Deux matchs en deux soirs: quel gardien choisir?

Carey Price (31) a rarement disputé deux matchs... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Carey Price (31) a rarement disputé deux matchs en deux soirs depuis l'arrivée de Michel Therrien derrière le banc du Canadien.

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Le Canadien disputera ce soir à Montréal et demain à Buffalo sa troisième séquence de deux matchs en deux soirs. Il y en aura 15 au total cette saison. Fidèle à son habitude, Michel Therrien devrait diviser la tâche entre ses deux gardiens.

Il faut savoir que Carey Price a très rarement disputé deux matchs en deux soirs depuis l'arrivée de Therrien derrière le banc du CH, en 2012-2013. C'est arrivé seulement quatre fois.

Selon des données colligées par notre collaborateur Olivier Bouchard, le Canadien aurait d'ailleurs été l'an dernier l'équipe qui a employé le même gardien le moins souvent pour 2 matchs en 24 heures (3 fois sur 17, ou 18%).

«C'est une opportunité pour le substitut de jouer, nous a expliqué Therrien. Il faut qu'on lui montre notre confiance et qu'en dépit de la présence de Carey Price, qu'on lui démontre qu'il fait partie de l'équipe.

«Pour Carey, c'est un long marathon. Il faut le gérer. Il ne doit pas faire de sprint dès le départ, car on ne veut pas qu'il manque de jus en fin d'année.»

Les statistiques laissent croire que les équipes ont tout avantage à employer leur gardien auxiliaire dans un des deux matchs d'un programme double. La grande majorité des formations ont affiché un bien meilleur taux d'efficacité lorsqu'elles évitaient de se tourner à nouveau vers un titulaire «fatigué».

Meilleur le deuxième soir

L'excellence performance de Price, mardi soir dernier à Calgary, n'avait rien de surprenant. Pas parce qu'il a le numéro des Flames - c'est un peu le contraire -, mais plutôt parce qu'il démarrait le deuxième match en deux soirs du Canadien après avoir laissé le filet à son substitut la veille.

Depuis le début de la saison 2012-2013, Price connaît beaucoup plus de succès le deuxième soir d'un «back-to-back» que le premier. C'est ce que révèle l'étude des séquences de 2 matchs en 24 heures qui ont été partagées, depuis deux ans, entre deux gardiens.

Lorsque Price dispute le premier match d'un «back-to-back» avant d'être relevé le lendemain, il affiche depuis deux ans une moyenne de 2,98 et un taux d'efficacité de 89%. Lorsqu'il laisse son substitut s'occuper du premier match et qu'il dispute le second, sa moyenne chute à 1,45 et son taux d'efficacité grimpe à 95,4%.

C'est le jour et la nuit.

Étrangement, le rendement de Peter Budaj au cours des deux dernières saisons s'était pratiquement arrimé au sien. Lors d'un programme double partagé, Budaj a affiché un dossier de 7-0-2, une moyenne de 2,07 et un taux d'efficacité de 92,5% le premier soir, mais une fiche de 3-5-1, une moyenne de 2,99 et un taux d'efficacité de 89,8% le deuxième!

Dans le cas de Dustin Tokarski, les données sont encore trop embryonnaires pour qu'on puisse conclure quoi que ce soit. Mais sachant à quel point les statistiques de Price sont supérieures lors d'un deuxième match en deux soirs et qu'il est reposé, le CH aurait avantage à surveiller cela.

Plusieurs variables

Sur le plan de l'équipe, l'écart dans le nombre de lancers accordés saute aux yeux. Depuis deux ans, le Tricolore donne en moyenne quatre tirs de plus lors du deuxième match. Peut-être n'est-ce qu'un hasard attribuable à la qualité des adversaires, mais c'est peut-être aussi une manifestation de la fatigue du deuxième match en deux soirs.

D'où l'utilité de garder Price reposé pour ces matchs-là!

Or, Michel Therrien ne semble pas croire que le fait d'utiliser davantage le substitut le premier soir change quoi que ce soit.

«On détermine avec Stéphane Waite un plan pour le mois qui s'en vient, explique-t-il. Si tout va bien, on n'aura aucune raison de le changer.»

En principe, les 2 gardiens savent qu'ils verront de l'action lors de 2 matchs en 24 heures. Mais l'entraîneur se réserve le droit de modifier le plan après le premier match.

Et qu'est-ce qui motivera le choix de l'un ou de l'autre?

«Est-ce que c'est à domicile ou sur la route? Quand est-ce qu'on a joué le match précédant les deux matchs en deux soirs? Est-ce que l'équipe est plus fatiguée? Il y a plusieurs variables qui entrent en ligne de compte», rappelle Therrien.

À la maison comme sur la route

Cette saison, sur les 15 séquences de 2 matchs en 24 heures, seulement 6 comptent au moins une rencontre à Montréal. Et il n'y a que lors du week-end du Super Bowl où le Tricolore reçoit 2 fois en 24 heures.

Les habitudes de Therrien à la barre du Canadien suggèrent qu'il préfère confier le départ à l'étranger au gardien substitut.

«Si on joue à Boston un soir et à Montréal le lendemain, je vais probablement avoir l'idée de mettre le substitut à Boston et garder Carey pour le Centre Bell», admet l'entraîneur-chef.

Sur l'ensemble des séquences de deux matchs en deux soirs depuis deux ans, Peter Budaj a eu seulement trois départs à Montréal et 18 à l'étranger. Tokarski, quant à lui, a eu ses 4 départs avec le Canadien sur la route.

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