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Sven Andrighetto «appelé à connaître un bel avenir»

Le directeur général et entraîneur-chef des Screaming Eagles... (Photo André Pichette, La Presse)

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Le directeur général et entraîneur-chef des Screaming Eagles du Cap-Breton, Marc-André Dumont, considère que Sven Andrighetto bénéficie des conditions optimales pour connaître du succès dans la LNH.

Photo André Pichette, La Presse

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Partout où il est passé, Sven Andrighetto a fait tourner les têtes. Et même s'il a été sélectionné en troisième ronde, 86e au total, lors du repêchage de la LNH en 2013, il ne fait aucun doute selon le directeur général et entraîneur-chef des Screaming Eagles du Cap-Breton, Marc-André Dumont, que le Canadien a réussi un coup fumant en lui mettant le grappin dessus.

Dumont était l'entraîneur-chef des Foreurs de Val-d'Or lorsqu'il a été témoin des premiers coups de patin d'Andrighetto en Amérique du Nord avec leur équipe rivale de l'Abitibi, les Huskies de Rouyn-Noranda. Ce qu'il avait vu à l'époque l'avait grandement impressionné.

«Andrighetto est arrivé à 17 ans, et on voyait déjà qu'il était un joueur mature dans son jeu, a confié Dumont. Il était en mesure de bien gérer la situation qui se présentait à lui. De plus, il n'avait pas peur d'aller dans la circulation lourde, malgré sa petite taille. C'est un joueur qui a des aptitudes techniques et du caractère.

«Souvent, les joueurs européens ont besoin d'une période d'adaptation aux patinoires et au style nord-américain - où le temps et l'espace sont réduits considérablement par rapport aux patinoires olympiques et au style européen, a-t-il expliqué. De plus, les patinoires en Abitibi (Val-d'Or et Rouyn-Noranda, notamment) sont légèrement plus petites, et Sven s'était très bien adapté à ça. On voyait que c'était un joueur qui était appelé à connaître un bel avenir.»

Même s'il n'a toujours pas vu un seul match du Canadien depuis son rappel la semaine dernière, Dumont considère qu'Andrighetto bénéficie des conditions optimales pour connaître du succès dans le circuit Bettman. L'attaquant de 21 ans, qui évolue au sein d'un trio à caractère offensif en compagnie de Tomas Plekanec et Jiri Sekac, en a d'ailleurs profité pour devenir le premier joueur du Canadien à obtenir au moins un point à ses trois premiers matchs dans la LNH depuis Pierre Mondou en 1977-78.

«Je pense qu'il a toujours été un joueur à caractère offensif. Mais pour jouer dans la LNH, aujourd'hui, on ne peut être un joueur unidimentionnel. Il y en a de moins en moins en tout cas. Je pense qu'il est devenu un joueur responsable dans sa zone. C'est vraiment son adaptation qui a été phénoménale chez Sven. Il est arrivé à 18 ans, et quatre ans plus tard il jouait son premier match dans la LNH. C'est un bel exemple de persévérance.»

Le Suisse originaire de Zurich a choisi de s'amener très tôt dans sa carrière en Amérique du Nord dans l'espoir d'accéder rapidement à la LNH, et cette tendance tend à s'accenturer - surtout chez les joueurs russes qui visent le circuit Bettman plutôt que la KHL - selon Dumont.

«On sait que plus les Européens viennent tôt en Amérique du Nord, plus leurs chances sont bonnes de graduer vers la LNH. C'est l'une des raisons pour lesquelles le nombre de Russes est en augmentation dans la LHJMQ depuis trois ou quatre ans, a-t-il souligné. Par exemple, ici au Cap-Breton, on en a deux (Maxim Lazarev et Evgeny Svechnikov). Et ça aussi été le cas pour Sven (Andrighetto), qui s'est développé au sein d'un laboratoire nord-américain.»

Svechnikov, qu'on compare à Evgeni Malkin, sera vraisemblablement sélectionné dès le premier tour lors du prochain repêchage de la LNH. Mais pour y parvenir, un joueur européen doit démontrer sa volonté d'évoluer de ce côté-ci de l'océan Atlantique - sutout à cause du spectre de la KHL qui flotte à l'horizon.

«(Svechnikov) a appris l'anglais très rapidement. Il a visité le Cap-Breton au mois de mai et ne parlait pas un mot d'anglais, et aujourd'hui il accorde des entrevues à la télé dans un anglais très fonctionnel, a-t-il dit. Il fait tous les efforts pour jouer dans la LNH. Et l'été dernier, il s'est entraîné avec le préparateur physique du Lightning de Tampa Bay, Marc Lambert, à Châteauguay, en compagnie de Nikita Kucherov. Il a vraiment «nord-américanisé» sa préparation, et ç'a facilité son adaptation.»

Les Screaming Eagles battent de l'aile

Dumont compte d'ailleurs sur ses piliers à l'attaque pour remettre les Screaming Eagles dans la bonne voie. La formation de la Nouvelle-Écosse croupit dans les bas-fonds du classement général du circuit Courteau, au 17e rang, tout juste devant le Titan d'Acadie-Bathurst. Une situation qui ne semble pas l'inquiéter outre mesure.

«Notre première moitié de saison a été très frustrante, a reconnu Dumont sans détour. On est entièrement insatisfaits, du premier au dernier joueur. Mais on n'a aucun contrôle sur ce qui s'est passé lors des 33 ou 34 premiers matchs. On a eu beaucoup de blessures, ce qui fait qu'en première moitié de saison on n'a jamais disputé un match avec notre alignement régulier. Seuls sept joueurs ont disputé tous les matchs jusqu'ici cette saison. Et pour ajouter à la frustration, on a subi 14 défaites par l'écart d'un seul but.»

Néanmoins, Dumont jure que les Screaming Eagles ne sont pas en reconstruction et qu'ils visent toujours les séries éliminatoires. De plus, il affirme ne pas ressentir de pression particulière en dépit des contre-performances de son club, puisque sa seule pression, dit-il, est celle «d'assurer le développement de ses joueurs».

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