Travis Moen: «Ce n'est pas très surprenant»

Travis Moen n'a pas été surpris de passer... (Photo André Pichette, La Presse)

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Travis Moen n'a pas été surpris de passer à une autre formation. «Ça devait arriver et c'est bien que ça arrive tôt dans la saison», a commenté le nouveau porte-couleurs des Stars de Dallas.

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À 32 ans, après avoir disputé près de 700 matchs dans la Ligue nationale et joué pour quatre équipes différentes, Travis Moen n'était pas dupe.

Rayé de la formation 5 fois après 15 matchs cette saison, et 9 fois en séries éliminatoires l'an passé, le vétéran se doutait de ce qui se tramait. C'est pourquoi il n'est pas tombé en bas de sa chaise quand il a appris que le Canadien l'échangeait aux Stars de Dallas.

«Quand tu n'es pas dans la formation, tu te demandes toujours ce qui va se passer, a raconté l'ailier gauche, en conférence téléphonique. De mon côté, je voulais simplement jouer au hockey. Ce n'est pas très surprenant.

«Ça devait arriver et c'est bien que ça arrive tôt dans la saison. Je suis content de me joindre à une bonne équipe. Je suis déçu de quitter Montréal, je m'y suis fait de bons amis.»

Malgré la situation un peu inconfortable dans laquelle il se trouvait depuis le printemps dernier, Moen a assuré ne pas avoir demandé une transaction.

Gonchar séduit par Montréal

Dans l'autre camp, le directeur général des Stars, Jim Nill, a mentionné que Sergei Gonchar avait dû donner son autorisation pour que la transaction soit conclue. Qu'a-t-il vu pour accepter de se joindre au Canadien?

«C'est une bonne équipe avec de bons joueurs, a simplement dit le Russe. Ils contrôlent la rondelle, patinent bien, ils gagnent des matchs. C'est une des équipes avec le plus grand palmarès au hockey. Quand tu regardes le portrait d'ensemble, tu veux en faire partie, donc je n'ai jamais hésité.»

À Montréal, il retrouvera deux visages qu'il connaît bien: son compatriote Andrei Markov, qu'il a côtoyé en équipe nationale («J'ai toujours aimé Andrei comme personne et comme joueur»), de même que Michel Therrien, qui l'a dirigé chez les Penguins de Pittsburgh pendant un peu plus de trois saisons.

Un rôle valorisé

Gonchar s'est adressé aux médias depuis Phoenix, d'où il devait gagner Dallas. Il prévoyait arriver à Montréal mercredi soir, si bien qu'il faudra attendre à l'entraînement matinal de jeudi avant d'en connaître plus sur ses responsabilités.

Interrogé sur le rôle qu'il remplira à Montréal, Gonchar n'a pas voulu s'aventurer en terrain glissant. «Tout s'est passé très rapidement, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour parler aux entraîneurs, ce que je ferai quand je vais atterrir à Montréal», a-t-il dit.

D'aucuns verront évidemment une place en avantage numérique, une unité qui en arrache cette saison chez le CH. Avant la rencontre de mardi, le Canadien pointait au 28e rang de la LNH, avec une efficacité rachitique de 7,7%. L'attaque à cinq a été blanchie dans les neuf derniers matchs.

Mais à 40 ans, que peut-il apporter?

«J'ai 40 ans et je crois encore pouvoir aider l'équipe, a-t-il assuré. Il y a des joueurs comme Teemu Selanne, Chris Chelios, Nicklas Lidstrom et Jaromir Jagr qui ont joué longtemps après 40 ans. C'est un gros chiffre, mais je crois pouvoir jouer.»

Nill aime le caractère de Moen

À Dallas, Jim Nill a vite souligné ce que Moen apportera à son équipe, notamment son travail en désavantage numérique. Le colosse de la Saskatchewan jouait en moyenne plus de deux minutes par match en infériorité, au sein d'une unité qui s'est classée parmi les 10 meilleures de la LNH au cours de trois des quatre dernières saisons.

«Quand j'étais à Detroit, je me souviens de nos batailles contre les Ducks et les Sharks, quand Travis jouait là-bas, a indiqué Nill, DG des Stars et ancien assistant chez les Red Wings. On souhaitait vraiment l'obtenir quand il est devenu joueur autonome (en 2009). J'aime son caractère et il est très bon en désavantage numérique, un aspect de notre jeu que l'on veut améliorer. Il joue de la bonne façon.»

Au sujet de Gonchar, Nill a parlé d'un joueur qui avait une influence positive sur les jeunes, notamment sur le prometteur Valeri Nichushkin.

Au-delà des paroles, il est toutefois difficile de ne pas y voir simplement des équipes qui ont échangé des cas problématiques, des vétérans sur la pente descendante aux contrats encombrants.

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