constate Geoff Molson. Pour y arriver, il faudrait qu'on arrive à recréer quelque chose comme ce qu'on avait pour U2 [sur l'ancien site de l'Hippodrome]. On aimerait ça le faire un jour, mais ça prend du temps.»

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