Patrick Kane: un virtuose de l'attaque

Patrick Kane s'est mis en marche après un... (Photo Paul Sancya, AP)

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Patrick Kane s'est mis en marche après un lent début de saison.

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(Chicago) Certains grands pianistes comme Alain Lefèvre ou Glenn Gould n'ont pas pris de risques au cours de leur carrière: ils ont fait assurer leurs mains.

L'attaquant Patrick Kane, des Blackhawks de Chicago, regarde ses deux paumes puis éclate de rire lorsqu'on lui demande s'il fait comme eux.

«C'est tout le corps, et pas seulement les mains, qui est assuré!», répond ce virtuose de l'attaque qui mène les siens avec 12 buts et 25 points en 25 matchs jusqu'ici.

«Le contrôle qu'il exerce sur la rondelle lorsqu'il patine à haute vitesse ne se compare qu'à Sidney Crosby et Evgeni Malkin», note Kris Versteeg, qui joue en compagnie de Kane et Brad Richards depuis huit matchs.

Les mains de Kane font de lui un marqueur redoutable et en raison de son style explosif, il est l'un des joueurs les plus spectaculaires à regarder. Il vaut à lui seul le prix d'entrée.

Il y a l'explosion sur patins, mais aussi l'explosion de joie après qu'il a marqué. Il en crie, des choses, Patrick Kane, après avoir marqué un but!

«Parfois, moi-même, je ne sais pas ce que je dis, admet la supervedette américaine. Je deviens tout excité à l'intérieur de mon petit monde et je crie toutes sortes de choses... dont certaines qu'il vaudrait mieux ne pas répéter au micro!»

Or, Kane a la chance de s'exprimer souvent depuis quelques matchs.

Il a peut-être démarré la saison lentement - avec seulement 3 buts à ses 12 premiers matchs -, mais le trio Versteeg-Richards-Kane fonctionne à toute vapeur depuis qu'il a été concocté. On en a encore eu la démonstration contre les Blues de St. Louis, mercredi soir, le trio ayant marqué lors de trois présences successives en début de troisième période.

Ses succès expliquent en partie pourquoi les Hawks ont remporté quatre matchs consécutifs et huit de leurs dix derniers.

«Sa confiance en possession de la rondelle est incroyable, soutient Richards à propos de Kane. Il la veut tout le temps, et Kris et moi, on cherche à réussir les gros jeux qui feront la différence dans le match.»

«D'une certaine façon, renchérit Kane, nous jouons tous les trois de la même manière et nous tentons simplement d'envoyer la rondelle à celui qui aura la meilleure chance.»

Redorer leur lustre

C'est un privilège pour Richards et Versteeg de pouvoir jouer aux côtés de Kane car il les a aidés à se relancer et à trouver une certaine rédemption. Richards a vu son contrat être racheté par les Rangers de New York, l'été dernier, et son avenir à long terme a quelque peu été remis en question. Or, le centre de 34 ans a récolté 8 points en autant de matchs depuis qu'il joue avec Kane, et tout baigne à nouveau.

«Son contrat a peut-être été racheté, mais Brad a quand même marqué 20 buts et obtenu 50 points l'an dernier», fait remarquer Kane.

«Nous sommes devenus très proches, lui et moi, au cours des deux derniers mois. Nous habitons dans le même édifice et nous nous rendons ensemble à l'aréna. Je l'aime comme joueur, mais aussi comme personne. Parfois, une bonne entente en dehors de la patinoire favorise la chimie sur la glace...»

Au sein d'une formation qui compte également sur Jonathan Toews, Marian Hossa, Patrick Sharp et Duncan Keith, la force de frappe des Hawks est l'une des plus impressionnantes dont Richards ait fait partie.

«L'édition 2004 du Lightning de Tampa Bay est celle qui s'en approche le plus en termes de joueurs capables de marquer à tout moment», a-t-il soutenu.

Quant à Versteeg, un joueur qui en est à son deuxième séjour à Chicago, il s'est beaucoup promené au fil des ans, et les blessures ne l'ont pas épargné.

«Il revient d'une opération à un genou, et ça n'a pas été évident pour lui, rappelle Kane. Mais il joue beaucoup mieux cette année. Il est patient en possession de la rondelle et n'hésite pas à la retenir une seconde de plus pour laisser s'ouvrir une ligne de passe.»

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Sans Crawford, ce sera Raanta

Le gardien finlandais Antti Raanta, auteur de 40 arrêts contre les Blues de St. Louis mercredi, affrontera le Canadien ce soir.

C'est que le Québécois Corey Crawford ratera de deux à trois semaines d'activité en raison d'une blessure au pied gauche qu'il s'est infligée lorsqu'il a perdu pied durant un concert du groupe Rise Against.

L'autre absent de marque chez les Hawks est Patrick Sharp, qui n'a pas joué depuis le 5 novembre. Il s'est blessé à la jambe droite contre le Canadien au Centre Bell. Il devrait effectuer un retour au jeu la semaine prochaine.

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