Sergei Gonchar: l'expérience devant la jeunesse

Sergei Gonchar a eu droit à un bain... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Sergei Gonchar a eu droit à un bain de journalistes et de photographes à son arrivée dans le vestiaire du Canadien.

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Dans tous les sens du terme, Sergei Gonchar a pris la place de Nathan Beaulieu, hier.

Ça a commencé à l'entraînement du matin. Gonchar s'exerçait au sein des deux premières unités d'avantage numérique, desquelles était exclu Beaulieu.

Ça s'est poursuivi pendant la période des entrevue. Le casier du nouveau venu du Canadien est adjacent à celui de Beaulieu. Quand ce dernier est sorti de la patinoire pour rentrer au vestiaire, l'amas de journalistes autour de Gonchar l'empêchait d'atteindre son banc. Il s'est donc assis en face, près du casier de Pierre-Alexandre Parenteau, et attendait que l'espace se libère, l'air un brin tristounet.

Et ça s'est poursuivi en soirée, quand on a su que Beaulieu serait utilisé dans un rôle très limité de 12e attaquant et de septième défenseur pour permettre au quadragénaire d'intégrer la formation.

Mais Beaulieu a fait contre mauvaise fortune bon coeur. À l'entraînement, sur la patinoire, il a serré la pince à Gonchar en guise de présentation; il a même retiré son gant pour rendre le tout plus officiel. Et dans ses propos, Beaulieu a tenté de voir la situation avec optimisme.

«C'est un spécialiste de l'avantage numérique, il est dans la ligue depuis longtemps, donc il doit faire quelque chose de bien, de lancer Beaulieu. Je vais essayer d'agir comme une éponge avec lui, surtout qu'on est voisins de casier. Il sera tanné de moi à la fin, tellement je vais lui poser des questions!»

Retour au Centre Bell

Quand Gonchar a foulé la patinoire du Centre Bell, il était de retour en terrain connu. Car du haut de ses 40 ans, il en a du vécu, en particulier dans cet édifice.

Le Russe a en effet affronté le Canadien à trois reprises en séries éliminatoires. Il a connu une fin malheureuse avec les Bruins de Boston en 2004, de même qu'avec les Penguins de Pittburgh en 2010. Chaque fois, son équipe a été éliminée en sept matchs. Et puis, il y a eu la série de premier tour en 2013 entre les Sénateurs d'Ottawa et le Canadien, gagnée en cinq rencontres par la formation ontarienne.

«Quand tu affrontes le Canadien, c'est le plus gros marché de hockey, l'intensité est plus relevée. Chaque fois que je les affrontais, on jouait comme deux séries à la fois, car tu affrontais l'équipe, mais aussi la foule. J'en retiens des souvenirs particuliers», a indiqué Gonchar.

Le troisième quadragénaire

Selon les notes de presse du Canadien, Gonchar est devenu hier le troisième quadragénaire à jouer pour l'équipe, et le premier joueur de position. Les deux autres étaient des gardiens, soit George Hainsworth (1936-1937) et Lorne «Gump» Worsley (1969-1970).

Au-delà de cette information anecdotique, l'âge de Gonchar est évidemment au coeur des discussions lorsqu'il est question de son jeu. À Dallas, le cap de la quarantaine a semblé difficile à franchir, puisqu'il est passé du premier duo de défenseurs au début de la saison 2013-2014 au rôle de sixième arrière en fin de parcours et en séries.

«C'est normal qu'on me pose des questions sur mon âge. Il n'y a pas beaucoup de joueurs dans la quarantaine, mais il y a Jaromir Jagr qui est encore productif. Teemu Selanne a pris sa retraite l'an passé; il avait 43 ans. Ce n'est pas facile, mais d'autres gars l'ont fait. Ma préparation et ma concentration sont à point. Je serai prêt pour ces minutes malgré mon âge.»

Avec une première série de deux matchs en deux soirs cette fin de semaine, on aura une meilleure idée de sa capacité à absorber les minutes.

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