Alexei Emelin: «Ma confiance n'est pas bonne»

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Les sourires sont nombreux dans le vestiaire du Canadien et ça transpire le bonheur. Sauf lorsqu'on s'approche d'Alexei Emelin.

Le défenseur russe a connu une première moitié de campagne difficile alors que son sens du hockey déficient et sa mobilité limitée l'ont souvent mis dans le pétrin. Ça va peut-être un peu mieux depuis deux ou trois rencontres, mais Emelin n'y échappe pas: comme tous les autres, son rendement s'en ressent lorsque la confiance n'y est pas.

«Je connais de bons matchs et de mauvais matchs, mais ce n'est pas stable en ce moment, constate le défenseur de 28 ans. Ma confiance n'est pas bonne.»

La robustesse est sa marque de commerce, mais Emelin n'arrive pas à s'imposer cette saison autant qu'il le faisait auparavant. Statistiquement, il ne donne pas vraiment moins de coups d'épaule que par les années passées (outre sa saison recrue où il s'était rapidement fait un nom). Or, c'est sur le plan qualitatif plus que quantitatif que la dimension physique d'Emelin se fait plus discrète.

«Parfois j'ai le choix - et le temps - de faire une mise en échec, mais je préfère reculer parce que je n'ai pas la confiance nécessaire pour frapper», a-t-il admis dans un anglais drôlement amélioré.

À cet égard, se pourrait-il que le coup qu'il a asséné à son ancien capitaine Brian Gionta, le 29 novembre dernier à Buffalo, lui soit resté dans la tête?

«Ça m'a affecté pendant un certain temps, reconnaît-il. J'ai eu peur d'atteindre mes adversaires à la tête.

«En même temps, c'est du hockey. Nous pouvons être amis à l'extérieur de la patinoire, mais durant les matchs, il demeure un gars qui est sur l'autre banc. Que ce soit cette saison ou l'an prochain, Gionta fait désormais partie d'une autre équipe.»

Emelin n'a pas été suspendu au lendemain du match face aux Sabres, mais il a écopé d'une amende de plus de 11 000 $ pour un geste qui, assure-t-il, ne lui a pas valu de critiques de la part de ses coéquipiers.

Une utilisation en baisse

Michel Therrien s'attend non seulement à ce qu'Emelin s'impose davantage sur le plan physique, mais aussi à ce qu'il maintienne une bonne distance entre lui et ses attaquants, et qu'il bouge davantage ses pieds.

L'arrière russe, qui ne lésine pourtant pas sur l'effort, convient qu'il pourrait améliorer sa mobilité en travaillant sur sa condition physique. C'est la raison pour laquelle, en marge de la séance d'entraînement de jeudi, on l'a vu faire des exercices supplémentaires - courroies à l'appui - avec le préparateur physique Pierre Allard.

«J'en ai parlé avec lui et je lui ai dit que j'avais besoin de travail additionnel, a indiqué Emelin. C'était mon initiative. Je lui ai dit que j'avais besoin de m'améliorer sur ce plan-là.»

Même s'il entame cette année un contrat de quatre ans évalué à 4,1 millions, Emelin n'a pas le luxe de tenir quoi que ce soit pour acquis. Certes, il apporte une dimension plutôt rare à la ligne bleue au sein de l'organisation. Mais encore faut-il qu'il mette ses atouts en pratique.

Therrien dit «continuer de travailler avec Emelin», mais il a posé un premier geste le 23 décembre en décidant d'employer Nathan Beaulieu aux côtés de Sergei Gonchar. Jusque-là, Emelin avait un temps moyen d'utilisation de 21:48. Mais depuis qu'il a été relégué sur le troisième duo, à la gauche de Tom Gilbert, il a été employé en moyenne pendant 17:39 au cours des six derniers matchs.

«Ç'a été la décision de l'entraîneur et peu importe que je joue avec Gibby [Gilbert], Gonchar ou Markov, ça ne change pas grand-chose, dit-il en haussant les épaules. C'est mon travail qui importe.»

Mises en échec par match

> 2014-201.............................2,97

> 2013-2014............................3,20

> 2012-2013 .......................... 2,89

> 2011-2012........................... 3,52

Dans le vestiaire

Letang va mieux

Chez les Penguins de Pittsburgh, il y a eu plus de peur que de mal pour Kristopher Letang. Le défenseur a raté l'entraînement de jeudi, mais il était de retour à son poste hier et devrait affronter le CH ce soir. 

Letang avait été atteint par quelques tirs lors du dernier match des Penguins, un revers en prolongation de 3-2 aux mains des Bruins de Boston mercredi. 

La bande à Sidney Crosby compte malgré tout sa ribambelle de blessés, parmi lesquels le défenseur Olli Maatta et les attaquants Pascal Dupuis, Blake Comeau et Patric Hornqvist.

Thomas veut rester

Il ne sait toujours pas s'il jouera, mais s'il en a la chance, Christian Thomas a bien l'intention d'en mettre plein la vue aux dirigeants du Canadien. Malgré sa bonne tenue au camp, Thomas a amorcé la saison à Hamilton, où sa production n'a pas atteint le niveau souhaité : seulement 14 points, dont 9 buts, en 29 matchs. 

« J'ai connu un bon camp, j'espère recommencer à jouer de la même façon ici. Je sais qu'au camp, certains des meilleurs joueurs ne jouent pas. J'espère offrir le même niveau de performance maintenant qu'ils sont là. » Le petit ailier a toutefois reconnu avoir été déçu quand il a été rétrogradé au camp. 

« Cette saison et la saison dernière ont été frustrantes. C'est différent dans la Ligue américaine, mais tu dois commencer là pour arriver ici. Il y a beaucoup de hauts et de bas dans une saison, mais c'est bon pour la confiance d'être rappelé. »

Parenteau se rapproche lentement

Pierre-Alexandre Parenteau fait des progrès et il a une fois de plus enfilé l'uniforme, hier matin à Brossard. Par contre, ç'a été la fin des émissions dès que ses coéquipiers eurent tous sauté sur la glace. Il est acquis qu'il n'affrontera pas les Penguins, mais de le revoir sur la glace jour après jour est encourageant. Son nom a été placé sur la liste des blessés mercredi.

Crosby revoit « le bon vieux » Gonchar

Le Canadien s'est frotté aux Penguins de Pittsburgh il y a une semaine à peine et Sidney Crosby a été à même de voir que son ancien coéquipier Sergei Gonchar, âgé de 40 ans, était encore en mesure de tenir son bout dans la LNH. 

« Il ressemble au bon vieux Gonch », a dit Crosby aux journalistes de Pittsburgh, lui qui l'a côtoyé de 2005 à 2010. « Il est calme en possession de la rondelle, il prend de bonnes décisions et il patine quand même assez bien. Il m'est apparu somme toute assez frais quand il sautait sur la glace. Mais je sais que c'est un gars qui est centré sur sa préparation hors glace et il prend bien soin de lui. Et c'est son sens du hockey qui lui a permis de jouer aussi longtemps. » 

Crosby devait être bien heureux de répondre à une question portant sur quelqu'un d'autre que lui, car il est présentement au milieu d'une rare disette de buts. Il n'en a marqué que deux au cours des 17 dernières rencontres.

- Avec Guillaume Lefrançois

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