Le temps presse pour David Desharnais

Si l'on tient compte des séries éliminatoires, cela... (Photo André Pichette, La Presse)

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Si l'on tient compte des séries éliminatoires, cela fait maintenant 51 matchs que David Desharnais n'a pas marqué un but à forces égales.

Photo André Pichette, La Presse

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Le 2 novembre 2013, lors d'un match au Colorado, Michel Therrien avait cloué David Desharnais au banc en troisième période et l'avait remplacé par Alex Galchenyuk au centre de Max Pacioretty et Brendan Gallagher.

Le même trio qui a dominé les frères Sedin, mardi, contre les Canucks de Vancouver.

Le centre québécois avait été laissé de côté dans deux des quatre rencontres suivantes - il avait amorcé sa saison avec un seul point en 19 matchs.

«Comparativement à l'an passé, tout est parfait», affirme Desharnais, en dépit des critiques qui ont refait surface. L'an dernier, son début de campagne l'avait ébranlé et avait miné sa confiance avant qu'il trouve finalement les ressources pour s'en sortir.

Cette fois-ci, il plaide qu'avec 14 points, il n'est pas à des années-lumière des meilleurs marqueurs de l'équipe. Et il se rabat sur le fait que d'autres facettes de son jeu l'ont aidé à devenir meilleur. «Je me suis amélioré au cercle de mise en jeu, mon différentiel est meilleur, je me sens mieux en zone défensive...», a-t-il énuméré.

Bien qu'il ait été aidé par une majorité de mises en jeu en territoire adverse, Desharnais est quand même deuxième chez les attaquants de l'équipe (derrière Pacioretty) pour le moins de buts concédés à forces égales. Lorsqu'il est sur la glace, l'adversaire ne marque que 1,75 but par tranche de 60 minutes de jeu à égalité numérique. Ce genre de statistique le rassure un peu.

Mais ne nous trompons pas: le mandat de Desharnais est avant tout offensif.

Une disette de plus de 50 matchs

Si l'on tient compte des séries éliminatoires, cela fait maintenant 51 matchs que Desharnais n'a pas marqué un but à forces égales. Le dernier est survenu le 4 avril dernier contre les Sénateurs d'Ottawa.

«Honnêtement, mes buts, je m'en fous un peu, nous a lancé le centre de 28 ans la semaine dernière à Chicago. Ils vont venir quand ce sera le temps. De toute façon, je retire plus de fierté à faire marquer mes ailiers.»

D'aucuns estiment qu'au milieu d'une telle disette, le salut de Desharnais doit passer par sa contribution en avantage numérique. Or, même si sa production moyenne se compare avantageusement à celle de ses coéquipiers, il n'a pas été en mesure de dynamiser une attaque massive qui croupit à 13,6 % d'efficacité depuis le début de la saison.

«Notre contribution n'est jamais complète si ça marche à cinq contre cinq et que ça ne marche pas en avantage numérique, ou vice-versa, observe-t-il. Je vais essayer de prendre le lead pour essayer de faire fonctionner le jeu de puissance, mais j'y ai déjà passablement participé.

«Et maintenant, a-t-il ajouté en reconnaissant qu'on faisait maintenant moins appel à lui, je vais essayer de faire avec ce que j'ai.»

Prouver sa valeur

Galchenyuk a connu des débuts prometteurs aux côtés de Pacioretty et Gallagher, samedi. L'organisation - qui voit en lui un futur joueur de centre - risque de continuer l'expérience tant et aussi longtemps qu'elle sera concluante.

Pour l'instant, cela relègue Desharnais aux côtés de Pierre-Alexandre Parenteau et Michaël Bournival, «le trio des fromages», comme l'a désigné Pacioretty, en français, mardi soir.

«On essaie de faire ce qu'on a à faire, a dit Desharnais. Certains soirs, ça va fonctionner, d'autres soirs, ça ne fonctionnera pas, mais je pense qu'on a quelque chose avec quoi bâtir à la suite du match (de mardi).»

Mais le temps presse pour que des résultats soient visibles. On a appris hier que la blessure au haut du corps de Lars Eller ne mettrait tout au plus que deux semaines à guérir. À l'aise dans des missions défensives sur le troisième trio, le Danois n'a pas besoin de produire offensivement pour démontrer son utilité. Ce n'est pas aussi clair dans le cas de Desharnais.

D'où l'importance de prouver sa valeur au cours des prochains matchs.

Il est vrai que Desharnais n'est pas tombé aussi bas que l'an dernier. Et il est vrai aussi que les critiques sont parfois excessives à l'égard de la qualité de son jeu. Mais il n'en reste pas moins que sa situation précaire sur l'échiquier du Canadien est semblable à celle dans laquelle il s'était retrouvé l'an dernier.

Une fois de plus, Desharnais doit trouver une façon de s'en sortir.

Afin d'éviter de se sortir de la formation.

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Andrighetto s'immisce

Sven Andrighetto n'a mis que deux matchs à se faire remarquer chez le Canadien. Il y a un moment qu'un jeune attaquant n'avait fait belle figure après un rappel des ligues mineures en cours de saison. Le jeune Suisse est heureux d'être là, mais aussi de s'être vu confier un rôle significatif dès son arrivée.

«Si le Canadien avait besoin de quelqu'un pour jouer sur le quatrième trio, c'était normal qu'ils fassent appel à (Drayson) Bowman ou (Eric) Tangradi car ils remplissent mieux ce rôle, a-t-il dit. Je suis un plus petit joueur et j'ai de la vitesse. Mais j'ai été suffisamment chanceux pour recevoir un appel afin de jouer sur l'un des trois premiers trios.»

Il dit apprendre à connaître un peu plus chaque jour ses compagnons de trio Tomas Plekanec et Jiri Sekac. «Et à chaque occasion que j'obtiens, je deviens plus à l'aise sur la glace», a ajouté l'attaquant de 21 ans.

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Allen sur la liste des blessés

Le défenseur Nathan Beaulieu, qui a joué 11:24 face aux Canucks de Vancouver, mardi soir, pourrait avoir une autre chance de jouer contre les Kings de Los Angeles, demain. Le vétéran Bryan Allen manquait toujours à l'appel à l'entraînement, lui qui est ennuyé par un virus. Le nom d'Allen a été inscrit sur la liste des blessés, mais de façon rétroactive, de telle sorte que le défenseur serait admissible à un retour au jeu dès demain. Ça ne semble toutefois pas probable.

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