Martin Brodeur ne songe pas à lancer la serviette

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Un mois après le début de la saison, Martin Brodeur ne s'est toujours pas trouvé du boulot dans la LNH.

Photo Patrick Woodbury, Le Droit

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Stephen Whyno
La Presse Canadienne
Toronto

Martin Brodeur n'est pas assis à côté de son téléphone à attendre qu'une équipe lui fasse signe.

Pendant que son agent fait des pieds et des mains pour lui trouver du boulot, le gardien de but continue de s'entraîner et de patiner aussi souvent que possible dans l'espoir que sa carrière dans le circuit Bettman se prolonge encore un peu.

Un mois après le coup d'envoi de la saison, Brodeur est au chômage, à 42 ans. Mais il ne songe pas à lancer la serviette.

«Je ne veux pas laisser passer le train, a commenté Brodeur lundi avant la cérémonie d'intronisation au Temple de la renommée. J'ai encore le feu sacré, j'aimerais encore pouvoir jouer, mais (la situation) est compréhensible étant donné la qualité des gardiens dans cette ligue. La qualité des jeunes gardiens est incroyable. Nous verrons si mon expérience est valable auprès d'une organisation ou non.»

Brodeur mène la LNH aux chapitres des victoires (688) et des jeux blancs (124). Le Québécois a également soulevé la Coupe Stanley avec les Devils du New Jersey en 1995, 2000 et 2003. Il a affiché un taux d'efficacité de ,901 au cours des deux dernières campagnes, après avoir partagé sa dernière saison devant la cage des Devils avec Cory Schneider. Brodeur a ensuite quitté l'organisation à titre de joueur autonome sans compensation au cours de l'été.

Aucune équipe n'a offert de contrat à Brodeur à l'ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet, et lorsqu'on lui a demandé s'il était venu près d'apposer sa signature au bas d'un contrat, le Montréalais a répliqué: «Ça dépend de ta définition "d'être près". Je suis encore ici, donc ce n'était pas si près.»

Brodeur a admis que l'attente «est un peu longue», mais il a insisté pour dire qu'il sera prêt. Entre-temps, il voyage, il passe du temps avec ses enfants et il regarde des matchs.

Il avoue cependant qu'il ne souhaite pas représenter le Canada lors de la prochaine Coupe Spengler.

«J'ai eu quelques discussions, mais en ce moment mon objectif n'est pas de passer Noël en Suisse, ça c'est certain», a-t-il élaboré.

Pour ce qui est de la LNH, Brodeur a confié que les équipes qui l'intéressent ne sont peut-être pas celles qui souhaitent obtenir ses services. Mais chose certaine, il ne fera pas sa fine bouche si on lui offre un nouveau poste de partant.

«Je suis prêt, jusqu'à un certain point, à jouer n'importe quel rôle qui me sera offert, à condition que ce soit la bonne situation et que ce soit le bon marché, a confié Brodeur. Personnellement, ce n'est pas une question d'égo ou quoi que ce soit. J'aime simplement jouer au hockey, et je sais que je peux aider une équipe d'une manière ou d'une autre. Je veux simplement obtenir une opportunité. Le rôle que je jouerai sera celui qu'on me confiera.»

Ainsi, tandis qu'il se tenait là, sur le tapis rouge de la cérémonie d'intronisation au Temple de la renommée du hockey, Brodeur est demeuré évasif sur la possibilité qu'il participe - dans un avenir plus ou moins éloigné - à «sa soirée».

«C'est le plus grand honneur qu'on puisse te faire à titre de joueur de hockey, a-t-il admis. Si jamais ça se produit, ce serait formidable.»

Et lorsqu'on lui fait remarquer que s'il joue de nouveau cette saison son intronisation sera repoussée d'un an, Brodeur sourit.

«Pas de problème, dit-il. Ce n'est pas si grave que ça.»

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