Michel Therrien à la recherche des bons duos

Andrei Markov et P.K. Subban ont joué 57... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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Andrei Markov et P.K. Subban ont joué 57 minutes ensemble à forces égales depuis le début de la saison.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

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Le Canadien a beau présenter un dossier de 8-3-1, Michel Therrien ne se laisse pas aveugler. À la ligne bleue, par exemple, il refuse le statu quo.

C'est pourquoi on l'a vu tester des combinaisons différentes à l'entraînement, lundi, à Brossard. Andrei Markov était jumelé à P.K. Subban, tandis qu'Alexei Emelin faisait équipe avec Tom Gilbert.

Ces combinaisons n'ont rien de nouveau, puisque Subban et Markov sont souvent réunis en fin de match, quand le Canadien doit combler un retard. Jusqu'ici cette saison, les deux défenseurs-vedettes ont joué 57 minutes ensemble à forces égales, en plus d'amorcer constamment les avantages numériques.

Mais jusqu'ici, ils ont toujours amorcé les matchs séparément - Subban avec Emelin et Markov avec Gilbert. Mais comme son équipe accorde en moyenne près de 3 buts par match, et a déjà permis 35 tirs ou plus à 4 reprises, Therrien juge que les résultats pourraient être meilleurs.

L'entraîneur-chef a refusé de confirmer si Markov et Subban amorceraient la rencontre de mardi soir ensemble. Mais ses commentaires en disent long sur ce qu'il en pense.

«Ils ont bien joué par le passé. On verra pour demain, et si on le fait, on verra pour combien de temps. On tente de trouver la bonne chimie parmi nos défenseurs, et on la cherche encore par moments.»

Ce qu'en disent les chiffres

Si on se fie à ce qu'on observe jusqu'ici cette saison, Therrien pourrait donc créer un «superduo», tout en sacrifiant l'équilibre offensif qu'il détenait en séparant le 79 (Markov) et le 76 (Subban).

L'indice Corsi de Markov se situe cette saison à 54,6 (quand il est sur la patinoire, son équipe prend 54,6% des tentatives de tirs, contre 45,4% pour l'adversaire). Or, cet indice grimpe à 66,7 quand il joue avec Subban, et redescend à 49,6 quand il patine avec Gilbert.

Les chiffres de Subban sont aussi nettement inférieurs quand il évolue avec Emelin (50,6).

Cette chimie était déjà visible l'an dernier, en particulier pour Markov, donc l'indice avec Subban (51,9) était supérieur à ce qu'il était sans lui (47,2).

«Ils sont constamment une menace offensive, a analysé Carey Price. La vision de Markov est incomparable, on dirait qu'il trouve P.K. partout sur la patinoire, et P.K. a l'habileté complémentaire de compter sur un bon tir, qu'il place souvent au filet.»

Un problème déplacé?

L'envers de la médaille, c'est toutefois ce que donnerait un tandem Emelin-Gilbert.

Avec seulement 31 minutes de jeu ensemble à forces égales, l'échantillon est certes mince, mais les données ne sont guère encourageantes. Leur indice Corsi se situe à 36,8, ce qui signifie que près de deux tirs sur trois sont dirigés vers leur filet plutôt que vers le gardien adverse. Les adversaires ont toutefois marqué un seul but pendant ces 31 minutes.

Gilbert, lui, a vite encensé le numéro 74 (Emelin).

«Lui et moi, on lit assez bien le jeu de l'autre sur la patinoire. On ne joue pas ensemble régulièrement, mais ça arrive sur des changements ou sur les unités spéciales. Ça fait deux mois que je suis ici, j'apprends encore à connaître les gars, mais ça se passe bien avec lui.

«Il est fiable défensivement. C'est simple, c'est facile de jouer avec lui. Il fait une bonne première passe. Et il est toujours bien placé.»

Reste maintenant à voir comment les minutes seront réparties entre tout ce beau monde. Jusqu'ici, Subban (24:51) ne joue pas énormément plus qu'Emelin (22:33) et Gilbert (22:23). Mais c'est là le résultat d'une équipe qui s'est défendue un peu trop souvent à son goût à court d'un homme.

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Therrien demeure discret

À l'avant, les premières vagues d'exercices de lundi laissaient croire que les trios demeureraient intacts par rapport à la fin du match contre les Flames de Calgary, dimanche. Dale Weise évoluait encore avec Max Pacioretty et David Desharnais, tandis que Lars Eller pilotait une unité avec Rene Bourque et Pierre-Alexandre Parenteau. Alex Galchenyuk, quant à lui, était de retour à l'aile gauche avec Tomas Plekanec comme centre. Jiri Sekac et Michaël Bournival étaient de nouveau en surplus, mais Therrien a laissé savoir qu'il y avait une «possibilité» qu'il apporte des changements. Rappelons que Bournival n'a toujours pas joué cette saison, tandis que Sekac a été rayé de la formation lors des six dernières rencontres.

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