Lars Eller, joker de Therrien pour les mises en jeu

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
BROSSARD

En plus d'être bousculé de toutes parts par les jeunes joueurs de l'organisation, Manny Malhotra doit maintenant se méfier de Lars Eller, qui menace sa chasse gardée.

L'éclosion du Danois au cercle des mises en jeu cette saison donne des munitions à l'entraîneur-chef du Canadien Michel Therrien, qui n'est plus obligé de s'en remettre à Malhotra pour sortir son équipe du pétrin en zone défensive lors des situations critiques.

«J'ai toujours cru dans le talent de Lars, a assuré Therrien. Il comprend très bien ce qui se passe sur la patinoire. Il se positionne bien, ses décisions avec la rondelle sont très bonnes et il est de plus en plus complet - autant en attaque qu'en défense. C'est un bon jeune avec lequel travailler. Il veut s'améliorer et prendre plus de responsabilités.»

Malhotra est certes le meneur dans la LNH avec un impressionnant taux d'efficacité de 61,9 pour cent lors des mises en jeu, mais Eller n'est pas piqué des vers puisqu'il vient au sixième rang du circuit Bettman avec un taux de 57,0 pour cent - à égalité avec le joueur étoile des Sharks de San Jose Joe Thornton. Pour Therrien, il n'est pas étonnant que Eller prenne progressivement les responsabilités de Malhotra.

«C'est normal que Lars nous en donne plus que Manny. Ça va avec la maturité, la compréhension du jeu, a-t-il dit. C'est un gars qui a des responsabilités un peu différentes en désavantage numérique, ainsi qu'au cercle des mises en jeu. Ça fait partie de sa progression - car il ne faut pas oublier qu'il est encore très jeune.»

Le joueur âgé de 25 ans, qui a marqué huit buts et récolté sept mentions d'assistance en 35 matchs cette saison, affiche une belle chimie en compagnie de Jiri Sekac et Brandon Prust depuis quelques temps. Il ne faut cependant pas croire que ce talent au cercle des mises en jeu est apparu du jour au lendemain.

«C'est quelque chose que je tente d'améliorer année après année, a reconnu Eller. Il faut acquérir de l'expérience, et il y a une courbe d'apprentissage à respecter. Il faut trouver les failles des adversaires lors des mises en jeu, mais je ne me mets pas trop de pression à ce niveau-là.»

Le contrat de quatre ans et 14 millions $ US qu'il a ratifié l'été dernier aurait également pu lui mettre de la pression supplémentaire sur les épaules, mais le principal intéressé jure qu'il n'en est rien.

«J'espère qu'elle (la direction du CH) considère avoir pris la bonne décision, a-t-il mentionné. J'étais très heureux lorsque j'ai signé ce contrat et je le suis toujours. Nous formons une jeune équipe qui n'a pas encore atteint son plein potentiel, mais nous nous dirigeons dans la bonne direction.»

Son coéquipier P.K. Subban a lui aussi signé un pacte impressionnant l'été dernier - huit ans et 72 millions $ - sauf que tous s'entendent pour dire que contrairement à Eller, il ne joue pas à la hauteur de son talent depuis le début de la saison. L'Ontarien a fait le point sur la situation vendredi, après la séance d'entraînement à Brossard.

«Je ne crois pas qu'il y ait un seul jour où je me suis présenté à la patinoire sans le sourire accroché au visage, a-t-il dit. De toute évidence, il y a des journées plus exigeantes que d'autres et même des présences sur la patinoire plus exigeantes que d'autres, mais ça va arriver. C'est un marché comme ça, et je ne considérerai jamais que c'est un aspect négatif. Les gens vont toujours parler de notre équipe, parce que c'est Montréal.

«Personnellement, j'aime ça ici. J'aime jouer ici. Je suis conscient qu'il y aura de bons moments, et d'autres plus difficiles. J'essaie simplement de m'améliorer à chaque jour.»

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