David Perron: «Je vais avoir une chance de gagner»

David Perron pourrait se voir offrir une chance d'évoluer... (PHOTO LARRY MACDOUGAL, ARCHIVES PC)

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David Perron pourrait se voir offrir une chance d'évoluer dans le trio de Sidney Crosby ou bien celui d'Evgeni Malkin.

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(Pittsburgh) C'est sur Twitter que David Perron a appris, hier matin, que son destin avait pris une tournure inespérée. Avant même qu'il n'ait reçu le coup de fil de Craig MacTavish, le directeur général des Oilers d'Edmonton, Perron a appris qu'il était échangé aux Penguins de Pittsburgh.

«Je savais qu'il se passerait peut-être quelque chose à Edmonton, et après m'être investi émotivement là-bas comme je l'ai fait, il m'était impossible de rester indifférent, a déclaré Perron à La Presse. Mais je tourne la page et je remercie Craig MacTavish de me donner cette occasion.»

Qu'on ne s'y trompe pas, l'ailier de 26 ans est ravi de la chance qui s'offre à lui!

Celui que les Penguins ont obtenu en retour d'un choix de première ronde en 2015 et de l'attaquant Rob Klinkhammer quitte une équipe sclérosée - dernière au classement et en perpétuelle recherche d'elle-même - pour se voir offrir une chance d'évoluer sur le trio de Sidney Crosby ou bien celui d'Evgeni Malkin.

«En venant jouer dans l'association de l'Est, je me rapproche de la maison, je vais jouer plus souvent à Montréal et donc plus souvent devant la famille et les amis», a-t-il observé.

«Mais le plus important, c'est que je m'en vais dans une organisation qui a une chance de gagner la Coupe Stanley.»

David Perron

Si, à une certaine époque, Perron se préoccupait de savoir de quelle façon son entraîneur allait l'utiliser, il a dit arriver à un stade de sa carrière où la victoire fait foi de tout.

Il en était bien loin à Edmonton, mais les déboires des Oilers ont à tout le moins aiguisé son professionnalisme.

«Même quand on perd, on ne doit pas cesser de travailler pour sa carrière, car si on ne joue pas bien, les autres équipes vont le remarquer», a noté Perron, qui affiche 5 buts et 19 points en 38 matchs cette saison.

«J'ai toujours continué de travailler fort et j'ai gardé la tête haute, et c'est peut-être ce que les Penguins ont vu.»

À la recherche d'un top 6

L'attaquant de Sherbrooke, qui n'a pu arriver à temps pour aider sa nouvelle formation à vaincre le Lightning de Tampa Bay, affrontera toutefois le Canadien ce soir.

En raison des blessures qui affligent actuellement Pittsburgh, on doit s'attendre à le voir d'abord à l'aile droite. On ignore encore s'il sera employé aux côtés de Crosby ou bien de Malkin, mais son rôle est déjà clair.

«Je suis à la recherche d'un ailier du top 6 depuis le premier mois de la saison, et ces gars-là sont difficiles à obtenir.»

Jim Rutherford
DG des Penguins

«Perron n'a que 26 ans et il est au seuil de ses meilleures années. Si l'on peut s'entendre sur les clauses d'un nouveau contrat [il lui restera après cette année une autre saison à 3,8 millions] et qu'il s'intègre bien à l'équipe, il pourrait être un bon joueur pour nous pendant six ou sept ans.»

Mieux vaut agir maintenant

Même si Perron avait terminé premier compteur des Oilers avec 28 buts la saison dernière, Craig MacTavish ne l'avait pas nommé parmi les joueurs qui formaient le noyau de son équipe en fin d'année. Il était évident qu'avant de se résoudre à échanger Jordan Eberle ou une autre jeune vedette, MacTavish verrait d'abord ce qu'il pouvait obtenir en retour de Perron.

En fin de compte, il a reçu un choix de première ronde qui risque de se retrouver en fond de grille si les Penguins obtiennent les succès attendus.

Même si la cuvée 2015 du repêchage se promet d'être alléchante, les Oilers n'en récolteront pas les fruits avant quelques années. À court terme, ils ne forment certes pas une meilleure équipe. Ils ne font que se rapprocher de Connor McDavid!

Quant aux Penguins, ils ne voulaient pas attendre davantage pour trouver un marqueur capable de conclure le travail de leurs deux centres vedettes.

«Les transactions effectuées à la date limite ont rarement un impact sur les séries éliminatoires, a dit Jim Rutherford. Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour permettre au joueur de trouver ses aises. J'aime faire des échanges au mois de janvier. On a une meilleure chance qu'un joueur ait un impact si on l'acquiert tôt plutôt que tard.»

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