Les Islanders se sont affranchis du passé

Les Islanders se sont remis à gagner, mais... (Photo Kathy Kmonicek, ASSOCIATED PRESS)

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Les Islanders se sont remis à gagner, mais pourront-ils retrouver leurs airs de conquérants en séries éliminatoires?

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(Uniondale, New York) En plus d'avoir été les deux grandes dynasties des années 80, les Islanders de New York et les Oilers d'Edmonton partagent des ennuis semblables depuis 20 ans

Outre une présence-surprise en finale de la Coupe Stanley en 2006, les Oilers sont exclus des séries éliminatoires depuis huit ans. Les Islanders, eux, ont raté les séries sept fois lors des dix dernières saisons et n'ont jamais franchi le premier tour éliminatoires les trois autres années.

Mais cette année, le parallèle ne tient plus.

Les Oilers sont du sable mouvant, incapables de se reconstruire. Les observateurs s'entendent pour dire qu'ils sont étouffés par le souvenir de leur gloire passée, encore incarnée par certains membres de la direction.

Tandis qu'à Long Island, les Islanders donnent enfin l'impression d'une équipe qui a réussi à se sortir de l'inertie et à se libérer des fantômes du passé.

«Les joueurs reconnaissent ce qui s'est déjà passé au sein de cette organisation, mais ils tentent maintenant de créer leurs propres moments», indique l'ancien ailier Butch Goring, qui a remporté quatre fois la Coupe Stanley avec les Islanders au début des années 80.

«Ils ne se morfondent pas avec ce que nous avons fait avant eux; ils vivent dans le présent et essaient de bâtir quelque chose qui leur soit propre.

«Au fil des ans, ç'a été dur pour plusieurs joueurs de composer avec les succès d'antan, mais ce groupe-ci s'en est affranchi. Ils savent qu'ils doivent passer par-dessus.»

Des anciens moins présents

À Edmonton, plusieurs accusent Kevin Lowe et Craig MacTavish de véhiculer de vieilles idées et de vouloir perpétuer une époque révolue. Mais chez les Islanders, les anciens sont allés et venus sans jamais prendre le contrôle des activités.

Goring lui-même a été entraîneur-chef des Islanders de 1999 à 2001, mais sans grand succès. Une opération de réconciliation avec les anciens a eu lieu en 2006 lorsque, dans la foulée de la nomination de Garth Snow au poste de DG, Mike Bossy est revenu travailler dans les bureaux de l'équipe, l'ex-défenseur Ken Morrow a été nommé directeur du recrutement professionnel et Bryan Trottier a occupé le poste de directeur du développement des joueurs... jusqu'à son congédiement en 2010.

Mais les belles-soeurs n'ont jamais pris le contrôle.

Si contrôle il y avait, bien sûr. Car la situation des Islanders a été digne d'un vaudeville pendant longtemps!

Cap sur Brooklyn

Selon Butch Goring, qui est aujourd'hui analyste à la télé des Islanders, les plus vieux amateurs ont établi les attentes par rapport à la compétitivité de l'équipe en raison de ses succès antérieurs.

«On entend encore des amateurs dire "Ramenez-nous au bon vieux temps"», soutient le gagnant du trophée Connie-Smythe en 1982. Sauf que cette année, c'est la première saison où l'on sent qu'il y a quelque chose de solide qui se construit.»

Les plus jeunes partisans - pour qui les Coupes Stanley relèvent du simple folklore -, eux, sont interpellés par les John Tavares, Kyle Okposo et autres.

Mais voilà qu'au moment même où la communauté peut à nouveau s'attacher aux Islanders, elle s'apprête à les voir partir pour Brooklyn la saison prochaine. L'équipe disputera ses matchs à domicile au Barclays Center en 2015-2016 et continuera d'utiliser le complexe d'entraînement de Long Island jusqu'à ce qu'un nouveau soit construit dans le Bronx.

Mais la vieille histoire des Islanders avec le Nassau Coliseum tire à sa fin.

«Ça va être un ajustement pour les amateurs comme pour les joueurs, dit le capitaine John Tavares. On aurait aimé rester, mais aucun terrain d'entente n'a été trouvé. On a hâte d'avoir notre prochain domicile. Tout est lié à la partie business du hockey, mais pour nous, en tant que joueurs, ce sera intéressant d'avoir accès à des installations et à de l'équipement qui nous permettront de rester au sommet de nos performances.

«En attendant, on veut terminer ici sur une bonne note.»

On ne peut pas accuser les Islanders de verser dans la nostalgie des succès passés. Mais Goring, lui, ne peut s'empêcher d'avoir un pincement à l'idée de voir l'équipe quitter Uniondale.

«Je me sens mal de la voir partir, confie-t-il. À mes yeux, les Islanders sont de Long Island, comme le Canadien est de Montréal. Si le Canadien allait s'établir à Drummondville, ça ne marcherait pas!

«Au moins, l'équipe aurait pu partir pour Seattle ou Québec, mais elle va rester dans la région. Je ne sais pas si ce sera un succès ou non. C'est une longue trotte pour les gens de Suffolk de se rendre jusqu'à Brooklyn...»

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